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vendredi 22 avril 2011

Actualités

Déclaration du Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, sur la Côte d’Ivoire

Le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a fait aujourd`hui la déclaration ci-après sur la Côte d`Ivoire :

«Le FMI salue la fin du conflit armé en Côte d`Ivoire. J’espère que la paix et l’ordre pourront être rétablis rapidement et je présente mes condoléances à tous ceux qui ont perdu des proches et des amis.

«J`ai rencontré le Ministre des Finances, Charles Koffi Diby, à l`occasion des réunions de printemps et je l`ai assuré que le FMI aiderait le nouveau gouvernement dans toute la mesure du possible à favoriser une reprise rapide et durable de l’activité en Côte d`Ivoire et permettre au pays d`atteindre le point d`achèvement de l`Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), après quoi il bénéficiera d’une réduction considérable de sa dette extérieure. M. Diby a noté que, dans l`immédiat, le nouveau gouvernement devait en priorité veiller au retour de l`ordre, rouvrir les institutions de l’État, assurer la fourniture des services publics essentiels et rétablir le fonctionnement normal du secteur bancaire. Un processus de réconciliation nationale sera nécessaire pour que la paix puisse s’installer durablement.

«Le FMI se tient prêt à fournir une assistance technique et un soutien financier au nouveau gouvernement. Une fois que les autorités ivoiriennes auront dressé un premier bilan de la situation sur le terrain, les services du FMI seront disponibles pour engager sans tarder des discussions avec elles sur un programme de redressement économique pour 2011. L’assistance financière pourrait intervenir dès que les principaux éléments de ce programme auront été définis.»

Actualités

Communiqué de la 273e réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine sur la Côte d'Ivoire, 21 Avril 2011

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), en sa 273ème réunion tenue le 21 avril 2011, a adopté la décision qui suit sur la situation en Côte d’Ivoire :
Le Conseil,
1. Prend note du rapport du Président de la Commission sur la situation en Côte d’Ivoire [PSC/PR/3(CCLXXIII)], ainsi que de la déclaration du Représentant permanent de la République fédérale du Nigéria, en sa qualité de représentant du Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et des représentants de la Commission de la CEDEAO, du Burkina Faso, au nom du Facilitateur du Dialogue Direct interivoirien, et des Nations unies;
2. Se félicite de ce que le Président démocratiquement élu, M. Alassane Dramane
Ouattara, assume désormais le pouvoir d’Etat, marquant ainsi la fin de la crise postélectorale qu’a connue la Côte d’Ivoire après le 2ème tour du scrutin présidentiel, qui a eu lieu le 28 novembre 2010 ;
3. Décide, en conséquence, et en application du paragraphe 4 du communiqué PSC/PR/COMM.1(CCLII), adopté à l’issue de sa 252ème réunion tenue le 9 décembre 2010, de lever la mesure de suspension de la participation de la Côte d’Ivoire aux activités de l’UA ;
4. Souligne l’impératif que revêt la mise en œuvre d’efforts soutenus par tous les acteurs ivoiriens concernés pour la promotion de la réconciliation nationale, la consolidation de la paix et le relèvement socioéconomique de la Côte d’Ivoire. A cet égard, le Conseil se félicite des appels au rassemblement et à la réconciliation lancés par le Président Alassane Dramane Ouattara dans ses discours des 7 et 12 avril 2011, et l’encourage à prendre toutes les initiatives requises pour la réalisation de ces objectifs, y compris la formation, aussi rapidement que possible, d’un Gouvernement d’union et de réconciliation nationale;
5. Réaffirme la détermination de l’UA à œuvrer, en étroite coopération avec l’ensemble des acteurs ivoiriens concernés et la CEDEAO, avec l’appui des Nations unies et d’autres partenaires, à la consolidation de la paix et à la construction d’une réconciliation nationale véritable entre les Ivoiriens. A cet égard, le Conseil note avec satisfaction la volonté du Président de la Commission, en étroite coopération avec la Commission de CEDEAO et avec le soutien des Nations unies et des autres partenaires bilatéraux et multilatéraux de l’UA, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour accompagner les autorités ivoiriennes dans la promotion de la réconciliation nationale, l’approfondissement de la démocratie et la consolidation de la paix. Le Conseil encourage les Président des Commissions de l’UA et de la CEDEAO à intensifier les consultations en cours entre les deux organisations pour la mise en œuvre de programmes conjoints d’appui à la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire ;
6. Décide de dépêcher, dans le courant du mois de mai 2011, une mission du Conseil en Côte d’Ivoire pour exprimer la solidarité de l’UA aux autorités et au peuple ivoiriens et évaluer la situation en vue de permettre à l’UA de mieux contribuer au processus de sortie de crise et de réconciliation ;
7. Décide de rester activement saisi de la question et d’examiner la situation en Côte d’Ivoire au cours du mois de mai 2011, à la lumière des conclusions de la mission prévue dans ce pays au terme du paragraphe 6 cidessus.

Actualités

Nouvelles fraîches du pays à mon ami Koudou : « Tout le monde n’est pas Henri Konan Bédié »



Bonjour mon ami Koudou,


Hier, c’est avec insistance que tu m’as demandé les nouvelles de certains de tes proches. J’ai bien compris pourquoi tu tiens tant à prendre leurs nouvelles. Je te connais. Je sais que ce n’est pas parce que tu te préoccupes de leur sort ou que tu as la nostalgie de les voir. Avoues que tu cherches à prendre leurs nouvelles pour savoir s’ils se battent pour te sortir de la prison dans laquelle ton entêtement t’a conduit. J’ai donc cherché à mener ma petite enquête pour savoir ce que deviennent les uns et les autres, surtout ceux qui clamaient haut et fort que seule la mort pouvait les empêcher de te défendre, ceux qui tournaient autour de toi et te comparaient tantôt à Moïse, tantôt à Soundjata, tantôt à Houphouët. Il est vrai que très souvent, c’est toi-même qui leur a suggéré ces noms ou que c’est toi-même qui as clamé que tu leur ressembles.


Très cher ami Koudou,
Je vais te donner une très mauvaise nouvelle. La majorité présidentielle (LMP) n’existe plus. Ce groupement de crabes poilus, de panthères blessées, de tortues de mer et de scorpions venimeux, est mort. Plus personne n’en parle. Tout le monde n’est pas Henri Konan Bédié, il faut en convenir. Il est à ma connaissance, le seul homme politique au monde, qui après avoir été chassé du pouvoir, est retourné au pays, moins de deux ans après, plus populaire que jamais, pour être dix ans plus tard, un héros national par sa sagesse et son patriotisme. Ta Simone, qui avait déclaré que les femmes du RDR qui avaient été violées au sein de l’Ecole de police, en décembre 2000, l’avaient cherché, est toujours au Golf. Les premiers jours de ta capture, tu as pu te rendre compte, qu’elle était devenue telle une pièce rare de musée, celle avec qui les petits soldats de première classe des Forces républicaines, devait poser, pour leur postérité. De petits gars, qui, en temps normal, n’oseraient même pas s’approcher du dernier de ses petits-enfants. Mais que veux-tu, pour reprendre sa propre expression « elle l’avait (bien) cherché », en t’encourageant dans ton braquage du suffrage du peuple. Depuis lors, cela a cessé, je peux te le promettre. Les cuisiniers, blanchisseurs, majordomes, etc. que tu avais pris en otage avec toi, dans ta cave que tu voulais faire passer pour un bunker, ont tous été libérés. Je sais qu’eux, ne t’intéressent pas, mais je te le dis, juste pour m’amuser.

Cher ami Koudou,
Je t’ai dit que je te parlerais de ton petit Blé Goudé, celui qui se prenait pour la deuxième personnalité du pays. Je peux te dire, pour l’heure, que je sais où il se trouve exactement. J’ai dit à l’un de ses proches de lui dire de calmer ses mercenaires libériens, qui dormaient au siège de son parti-association à Yopougon Toits Rouges, autrement, je serais contraint de donner sa position. Pour l’heure, je puis te dire qu’il est en cavale et qu’il rêve d’être un nouveau Laurent Désiré Kabila. Il est totalement déconnecté de la réalité, celui-là, comme toi et tous ceux que tu as entraîné dans ton aventure inconséquente.

Très cher ami Koudou,
Je te donnerai des nouvelles fraîches des autres demain : Attéby Willaims, Ben Soumahoro, Mel Théodore, Aké N’Gbo, Don Mello, Nady Bamba, Mamadou Koulibaly, et autres. Concernant tes pasteurs, je souhaite que tu choisisses un parmi les innombrables escrocs qui tournaient autour de toi. Alors entre le sulfureux Moïse Koré et le menteur Malachie, lequel veux-tu savoir ce qu’il devient ? En attendant demain, saches qu’Affi N’Guessan est allé faire allégeance au Président Ouattara au Golf. Cela ne m’a guère surpris, je n’ai jamais pris cet homme au sérieux. Il est un prosélyte de la grande espèce, et je le soupçonne de te rendre la monnaie de toutes les humiliations que tu lui as fait subir (son limogeage de la Primature, la gifle de Simone, son éviction de la direction de campagne, l’emprisonnement de sa femme, etc.). Tiens, j’allais oublier : le couvre-feu a été annulée partout sur le territoire nationale, y compris à Yopougon où il y a encore quelques poches de résistance. Cela aussi prouve, tu en conviendras que M. Ouattara ne pense pas comme toi. Si c’était toi, tu aurais décrété le couvre-feu dans la seule commune « rebelle » et tu y aurais lancé des obus mortels de façon intempestive sur la population civile, comme tu l’as d’ailleurs fait à Abobo.
A demain donc, pour les nouvelles fraîches du pays. N’oublies pas de faire au moins 30 minutes de gymnastique, chaque matin, dans ta chambre, cela te fera du bien.

Par André Silver Konan ton ami

‘’Déposez les armes, le Président Ouattara vous promet du travail’’

Lettre d'Elie Hallassou ouverte à ses amis jeunes patriotes et à tous les combattants des groupes armés:
Par cette lettre ouverte, je voudrais d’abord vous saluer et renouveler toute ma solidarité à toutes les victimes des derniers événements, souhaiter prompt rétablissement aux blessés et condoléances aux familles éplorées. Je voudrais, à l’heure du tournant décisif de l’histoire de notre pays, vous lancer un appel le plus pressant. 
Chers frères et sœurs de la galaxie patriotique et combattants des groupes armés, je vous demande de déposer les armes et qu’on accepte d’aller définitivement à la paix. Parce que la voie des armes est une voie sans issue, une voie suicidaire. C’est vrai que parmi vous, certains ont peur et craignent pour leur vie. Je voudrais leur dire de ne pas avoir peur. Il n’y aura pas de représailles. Il ne faudrait pas qu’on ait en esprit que nous avons perdu. Personne n’a perdu. Personne n’a gagné. Seule la Côte d’Ivoire qui est sortie victorieuse. C’est pourquoi, je vous exhorte à entrer dans la nouvelle République incarnée par son excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et son Premier Ministre, Guillaume Soro. Mes chers frères et sœurs, déposez les armes. Notre pays a besoin de tous ses fils et filles pour sa reconstruction et son développement. Car le Président de la République Alassane Ouattara, dans son dernier discours, a promis du travail à la jeunesse et la mise sur pied d’une commission réconciliation, paix, justice et vérité. Donc il n’y a pas de raison que vous restiez en marge de tout cela. Quand les Ivoiriens se rassemblent, c’est la Côte d’Ivoire qui gagne. Quand les Ivoiriens se divisent, c’est la Côte d’Ivoire qui perd. Faisons en sorte de ne pas perdre ce beau pays. Surpassons nos douleurs, nos rancœurs, rancunes, nos meurtrissures pour aller de l’avant et réapprendre à vivre ensemble comme au temps du père fondateur, Félix Houphouët-Boigny. Revenons à ce qui a fait la pierre angulaire de notre développement harmonieux, notre devise : union-discipline-travail.
Elie Hallassou
Président de l’ONG «Initiatives 
pour la République et la Paix»
Ex-membre de la galaxie 

Actualités

Ouattara annonce son investiture pour la 2e quinzaine de mai
Le nouveau président de la Côte d'Ivoire 
Alassane Ouattara a annoncé jeudi que son investiture aurait lieu "dans la deuxième quinzaine de mai" dans la capitale politique Yamoussoukro (centre), et que le nouveau gouvernement serait ensuite formé.
  "L'investiture devrait avoir lieu normalement dans la deuxième quinzaine de mai à Yamousoukro", a déclaré M. Ouattara à la télévision ivoirienne (TCI), à l'issue d'une rencontre avec l'ancien président Henri Konan Bédié, au domicile de ce dernier à Abidjan.
  "Le gouvernement sera formé après l'investiture", a-t-il ajouté, dix jours après l'arrestation le 11 avril de l'ex-chef d'Etat Laurent Gagbo, à l'issue d'une crise post-électorale de près de cinq mois et de dix jours de guerre 
dans la capitale économique.  Ensuite devraient se tenir des élections législatives, les premières depuis 
2000.
  "Je souhaite que ces élections aient lieu avant la fin de l'année", a-t-il indiqué.
  "Nous serons en mesure de payer deux mois de salaires dès la semaine prochaine" grâce à l'aide de la France, et "les banques vont rouvrir la semaine prochaine", a-t-il assuré, alors que les fonctionnaires n'ont pas été 
payés depuis deux mois.
  "L'activité reprend lentement (...) Disons que d'ici la fin du mois la normalisation devrait être une réalité", a estimé le président Ouattara.  "Le président (Bédié) m'a donné beaucoup de conseils, aussi bien sur la marche politique, la manière dont nous devrions engager les choses, mais également sur la nécessité que la cohésion soit renforcée et que la paix soit durable", a-t-il dit.

Jean Baptiste Akrou transite par le Golf hôtel pour atterrir à l’hôtel La pergola


Jean-Baptiste Akrou qui avait quitté Abidjan pour des questions de sécurité aux heures chaudes des affrontements militaires pour le Ghana, vient de se mettre à la disposition des nouvelles autorités ivoiriennes depuis hier jeudi. Après avoir échangé avec Méité Sindou, le porte-parole du Premier ministre Guillaume Soro, il a été conduit à l’hôtel La Pergola où il a déposé ses bagages. 

La Bceao d’Abidjan rouvre mardi prochain

La garantie bancaire pour les banques commerciales de Côte d’Ivoire se met en place. En effet, selon des indiscrétions, l’agence nationale de la Bceao (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest) va ouvrir ses portes à son personnel, le mardi prochain. Un acte qui va augurer d’une certaine caution bancaire pour les banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire qui n’attendent que la réouverture de l’Agence d’Abidjan pour le redémarrage de leurs activités. Les préparatifs de la réouverture de l’Agence Bceao d’Abidjan vont bon train. A ce sujet, une équipe composée d’une dizaine d’experts et techniciens séjourne sur les bords de la Lagune Ebrié. Des rencontres ont eu lieu avec des responsables de la Bceao et des banques commerciales pour cerner la situation vécue par ces différentes structures. Il a été surtout question des aspects sécuritaires et informatiques, d’une ébauche d’état des lieux et de la réouverture de la Bceao et de ses agences ainsi que celle des banques qui avaient fermé face à l’entêtement de Laurent Gbagbo de se maintenir au pouvoir contre vents et marées. Il est même prévu selon certaines sources une rencontre avec le Directeur national de la Bceao d’Abidjan, Aman Ayayé, des responsables de l’agence d’Abidjan, les banques commerciales, des autorités ivoiriennes, etc. Fort du rôle prépondérant du système bancaire et financier dans l’économie d’un pays et partant de la sous-région, la Bceao entend par la réouverture de l’agence d’Abidjan, impulser le redécollage économique de la Côte d’Ivoire orchestré aussi par les banques commerciales. 

Lu dans la presse

Hamed Bakayoko et Brou Aka lancent la ‘’Nouvelle’’ Rti
C’est dans une ambiance de fête que la réunion de reprise de travail du personnel a eu lieu en présence du Directeur Général Brou Aka Pascal et sous la présidence du ministre de l’Intérieur, ministre de la Communication et des Ntic, Hamed Bakayoko à la Maison de la Télévision ivoirienne au studio B. Fanfare, danses traditionnelles, un cocktail de ballet artistique pour offrir un accueil chaleureux au ministre et au Directeur général qui foulent pour la première fois le sol de cette maison depuis le déclenchement de la crise postélectorale. Ce sont des agents enthousiastes et heureux qui se sont retrouvés après ce vent de folie qui a durablement secoué le pays. Ils étaient venus nombreux. Journalistes, animateurs, techniciens, artistes et autres agents avec à leur tête les responsables des différentes directions qui ont pris d’assaut la Maison de la télévision ivoirienne. Arrivé sous le coup de 11 heures et après les civilités d’usage, le ministre Hamed Bakayoko ne cachera pas sa satisfaction quant à la mobilisation exceptionnelle des travailleurs de la Rti. ‘’A vous voir très nombreux, c’est la preuve que vous avez hâte de reprendre le travail et de vous inscrire dans la dynamique d’un nouveau départ, tel que souhaité par le Président de la République, son Excellence Alassane Ouattara», a-t-il dit d’entrée de jeu. Revenant sur les critiques portées par la quasi totalité des téléspectateurs et auditeurs, le ministre s’est voulu pragmatique. «Il y a des journalistes qui se sont fait plaisir à mener des combats politiques avant-gardistes. Ce qui a fortement fragilisé le tissu social et exacerbé la crise. Pour le ministre Hamed Bakayoko, certains journalistes ont contribué à l’effritement de la cohésion sociale en livrant des messages de haine. « Ils se sont mis aux avant-postes de la politique politicienne», a-t-il fait remarquer en invitant les uns et les autres à se ressaisir, à cultiver l’esprit du professionnalisme et à se mettre au diapason des nouvelles techniques de la communication. Tout en promettant que des mesures urgentes seront prises pour relancer ce média d’Etat, qui, selon lui, doit être la victime d’une nation en développement. Des remarques et des promesses qui ont soulevé un tonnerre d’applaudissement dans la salle. Même le porte-parole des agents de la Rti a reconnu leur dérive professionnelle et a invité les uns et les autres à être neutres dans le traitement de l’information. A sa suite, le Directeur général de la Rti, Brou Aka Pascal, n’est pas allé du dos de la cuillère pour tancer le comportement de ses confrères et les mauvaises pratiques qui ont cours. Et d’inviter ses collaborateurs à la reprise effective du travail et surtout à prendre rendez-vous avec la nouvelle vision d’une nouvelle Rti débarrassée de toutes les pesanteurs. Pour lui, les journalistes de la Rti n’ont pas joué le rôle qu’il leur est dévolu, celui de rassembler tous les Ivoiriens autour des valeurs de paix, d’union et de fraternité. Après cette série d’allocutions, le ministre, sa délégation et Eugène Dié Kacou, Directeur du CNP ont procédé à une visite des locaux pour se rendre compte des dégâts occasionnés par les affrontements et pillages.

Rapport du Président de la Commission de l’UA sur la Côte d’Ivoire

Le Conseil de paix et de sécurité salue l’usage de la force contre Gbagbo

I. INTRODUCTION

1. Lors de sa 270ème réunion tenue le 5 avril 2011, le Conseil a examiné la situation en Côte d`Ivoire. Dans le communiqué de presse adopté à l`issue de cette réunion, le Conseil a notamment réaffirmé ses décisions antérieures sur la situation en Côte d`Ivoire et a instamment demandé à M. Laurent Gbagbo de céder immédiatement le pouvoir au Président Alassane Dramane Ouattara, pour abréger les souffrances des Ivoiriens. Le Conseil s`est félicité de la résolution adoptée par la 39ème session ordinaire de la Conférence des chefs d`Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (CEDEAO), tenue à Abuja, le 24 mars 2011, et a réaffirmé sa détermination à œuvrer, en étroite coopération avec l`ensemble des acteurs ivoiriens concernés et la CEDEAO, avec l`appui des Nations unies et d`autres partenaires, à la consolidation de la paix et à une réconciliation nationale véritable entre les Ivoiriens. Le Conseil s`est, en outre, félicité de l`adoption, le 30 mars 2011, par le Conseil de sécurité des Nations unies, de la résolution 1975(2011). Enfin, le Conseil m`a demandé, en étroite coopération avec la Commission de la CEDEAO et avec le soutien des Nations unies, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour identifier les actions urgentes que l`UA pourrait entreprendre pour accompagner les autorités ivoiriennes dans la promotion de la réconciliation nationale, à l`approfondissement de la démocratie et à la consolidation de la paix.
2. Le présent rapport fait le point de l`évolution de la situation en Côte d`Ivoire. Il se conclut par des observations sur la marche à suivre, y compris l`appui au processus de réconciliation, de consolidation de la paix et de relèvement socioéconomique, ainsi que la levée de la mesure de suspension qui frappe la Côte d`Ivoire.

II. RAPPEL

3. Mis en place par la 259ème réunion du Conseil, tenue le 28 janvier 2011, le Groupe de haut niveau de l`Union africaine pour le règlement de la crise en Côte d`Ivoire a présenté son rapport à la 265ème réunion du Conseil, tenue à Addis-Abeba, le 10 mars 2011, au niveau des chefs d`Etat et de Gouvernement. Son mandat était d`évaluer la situation et de formuler, sur la base des décisions pertinentes de l`UA et de la CEDEAO, une solution politique d`ensemble.
4. Dans ses propositions, le Groupe de haut niveau a réaffirmé la victoire de M. Alassane Dramane Ouattara au scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 ; et demandé que M. Laurent Gbagbo se retire dans l`intérêt supérieur du peuple ivoirien, que les parties ivoiriennes en prennent acte et qu`elles demandent au Conseil constitutionnel d`investir M. Alassane Dramane Ouattara comme Président de la République. Le Groupe de haut niveau a formulé d`autres propositions relatives notamment à la mise en place d`un Gouvernement d`union et de réconciliation nationale, à la mise en œuvre des aspects pendants de l`Accord politique de Ouagadougou (APO) et d`autres réformes connexes, à des mesures d`apaisement et de confiance, ainsi qu`à l`accompagnement et à l`appui de l`UA, de la CEDEAO et de la communauté internationale. La 265ème réunion du Conseil a entériné les propositions du Groupe de haut niveau et demandé au Président de la Commission de l`UA de nommer un Haut Représentant chargé notamment de la mise en œuvre de cette solution politique d`ensemble.
5. Invités à participer aux réunions du Groupe de haut niveau et du Conseil du 10 mars 2011, le Président élu, M. Alassane Dramane Ouattara, a effectué le déplacement d`Addis-Abeba ; il a accepté la solution proposée. Pour sa part, le Président sortant, M. Laurent Gbagbo, a dépêché une délégation conduite par M. Pascal Affi N`Guessan, Président du Front patriotique ivoirien (FPI), qui a rejeté la solution proposée. Le Président du Conseil constitutionnel, qui avait été invité à Addis-Abeba, n`a pas fait le déplacement.
6. Le 26 mars 2011, j`ai nommé M. José Brito, ancien Ministre des Affaires étrangères du Cap Vert, comme Haut Représentant de l`UA pour la Côte d`Ivoire, mais ce dernier a été récusé par le Président Alassane Ouattara. Par la suite, j`ai adressé, le 29 mars 2011, des courriers au Président Alassane Ouattara et à M. Laurent Gbagbo, les invitant à dépêcher des délégations de haut niveau à Addis-Abeba en vue de négociations entre les deux parties, du 4 au 6 avril 2011, sous l`égide de l`UA et de la CEDEAO. Entretemps, la campagne militaire pour démettre le Président sortant et restaurer la légalité avait déjà commencé.

III. CAMPAGNE MILITAIRE POUR DEMETTRE LE PRESIDENT SORTANT

7. Convaincu que le Président sortant ne cèderait jamais volontairement et pacifiquement le pouvoir et que toutes les démarches politiques et diplomatiques ne lui servaient qu`à gagner du temps, le Gouvernement du Président Ouattara entreprit de le faire partir par la force. Dans cette perspective, le Président de la République créa, par ordonnance datée du 17 mars 2011, les Forces républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI), composées des Forces armées nationales de Côte d`Ivoire (FANCI) et des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN). Celles_ci entreprirent une campagne aux fins, selon les propres termes du Président Ouattara, de « protéger les populations civiles, pacifier le pays et rétablir la légalité ».
8. Les combats, qui opposaient les FRCI aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux miliciens pro_Gbagbo, se déroulèrent d`abord, en mars 2011, à l`Ouest, avec la prise par les FRCI de quelques localités, notamment Bin_Houyé, Zouan Hounien, Toulépleu, Doké et Bloléquin. Ensuite, à partir du 28 mars 2011, trois fronts furent ouverts en même temps à l`Ouest, au Centre et à l`Est, depuis les villes de Duékoué, Daloa et Bondoukou. La campagne militaire fut brève, les villes tombèrent les unes après les autres aux mains des FRCI, au point qu`en 4 jours seulement, les troupes des FRCI étaient aux portes d`Abidjan. Il convient de noter que, dans la plupart des cas, les FDS n`ont pas combattu, préférant se retirer avant l`arrivée des FRCI.
9. La bataille d`Abidjan a commencé dans la soirée du 31 mars 2011, mais le gros des troupes des FRCI, resté aux portes de la ville, a attaqué le 4 avril. Parallèlement, les hélicoptères de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (ONUCI) et de la Force Licorne qui l`appuie détruisaient les armes lourdes du camp pro_Gbagbo en application de la résolution 1975(2011) du Conseil de sécurité des Nations unies. Les cibles principales de leurs frappes se trouvaient à la résidence et au palais présidentiels, à la Radio_télévision ivoirienne (RTI), ainsi qu`aux camps militaires d`Akouedo et d`Agban. La RTI, qui servit d`instrument de propagande et de mobilisation du camp Gbagbo pendant les 4 mois de crise postélectorale, fut l`objet d`âpres combats entre les deux parties, durant la bataille d`Abidjan, tantôt prise par les FRCI, tantôt reprise par les combattants pro_Gbagbo ; tantôt émettant, tantôt n`émettant plus.
10. Finalement, c`est le 11 avril 2011 que l`assaut final, précédé par de nouvelles frappes contre les armes lourdes du camp Gbagbo, fut lancé sur la résidence du Président sortant, Laurent Gbagbo. Ce dernier alors fut arrêté par les FRCI et conduit à l`hôtel du Golf, avant d`être transféré plus tard vers le Nord du pays, où il est gardé en résidence surveillée sous la protection de l`ONUCI.

IV. SITUATION HUMANITAIRE

11. La ville d`Abidjan a connu des violences depuis le mois de février 2011, particulièrement dans les communes d`Abobo et d`Anyama, violences qui se sont étendues progressivement à d`autres communes (Attécoubé, Adjamé, Williamsville, Yopougon, etc..). A l`origine, il s`agissait de la répression des manifestations des militants du Rassemblement des Houphétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) par les forces fidèles au Président sortant, Laurent Gbagbo. Par la suite, un groupe armé, connu sous le nom de « commando invisible », est venu au secours des populations d`Abobo en s`attaquant aux forces pro_ Gbagbo qui n`hésitaient pas à utiliser des armes lourdes contre les populations civiles. La confrontation a gagné en intensité au point qu`à l`arrivée des FRCI à Abidjan, à la fin du mois de mars 2011, les forces pro_Gbagbo avaient déjà perdu le contrôle d`Abobo et d`Anyama. Il convient de relever les nombreuses pertes en vies humaines, les destructions de biens publics et privés et un déplacement massif des populations fuyant Abidjan pour se réfugier à l`intérieur du pays et à l`étranger, dans des conditions souvent périlleuses.
12. La bataille d`Abidjan a duré un peu plus d`une dizaine de jours; elle a considérablement aggravé le sort des populations, avec notamment l`arrêt de l`alimentation en eau et en électricité, auquel s`est ajoutée la pénurie de nourriture et de médicaments. Plusieurs personnes ont trouvé la mort du fait des combats. Certaines des populations étrangères qui le pouvaient, dont des diplomates, ont dû recourir à l`ONUCI et à la Licorne pour se faire évacuer à l`étranger ou à Bouaké. Après l`arrestation du Président sortant, M. Laurent Gbagbo, les combats ont cédé la place aux pillages des commerces et des ménages par des gens armés de tous bords. Tous les quartiers, à des degrés divers, ont été touchés.
13. L`Ouest de la Côte d`Ivoire a également payé un lourd tribut à la crise postélectorale. Certaines localités, notamment Duékoué, ont d`abord été le théâtre d`affrontements interethniques avant de subir les affres de la guerre lors de l`offensive des FRCI. Le CICR, l`ONUCI et des ONG parlent de massacres de populations dont les victimes se comptent par centaines. Selon un plan d`action d`urgence humanitaire élaboré par des ONG et les agences des Nations Unies, environ 2 millions de personnes, dont 800.000 déplacés, ont besoin d`une aide humanitaire urgente en Côte d`Ivoire.

V. EFFORTS DES AUTORITES IVOIRIENNES EN VUE DE LA STABILISATION DE LA SITUATION

14. Le Président Alassane Dramane Ouattara a adressé des messages à la Nation (le 6 avril 2011, alors que M. Laurent Gbagbo était toujours requises retranché dans la résidence présidentielle, et le 12 avril, après son arrestation) et tenu une conférence de presse, le 13 avril, qui clarifient sa vision de l`avenir proche, notamment sur les urgences suivantes :
- Sécurité : Il a demandé à la police nationale, à la gendarmerie nationale, ainsi qu`aux forces républicaines et aux forces impartiales, de veiller à la sécurisation des personnes et des biens à Abidjan et sur toutes les parties du territoire.
- Reprise de l`activité économique : Il a demandé que des réparations rapides soient effectuées sur les réseaux d`eau et d`électricité; saisi le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l`Afrique de l`Ouest (BCEAO) pour la réouverture de ses agences en Côte d`Ivoire en vue d`assurer la reprise des
opérations de toutes les banques; demandé (et obtenu) que les sanctions de l`Union européenne (UE) sur les ports d`Abidjan et de San Pedro et sur certaines entités publiques soient levées; et instruit le Ministère de l`Energie et des Mines de prendre les mesures requises pour la remise en route de la raffinerie SIR en vue de l`approvisionnement en gaz butane et en carburant. Il convient de noter que la France va mettre en place un crédit de 400 millions d`euros pour aider la Côte d`Ivoire à faire face aux dépenses urgentes (salaires, et fonctionnement de l`Administration), cependant que l`UE est également disposée à octroyer une aide de 200 millions d`euros.
- Unité et réconciliation : Il a réitéré sa volonté de mettre en place une Commission vérité et réconciliation pour faire la lumière sur tous les massacres, crimes et autres violations des droits de l`homme, tout en invitant les Ivoiriens à s`abstenir de tout acte de vengeance ou de représailles, ainsi que de violence.
- Justice : Il a annoncé que des poursuites judiciaires seront menées à l`encontre de l`ancien Président Laurent Gbagbo et certains de ses collaborateurs, qu`une Commission nationale d`enquête est créée pour enquêter sur les crimes perpétrés pendant la crise et collaborer avec les juridictions internationales et les organisations des droits de l`homme.
- Politique : Il estime que quelques mois seront encore nécessaires pour sécuriser le pays avec le Gouvernement actuel et que, par la suite, tous ses engagements relatifs à la composition du Gouvernement seront mis en œuvre. De même, son investiture interviendra en temps opportun après la résolution des questions urgentes.
15. Au delà de ces déclarations, on observe effectivement une normalisation progressive de la situation, les principaux chefs des Forces de défense et de sécurité de Côte d`Ivoire, ainsi que d`autres chefs d`institutions, ont prêté allégeance au Président Alassane Dramane Ouattara, des patrouilles mixtes (police, gendarmerie, FRCI et forces impartiales) opèrent quasiment dans toutes les communes d`Abidjan, les pillages ont diminué, l`eau et l`électricité ont été rétablies, les marchés et les commerces rouvrent petit à petit et l`administration devrait reprendre le travail bientôt. Le plus grand défi en perspective pour l`unité et la démocratie en Côte d`Ivoire sera la reprise des activités politiques des deux principales forces qui se sont affrontées aux élections et sur le champ de bataille, avec la mise en place annoncée, aussi rapidement que possible, d`un Gouvernement d`unité et de réconciliation nationale.

VI. OBSERVATIONS

16. Après plusieurs mois de crise due au refus du Président sortant, Laurent Gbagbo, d`accepter sa défaite à l`élection présidentielle, la Côte d`Ivoire a maintenant retrouvé une situation institutionnelle normale, avec la restauration de la légalité sur l`ensemble du territoire national. Le Conseil, qui a joué un rôle actif dans les efforts de règlement de la crise ivoirienne, se doit de se féliciter de cette évolution.
17. Une nouvelle page s`ouvre dans l`histoire de la Côte d`Ivoire, qui doit être mise à profit pour consolider la paix retrouvée, promouvoir et approfondir la réconciliation et faciliter le relèvement socio_économique de ce pays. Le Président Alassane Ouattara a clairement affirmé sa volonté et celle de son Gouvernement à ne ménager aucun effort pour la réalisation de ces objectifs. L`UA, qui s`est activement mobilisée en vue du règlement de la crise ivoirienne, se doit, de concert avec la CEDEAO et les partenaires internationaux, de jouer pleinement le rôle qui lui revient dans la consolidation de la paix en Côte d`Ivoire. La Commission se propose, dans le prolongement de la demande faite par le Conseil dans son communiqué du 5 avril 2011, de prendre toutes les initiatives requises à cet égard.
18. Le Conseil se souviendra que, dans le communiqué adopté à l`issue de sa 252ème réunion, tenue le 9 décembre 2010, il avait décidé, sur la base des instruments pertinents de l`UA, de suspendre la participation de la Côte d`Ivoire à toutes les activités de l`UA jusqu`à ce que le Président démocratiquement élu, Alassane Dramane Ouattara, assume effectivement le pouvoir d`Etat. Maintenant que le Président Ouattara assume effectivement le pouvoir d`Etat, il importe de lever la mesure de suspension qui avait été prise à l`encontre de la Côte d`Ivoire. Une telle décision confortera l`évolution positive enregistrée en Côte d`Ivoire, tout en permettant à ce pays d`apporter la contribution qui est la sienne à la réalisation des idéaux de notre Union.

Communiqué du Conseil de Paix et de Sécurité

Les sanctions contre la Côte d’Ivoire levées
Le Conseil de paix et de sécurité de l`Union africaine (UA), en sa 273ème réunion tenue le 21 avril 2011, a adopté la décision qui suit sur la situation en Côte d`Ivoire:
Le Conseil,
1. Prend note du rapport du Président de la Commission sur la situation en Côte d`Ivoire, ainsi que de la déclaration du Représentant permanent de la République fédérale du Nigéria, en sa qualité de représentant du Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (CEDEAO), et des représentants de la Commission de la CEDEAO, du Burkina Faso, au nom du Facilitateur du Dialogue Direct inter-ivoirien, et des Nations unies;
2. Se félicite de ce que le Président démocratiquement élu, M. Alassane Dramane Ouattara, assume désormais le pouvoir d`Etat, marquant ainsi la fin de la crise postélectorale qu`a connue la Côte d`Ivoire après le 2ème tour du scrutin présidentiel, qui a eu lieu le 28 novembre 2010 ;
3. Décide, en conséquence, et en application du paragraphe 4 du communiqué , adopté à l`issue de sa 252ème réunion tenue le 9 décembre 2010, de lever la mesure de suspension de la participation de la Côte d`Ivoire aux activités de l`UA ;
4. Souligne l`impératif que revêt la mise en œuvre d`efforts soutenus par tous les acteurs
ivoiriens concernés pour la promotion de la réconciliation nationale, la consolidation de la paix et le relèvement socioéconomique de la Côte d`Ivoire. A cet égard, le Conseil se félicite des appels au rassemblement et à la réconciliation lancés par le Président Alassane Dramane Ouattara dans ses discours des 7 et 12 avril 2011, et l`encourage à prendre toutes les initiatives requises pour la réalisation de ces objectifs, y compris la formation, aussi rapidement que possible, d`un Gouvernement d`union et de réconciliation nationale;
5. Réaffirme la détermination de l`UA à œuvrer, en étroite coopération avec l`ensemble des acteurs ivoiriens concernés et la CEDEAO, avec l`appui des Nations unies et d`autres partenaires, à la consolidation de la paix et à la construction d`une réconciliation nationale véritable entre les Ivoiriens. A cet égard, le Conseil note avec satisfaction la volonté du Président de la Commission, en étroite coopération avec la Commission de CEDEAO et avec le soutien des Nations unies et des autres partenaires bilatéraux et multilatéraux de l`UA, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour accompagner les autorités ivoiriennes dans la promotion de la réconciliation nationale, l`approfondissement de la démocratie et la consolidation de la paix. Le Conseil encourage les Président des Commissions de l`UA et de la CEDEAO à intensifier les consultations en cours entre les deux organisations pour la mise en œuvre de programmes conjoints d`appui à la consolidation de la paix en Côte d`Ivoire ;
6. Décide de dépêcher, dans le courant du mois de mai 2011, une mission du Conseil en Côte d`Ivoire pour exprimer la solidarité de l`UA aux autorités et au peuple ivoiriens et évaluer la situation en vue de permettre à l`UA de mieux contribuer au processus de sortie de crise et de réconciliation ;
7. Décide de rester activement saisi de la question et d`examiner la situation en Côte d`Ivoire au cours du mois de mai 2011, à la lumière des conclusions de la mission prévue dans ce pays au terme du paragraphe 6 ci-dessus.

Crise post-électorale

Orange Côte d’Ivoire, des milliards distribués aux abonnés
Les abonnés prépayés de la société de téléphonie mobile Orange Côte d’Ivoire ont été agréablement surpris, jeudi 7 avril dernier. En effet, chaque abonné a retrouvé sur son sous-compte, un montant de 2 000 francs CFA, offert gracieusement par ladite société. C’est une possibilité pour les abonnés de cette société de communiquer entre eux à moindre frais. Une aubaine qui a permis à chacun de joindre ses parents et amis pour avoir, au moins, de leurs nouvelles ; au moment où des combats à l’arme lourde étaient signalés dans plusieurs quartiers d’Abidjan avec leur corollaire de morts et de blessés. Un acte citoyen salué à sa juste valeur par les nombreux abonnés qui avaient du mal à avoir un transfert ou à acheter une carte prépayée du fait de la forte demande et de l’offre inexistante due à la fermeture ou au pillage des entreprises de mobile et autres points de ventes de cartes de recharge ou de transferts (Grand-Bassam). En outre, à supposer seulement que cette entreprise de communication n’avait que deux millions d’abonnés ; ce qui est très loin des chiffres depuis longtemps annoncés par l’ATCI. Ce serait alors quatre (4) milliards francs CFA qui ont été ainsi distribués aux abonnés d’Orange.
Comme on le voit, dans cette souffrance d’être cloîtré chez soi, Orange Côte d’Ivoire, entreprise citoyenne, a montré qu’elle est soucieuse des difficultés des Ivoiriens. Le geste de la Direction de cette société de cellulaire est à saluer car « cet acte social a été d’une portée inimaginable », selon des abonnés rencontrés, contrairement à ses concurrents. Surtout MTN-CI qui est un concurrent sérieux. La société sud-africaine de mobile a aidé la RTI à mieux intoxiquer les Ivoiriens en lui offrant ses fibres optiques pour la diffusion des émissions de propagande et de haine ; contribuant ainsi à fragiliser davantage le tissu social et à faire le lit de la guerre ethnique que prévoyait le compte de l’ex-Président, Gbagbo Laurent. En prenant partie de la sorte dans la crise post-électorale ivoirienne, la filiale de la société sud-africaine MTN implantée en Côte d’Ivoire sort de son cadre habituel de société commerciale, pour s’inviter dans la politique ivoirienne. Surtout dans le règlement d’une crise qui a occasionné de nombreux morts et des centaines de blessés. Avait-on besoin d’encourager Laurent Gbagbo dans sa bêtise de confiscation de pouvoir quand on sait que tous les Ivoiriens sensés et tous ceux qui vivent sur le sol ivoirien reconnaissent qu’il a perdu la présidentielle du 28 novembre 2010 ? Assurément non ! Pourquoi donc MTN-CI s’entêtait-elle dans ce macabre projet ? Autant de questions que les responsables de cette société pourront répondre un jour. On comprend maintenant mieux l’empressement avec lequel Thabo M’BEKI s’est retrouvé à Abidjan pour jouer les médiateurs (rôle qu’ils avaient joué et échoué après l’opération « Dignité » de novembre 2007) au début de cette crise post-électorale et les atermoiements du Président sud-africain, Jacob ZUMA, pour faire durer la crise et permettre à Laurent Gbagbo de s’armer davantage pour tuer les Ivoiriens. A dire vrai, cette longue crise aura permis aux Ivoiriens, épris de paix et de justice , de savoir qui aiment vraiment ce pays. Dieu est grand !

Dans la presse

Le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, rassure les fonctionnaires : “Nous payerons deux mois de salaire dès la semaine prochaine”
Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a rendu hier après-midi une visite de courtoisie à son aîné Henri Konan Bédié, dans sa résidence, non loin de l’hôtel du Golf. Après leur tête-à-tête qui a duré une trentaine de minutes, les deux personnalités ont bien voulu se confier à la presse. Nous vous proposons leurs différentes déclarations.
«Je suis venu saluer le président Bédié, bien entendu en tant que mon aîné et président du RHDP. Ensuite, je lui ai fait le point du processus de sécurisation de la ville d’Abidjan. Je lui ai indiqué que dans l’ensemble, les choses se passent bien. Il reste quelques poches (de résistance) à tenir, notamment à Yopougon. Le processus est en cours. Les activités reprennent lentement. Il y a des contraintes par rapport aux salaires. Les fonctionnaires n’ont pas perçu leurs salaires depuis bientôt deux mois, je lui ai dit que grâce aux efforts des uns et des autres, notamment le soutien important de la France, nous serons en mesure de payer deux mois de salaire dès la semaine prochaine.
En ce qui concerne la question du carburant, nous avons eu des contacts avec le Nigéria pour que nous soyons ravitaillés en pétrole brut. Ce qui va nous permettre de ne pas avoir de rupture en carburant ou en gaz butane. Egalement, les banques vont rouvrir la semaine prochaine, après nos contacts avec le gouverneur de la Bceao et les dirigeants des différentes banques commerciales. Disons donc que d’ici la fin du mois, la normalisation sera une réalité. Bien sûr, la sécurisation doit se poursuivre parce que nos concitoyens ont besoin de sérénité et de paix. Le désarmement des miliciens continue. J’en profite pour lancer à nouveau un appel à tous ceux qui détiennent des armes de manière illégale. Je leur demande encore une fois de les déposer.
C’est cela notre volonté. Que les uns et les autres déposent les armes pour que nous puissions entrer dans la phase de réconciliation. Je lui ai également fait le point concernant les personnes qui ont été arrêtées en même temps que l’ancien président Laurent Gbagbo et son épouse, et toutes les dispositions prévues pour que les choses se passent normalement en fonction des critères prévus par notre justice.
Nous avons aussi parlé de l’investiture qui doit avoir lieu normalement dans la seconde quinzaine de mai à Yamoussoukro. Toutes les dispositions seront donc prises à temps et le gouvernement sera formé après l’investiture. Au-delà, nous comptons préparer les élections législatives au niveau du RHDP. Nous souhaitons que ces élections aient lieu avant la fin de l’année. Naturellement, il y a beaucoup de choses à faire. La Commission électorale doit être en place. Il y a un certain nombre d’archives à retrouver. C’est un vaste chantier qui nous attend au cours des prochains mois. 
Le Président Bédié, comme à son habitude, m’a donné beaucoup de conseils, aussi bien sur la marche politique, la manière dont nous devons engager les choses, que sur la nécessité de faire en sorte que la cohésion soit renforcée et que la paix soit durable. Il m’a chargé de parler à tous les acteurs, pour que nous puissions avoir une paix définitive dans notre pays. Il m’a réitéré son soutien. Il m’a dit qu’il sera toujours là pour m’apporter les conseils et l’appui nécessaires.»