"Beaucoup de sang a coulé en Côte d`Ivoire, c`est trop et il est temps d`arrêter. Il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix. Et nous sommes arrivés au temps de la paix". C`est en ces termes que le général de corps d`armée, Philippe Mangou, chef d`état-major, a exhorté, hier, les miliciens proches de l`ex-chef d`Etat, Laurent Gbagbo, à déposer les armes. La cérémonie qui s`est tenue dans les locaux du commissariat du 16e arrondissement de Yopougon a enregistré la présence des principaux commandants des Forces républicaines de Côte d`Ivoire (Frci). Au cours de la cérémonie, une cinquantaine de miliciens ont déposé tour à tour des Kalachnikovs, lance-roquettes et grenades au pied du chef d`état-major. Il les a félicités pour avoir accepté de déposer les armes pour amoindrir les souffrances des populations. Le porte-parole des mouvements armés de Yopougon, Guy Gbétry, a, pour sa part, plaidé auprès des autorités pour qu`il n`y ait pas de représailles sur les éléments qui ont déposé les armes. Il a aussi rassuré les autorités militaires que leurs camarades viendraient à leur tour déposer les armes. Tout en plaidant pour le retour de Charles Blé Goudé et des autres leaders de la galaxie patriotique en Côte d`Ivoire, il a souhaité que les exactions cessent aussi bien sur les militants du Rhdp que sur ceux de La majorité présidentielle(Lmp). Le porte-parole du ministre de la défense, le capitaine Allah Kouakou Léon, a rassuré les miliciens sur la crainte de représailles et sur leur prise en compte dans le processus de réconciliation. Cette cérémonie a été précédée de l`installation du nouveau commissaire du 16e arrondissement, le commissaire Lezou. Pour Eugène Djué,"cette cérémonie marque la fin de la poche de résistance à Yopougon". Il a souligné que les populations de Yopougon ont demandé que le règlement de cette situation ne se fasse pas par la force. Notons qu`un élément des Frci a créé la panique au cours de cette cérémonie. En effet, son arme a déclenché et il a tiré des rafales sur le mur du 16e arrondissement. Le commandant Chérif Ousmane l`a fait embarquer dans un véhicule et il a été conduit à l`état-major. Une vingtaine de jeunes patriotes scandaient à quelques mètres du lieu de la cérémonie,"Gbagbo président, Gbagbo président…"
Pour tout publique, pour se rencontrer, faire des connaissance et échanger des informations. WELCOME !
samedi 30 avril 2011
Le Général Philippe Mangou aux miliciens de Yopougon : “Nous sommes arrivés au temps de la paix”
"Beaucoup de sang a coulé en Côte d`Ivoire, c`est trop et il est temps d`arrêter. Il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix. Et nous sommes arrivés au temps de la paix". C`est en ces termes que le général de corps d`armée, Philippe Mangou, chef d`état-major, a exhorté, hier, les miliciens proches de l`ex-chef d`Etat, Laurent Gbagbo, à déposer les armes. La cérémonie qui s`est tenue dans les locaux du commissariat du 16e arrondissement de Yopougon a enregistré la présence des principaux commandants des Forces républicaines de Côte d`Ivoire (Frci). Au cours de la cérémonie, une cinquantaine de miliciens ont déposé tour à tour des Kalachnikovs, lance-roquettes et grenades au pied du chef d`état-major. Il les a félicités pour avoir accepté de déposer les armes pour amoindrir les souffrances des populations. Le porte-parole des mouvements armés de Yopougon, Guy Gbétry, a, pour sa part, plaidé auprès des autorités pour qu`il n`y ait pas de représailles sur les éléments qui ont déposé les armes. Il a aussi rassuré les autorités militaires que leurs camarades viendraient à leur tour déposer les armes. Tout en plaidant pour le retour de Charles Blé Goudé et des autres leaders de la galaxie patriotique en Côte d`Ivoire, il a souhaité que les exactions cessent aussi bien sur les militants du Rhdp que sur ceux de La majorité présidentielle(Lmp). Le porte-parole du ministre de la défense, le capitaine Allah Kouakou Léon, a rassuré les miliciens sur la crainte de représailles et sur leur prise en compte dans le processus de réconciliation. Cette cérémonie a été précédée de l`installation du nouveau commissaire du 16e arrondissement, le commissaire Lezou. Pour Eugène Djué,"cette cérémonie marque la fin de la poche de résistance à Yopougon". Il a souligné que les populations de Yopougon ont demandé que le règlement de cette situation ne se fasse pas par la force. Notons qu`un élément des Frci a créé la panique au cours de cette cérémonie. En effet, son arme a déclenché et il a tiré des rafales sur le mur du 16e arrondissement. Le commandant Chérif Ousmane l`a fait embarquer dans un véhicule et il a été conduit à l`état-major. Une vingtaine de jeunes patriotes scandaient à quelques mètres du lieu de la cérémonie,"Gbagbo président, Gbagbo président…"
Pergola - Comment vivent les personnalités LMP
A la Pergola où ils sont retirés depuis les évènements du 11 avril, certains ministres et dignitaires de l’ancien régime ont perdu presque tout contact avec l’extérieur. Presque ? Ils ont droit aux médias classiques : télévision et radio. Point de communication avec l’extérieur. Point de visite. La sécurité est stricte. Un bref passage à la Pergola mercredi 27 avril, en fin de matinée, nous aura permis de conforter une idée qui était plutôt bien enracinée dans les esprits : à savoir que les visites ne sont pas autorisées.
L’hôtel est situé dans le quartier chic de Zone 4 à Marcory. Il est en bordure de voie et facilement repérable. L’hôtel est assez bien connu pour avoir abrité à une époque les éléments de l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire.
A notre arrivée, nous nous dirigeons tout droit vers un gendarme- probablement des Frci- qui était posté juste à l’entrée, côté du petit portail : « Bonjour Monsieur ! ». « Bonjour ! », nous répond-il. « Est-il possible que nous rencontrions Monsieur…. qui est logé ici ? », l’interrogeons-nous. « Non, Monsieur ! », assène le gendarme. « Les visites ne sont pas autorisées ? », devrons-nous insister. « Non, Monsieur. Si vous avez quelque chose à remettre. Vous nous laissez la chose en question. C’est tout. Pas de visite », explique le gendarme. « Ce sont les consignes ? », reprenons-nous. « Monsieur, ce sont les consignes ! ».
Voilà qui paraissait suffisamment clair. Impossible de rencontrer les personnalités (LMP) vivant à la Pergola. Disons plus possible puisque quelques jours plus tôt, nous accédions à l’intérieur de l’hôtel en qualité de « visiteur ». Le contexte était notablement différent. Nous étions le vendredi 22 avril. Pascal Affi N’guessan, président du FPI n’avait pas encore eu maille à partir avec les autorités fraîchement installées. Lui-même se trouvait à l’hôtel. Avec lui, des noms bien connus : Sébastien Dano Djédjé, Martin Sokouri Bohui, Michel Amani N’guessan, Ettien Amoikon…, Yanon Yapo, Désiré Dallo, Marie Odette Lohourougnon, Emile Kima. D’autres qui ne jouissent pas de la même popularité se trouvaient également à l’hôtel. Parmi eux, des journalistes.
Des jours longs
L’hôtel est situé dans le quartier chic de Zone 4 à Marcory. Il est en bordure de voie et facilement repérable. L’hôtel est assez bien connu pour avoir abrité à une époque les éléments de l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire.
A notre arrivée, nous nous dirigeons tout droit vers un gendarme- probablement des Frci- qui était posté juste à l’entrée, côté du petit portail : « Bonjour Monsieur ! ». « Bonjour ! », nous répond-il. « Est-il possible que nous rencontrions Monsieur…. qui est logé ici ? », l’interrogeons-nous. « Non, Monsieur ! », assène le gendarme. « Les visites ne sont pas autorisées ? », devrons-nous insister. « Non, Monsieur. Si vous avez quelque chose à remettre. Vous nous laissez la chose en question. C’est tout. Pas de visite », explique le gendarme. « Ce sont les consignes ? », reprenons-nous. « Monsieur, ce sont les consignes ! ».
Voilà qui paraissait suffisamment clair. Impossible de rencontrer les personnalités (LMP) vivant à la Pergola. Disons plus possible puisque quelques jours plus tôt, nous accédions à l’intérieur de l’hôtel en qualité de « visiteur ». Le contexte était notablement différent. Nous étions le vendredi 22 avril. Pascal Affi N’guessan, président du FPI n’avait pas encore eu maille à partir avec les autorités fraîchement installées. Lui-même se trouvait à l’hôtel. Avec lui, des noms bien connus : Sébastien Dano Djédjé, Martin Sokouri Bohui, Michel Amani N’guessan, Ettien Amoikon…, Yanon Yapo, Désiré Dallo, Marie Odette Lohourougnon, Emile Kima. D’autres qui ne jouissent pas de la même popularité se trouvaient également à l’hôtel. Parmi eux, des journalistes.
Des jours longs
Le DG de la Dst et des commissaires arrêtés - Comment ils sont arrivés au Golf hôtel
Plusieurs commissaires de police ont été mis aux arrêts et amenés manu-militari hier 29 avril 2011 au Golf hôtel (siège provisoire de la présidence) en début d'après midi. Il s'agit de Négblé Dogba César, patron de la Direction de la surveillance du territoire (Dst), de Robet Gogo Joachim, commandant en second du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos). Avec eux, Tiagnéré Jean Louis, chef du district 3 de Yopougon et Yoro Claude, directeur des unités d'intervention. Sur les circonstances et les raisons de leur arrestation, nous ne savons pas grand-chose puisque les langues avaient des difficultés à se délier. Toutefois, ces « prisonniers » sont arrivés au Golf hôtel assis à l'arrière d'un Pick-up des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) et sous bonne escorte. Ils étaient vêtus de tee-shirts de corps et de pantalons et ne portaient pas de chaussures. Leur aspects physique ne laissaient pas pour
autant transparaître des marques de maltraitance. Le véhicule qui les transportait a marqué une halte d'une bonne dizaine de minutes à l'entrée du hall d'accueil de l'hôtel. Une escale qui a suscité la curiosité des pensionnaires et autres visiteurs de ce complexe hôtelier qui les dévisageaient. Négblé César et ses « compagnons » n'ont pas échappé aux insultes qui fusaient de toutes parts. Des commentaires de la foule, on a entendu des accusations de toutes sortes portées contre ces détenus. Le regard dans le vide, ces responsables semblaient sourds à tous les propos désobligeants qu'on leur lançait au visage. Après cette halte, les « hôtes » ont été amenés dans un couloir du rez-de-chaussé en passant par l'arrière cour. Assis à même les carreaux, ceux-ci étaient objet de curiosité. Pour des raisons, certainement de sécurité (la foule des curieux grossissait), « les prisonniers » ont été conduits dans un
endroit plus discret. L'arrestation de ces quatre grosses têtes de la Police nationale a sans doute un rapport avec la situation sécuritaire que connaît la Côte d 'Ivoire. Rappelons qu'au lendemain de la chute de Laurent Gbagbo (11 avril 2011), Brindou N'Bia, directeur général de la police a fait allégeance au président Alassane Ouattara et a ordonné à toutes ses troupes de se mettre à la disposition des nouvelles autorités.
autant transparaître des marques de maltraitance. Le véhicule qui les transportait a marqué une halte d'une bonne dizaine de minutes à l'entrée du hall d'accueil de l'hôtel. Une escale qui a suscité la curiosité des pensionnaires et autres visiteurs de ce complexe hôtelier qui les dévisageaient. Négblé César et ses « compagnons » n'ont pas échappé aux insultes qui fusaient de toutes parts. Des commentaires de la foule, on a entendu des accusations de toutes sortes portées contre ces détenus. Le regard dans le vide, ces responsables semblaient sourds à tous les propos désobligeants qu'on leur lançait au visage. Après cette halte, les « hôtes » ont été amenés dans un couloir du rez-de-chaussé en passant par l'arrière cour. Assis à même les carreaux, ceux-ci étaient objet de curiosité. Pour des raisons, certainement de sécurité (la foule des curieux grossissait), « les prisonniers » ont été conduits dans un
endroit plus discret. L'arrestation de ces quatre grosses têtes de la Police nationale a sans doute un rapport avec la situation sécuritaire que connaît la Côte d 'Ivoire. Rappelons qu'au lendemain de la chute de Laurent Gbagbo (11 avril 2011), Brindou N'Bia, directeur général de la police a fait allégeance au président Alassane Ouattara et a ordonné à toutes ses troupes de se mettre à la disposition des nouvelles autorités.
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