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mercredi 20 avril 2011

Nomination d`une femme comme Premier ministre du Mali

Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a été nommée dimanche Premier ministre du Mali par le président Amadou Toumani Touré, annonce-t-on de source officielle.

Mme Cissé, 57 ans, est la première femme qui va occuper le poste de chef du gouvernement au Mali.Elle était présidente du Conseil d'Administration de la Société nationale des tabacs et Allumettes du Mali. Auparavant, elle a été plusieurs fois ministre avant d'être nommé représentante du Mali au CILSS (Comité inter Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel).

Madame Cissé Mariam Kadiama Cissé est diplômée de l'Ecole nationale d'Administration du Mali. Elle a aussi suivi des formations post universitaire en management, en environnement et en genre et démocratie.

Elle remplace M. Modibo Sidibé, qui a démissionné le 30 mars et qui, selon des sources dignes de foi , sera candidat à la présidentielle de 2002 au Mali.

Burkina Faso: Compaoré face à la contestation de sa propre garde

Le chef de l`Etat burkinabè Blaise Compaoré, qui résiste depuis février à des mouvements de colère multiples, dont ceux de soldats, a été confronté jeudi et vendredi à une nouvelle mutinerie de sa propre garde présidentielle qui s`est étendue à d`autres militaires.
Cette mutinerie a entraîné la dissolution du gouvernement dirigé par le Premier ministre Tertius Zongo, et le limogeage du chef d`état-major des armées, le général Dominique Djindjéré, remplacé par le colonel-major Honoré Nabéré Traoré.
Le mouvement de révolte a débuté jeudi soir dans deux casernes de la capitale, dont l`une dans l`enceinte de la résidence à Ouagadougou de M. Compaoré - un ancien militaire au pouvoir depuis 24 ans. Le président a dû se rendre pendant quelques heures à Ziniaré, sa ville d`origine, à une trentaine de km au nord, avant de revenir en son palais vendredi matin.
Des dizaines de soldats de la garde présidentielle sont descendus dans les rues, tirant en l`air avec des armes lourdes et légères, pillant de nombreux magasins du centre-ville, saccageant le siège d`une radio privée, Savane FM, dont ils ont blessé deux employés, "réquisitionnant" des véhicules.
Ils ont également incendié le domicile du général Gilbert Diendiéré, chef d`état-major particulier de Blaise Compaoré, ainsi que celui de deux autres officiers. Plusieurs personnes, des civils, ont été "légèrement blessées" lors du saccage du domicile d`un de ces officiers, selon une source militaire.
La mutinerie s`est étendue vendredi matin à trois autres casernes de Ouagadougou.
"On revendique beaucoup de choses", a affirmé à l`AFP un des mutins, citant "les primes de logement" et alimentaire.
"Depuis ce matin, ils ont leur argent, tout le monde l`a eu", a affirmé un officier de la garde, sans préciser le montant et le nombre de soldats en ayant bénéficié.


Les tirs à l`arme lourde et légère qui, depuis jeudi soir, étaient entendus quasiment sans interruption en divers lieux de Ouagadougou, avaient cessé vendredi en fin d`après-midi.
La plupart des services publics, beaucoup de sociétés privées (banques, assurances...) et les stations-service étaient fermés à Ouagadougou, qui s`est muée en ville morte aux rues désertées.
Cette grogne survient après des mouvements, fin mars, de militaires en colère qui protestaient contre la condamnation et l`emprisonnement de certains de leurs camarades inculpés dans des affaires de moeurs et de viols.
Ils s`étaient emparés d`armes de guerre dans des garnisons de plusieurs villes, dont Ouagadougou, avaient déjà tiré en l`air dans les rues, pillé des boutiques et libéré certains de leurs camarades emprisonnés.


Le président Compaoré avait alors rencontré toutes les composantes de son armée à l`issue des rencontres, annoncé la "fin de la crise".
A son retour vendredi matin à Ouagadougou, il a notamment rencontré un ministre norvégien, qui, après l`entretien, a affirmé que M. Compaoré veut "engager le dialogue" pour mettre fin à la contestation dans son pays.
Avant les protestations des militaires, son régime avaient été secoué par des mouvements de jeunes, à la suite de la mort à Koudougou (centre) d`un étudiant de 23 ans, Justin Zongo, lors d`une manifestation.
Cette mort a provoqué d`autres manifestations, souvent violentes, à travers tout le pays qui ont fait six morts à Koudougou et dans ses environs.

Puis, il y a une semaine, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Ouagadougou et dans plusieurs villes de l`intérieur du pays contre le régime de Compaoré, 60 ans, arrivé au pouvoir par un coup d`Etat en 1987.
La contestation à laquelle fait face Blaise Compaoré survient au moment où celui auquel il a toujours accordé son soutien, l`Ivoirien Alassane Ouattara, vient d`accéder au pouvoir à Abidjan après l`arrestation de leur ancien ennemi commun, Laurent Gbagbo.
Devenu un temps médiateur dans la crise en Côte d`Ivoire où vivent au moins trois millions de Burkinabè, M. Compaoré y a pris une part importante en soutenant dès 2002 la rébellion à Laurent Gbagbo, alliée à Alassane Ouattara.

La Gambie refuse de reconnaître Alassane Ouattara comme président ivoirien

BANJUL - La Gambie a indiqué samedi qu`elle ne reconnaissait pas Alassane Ouattara comme président de la Côte d`Ivoire, après l`arrestation lundi de son prédécesseur Laurent Gbagbo, avec l`aide de l`ONU et des forces françaises.
"Le gouvernement gambien ne reconnaîtra aucun président, le président
Ouattara inclus, ni gouvernement africain qui aura été imposé par des forces
extérieures au continent africain, peu en importe la raison", affirme un
communiqué.
Le gouvernement gambien souligne que, "selon la constitution ivorienne",
Laurent Gbagbo est "le président légitime de la Côte d`Ivoire".
"Il ne peut pas être jugé alors qu`Alassane Ouattara, le président ivoirien
choisi par la communauté internationale, est resté impuni après avoir massacré
des milliers de civils, seulement pour être président", estime le gouvernement
de Gambie - un petit pays enclavé dans le Sénégal.
"La seule solution pour éviter une longue guerre civile en Côte d`Ivoire
(...) est de réorganiser une élection le plus rapidement possible", préconise
le texte publié par le bureau du président Yahya Jammeh.
"Il est aujourd`hui très clair pour tous les Africains que le complot pour
re-coloniser l`Afrique est bien réel, et que nous devons nous y opposer",
ajoute le communiqué.
M. Gbagbo s`était proclamé élu à la présidentielle du 28 novembre, au prix
d`une guerre avec les forces de M. Ouattara, lequel a été reconnu président
légitime par l`ONU et la communauté internationale.

Compaoré peut-il s`en sortir?

Blaise Compaoré est sur des braises, c`est le moins qu`on puisse affirmer, vu les nombreux mouvements d`humeur auxquels il fait face depuis deux mois. Le président burkinabé est aux manœuvres pour desserrer l`étau des revendications sociales, politiques et surtout militaires. Mais comment peut-il s`en sortir? Les dernières cartes qu`il pourrait abattre.

Depuis le 20 février 2011, date où un étudiant a trouvé la mort à Koudougou, à une centaine de kilomètres de la capitale, la relative quiétude sociale observée depuis plusieurs mois voire des années au Burkina Faso semble sérieusement perturbée. Les agitations sociales qui ont fait six morts, ne semblent pas s`estomper. Bien au contraire, après les élèves et étudiants appuyés par les syndicats et ONG, c`est l`armée burkinabé, celle- là même qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir, il y a 24 ans, qui s`est jetée dans la danse. C`est la deuxième fois en moins de deux mois que les militaires se rebellent contre leur chef. Le cas le plus significatif de ce malaise, est sans doute le soulèvement ce week-end des éléments de la garnison de Pô à 143 Km de Ouagadougou. Pour celui qui connaît l`histoire de l`arrivée au pouvoir du natif de Ziniaré, ce camp qui forme la crème de l`armée burkinabé, a servi de rampe de lancement au sommet du pouvoir, pour le jeune capitaine. En effet, c`est pendant qu`il dirigeait ce célèbre centre de formation, qu`il a évincé en 1983, le commandant Jean- Baptiste Ouédraogo, éphémère dirigeant d`une junte qui a renversé le général Sangoulé Lamizana deuxième président de l`ex- Haute Volta. C`est encore à ses mêmes « gars » de Pô, que Compaoré fera appel quatre ans plus tard, pour descendre sur le Conseil de l`Entente qui faisait office de présidence, pour détrôner Thomas Sankara. La révolte de la garnison de Pô, le samedi 16 avril, après celle de la garde présidentielle et des deux grandes casernes de Ouagadougou que sont les camps Guillaume Ouédraogo et Sangoulé Lamizana, est symptomatique d`un sérieux malaise au sein de l`armée, véritable pilier du régime. Officiellement, ce sont des revendications d`ordre corporatiste, en l`occurrence le problèmes de primes qui sont mises en avant par les militaires. Ces problèmes rejoignent ceux de tous les Burkinabé qui réclament de meilleures conditions de vie. D`ailleurs, début avril, des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté à cet effet dans la capitale et dans plusieurs villes du pays contre le régime. 

Etroite marge de manœuvre pour Blaise Compaoré 

Les sautes d`humeur constatées aussi bien dans les casernes que dans le reste de la population, expliquent un véritable désir de changement. A travers des revendications sociales, les compatriotes de Blaise Compaoré lui lancent surtout un appel à passer enfin la main. Lorsqu`on jette un regard sur les cinq pays voisins du Burkina que sont le Niger de Mahamadou Issoufou, le Mali de Amadou Toumani Touré, le Ghana de John Atta Mills, le Bénin de Yayi Boni, le Togo de Faure Gnassingbé et la Côte d`Ivoire d`Alassane Ouattara, Blaise Compaoré apparaît bien comme celui qui jouit de la plus grande longévité au pouvoir. A 60 ans, il fait aussi partie des doyens des chefs d`Etat de la sous -région. Pour faire face au réveil subit du front social, Compaoré a entre ses mains deux principales cartes. La première c`est bien sûr celle de l`apaisement. Le président a pris une série de mesures pour rendre plus supportable le coût de la vie. Les militaires eux ont vu leurs primes revues à la hausse. Au plan politique, le gouvernement, bouc-émissaire tout trouvé au marasme économique, est vite dissous. Une mesure qui apparaît plutôt comme un cautère sur une jambe de bois, un vrai coup de bluff en fait, car Compaoré connaît mieux que quiconque les attentes au plan politique de ses compatriotes. Il s`agit tout simplement de l`alternance au pouvoir. Nombre de ses concitoyens avaient pensé à tort que la présidentielle de novembre 2010 que venait de remporter leur président, serait la dernière qu`il brigue. Ils ont vite déchanté, car l`homme serait bien tenté par une modification de la Constitution qui lui ouvrirait la voie à d`autres mandats. C`est justement cette boulimie du pouvoir qui révolte les Burkinabé, qui à l`instar de tous leurs voisins, souhaitent vivement l`alternance. La deuxième carte que pourrait abattre Blaise Compaoré est la répression. Au cas où son régime serait sérieusement menacé, il pourrait être tenté d`utiliser la manière forte pour décourager toute velléité de prise du pouvoir par la rue ou par l`armée. Mais il risque de se heurter d`abord à son armée qui apparemment ne lui est plus totalement vouée. La grogne de sa propre garde est un sérieux avertissement. L`autre obstacle susceptible de refroidir l`ardeur répressive du président, est l`activisme des nombreuses organisations des droits de l`homme qui peuvent saisir à tout moment les tribunaux internationaux. Le TPI est aujourd`hui un véritable épouvantail qu`agitent à tout vent ces ONG contre les dictateurs. Autre décision et peut- être la plus sage que pourrait prendre Compaoré, c`est d`annoncer clairement son départ au terme de son actuel mandat. Or, il vient à peine de débuter celui- ci qui ne prendra fin qu`en 2016. Un délai qui pourrait paraître bien trop long pour son peuple impatient d`expérimenter une autre gouvernance.

Election présidentielle au Nigéria - Le rêve compromis

Certainement fatigué d’être traité comme le champion du désordre et d’anarchie toute catégorie, le pays le plus peuplé d’Afrique veut regler son compte à la légende et se présenter au monde dans une nouvelle toilette politique. Cette révolution mentale devant être est marquée par le succès total qui sanctionne les élections présidentielles du samedi 16 avril qui a consacré la large victoire du candidat sortant Goodluck Jonathan. Une longue histoire qui vient de marquer une étape pour un autre parcours. Avec une certaine ambition de se prévaloir pays démocratique. Et pourtant, à l’annonce des résultats, des troubles sont signalés.

Convoqués pour élire leur Président ce samedi 16 avril, 73 millions d’électeurs sur les 155 millions d’habitants que compte le pays se sont prononcés en faveur de M. Goodluck Jonathan. C’est une surprise car les observateurs s’attendaient à un second tour qui devait opposer Goodluck au Général Buhari, même si les sondages relevaient tous la victoire probable du Président sortant. Dans ce pays permanemment en trouble, les observateurs avaient prédit une opportunité d’expression de violences. Car aucune élection présidentielle dans l’histoire de ce pays ne s’est terminée sans violence au bilan mortel. On relève que même l’euphorique première élection présidentielle de l’indépendance qui a marqué la victoire de Sir Abubakar Tafawa Balewa a fait plusieurs morts. Plus près dans les pages de l’histoire, on a en mémoire le triste sort de Moshood Abiola, contestataire des résultats des élections de 1993 et décédé en prison. Découvert par le monde occidental avec la guerre du Biafra dont la France était accusée d’être partie prenante, le Nigéria n’a jamais réussi à s’imposer comme un pays sérieux et stable. Son potentiel économique exploité dans un monstre désordre sur fond de corruption au plus haut niveau de l’Etat n’arrive pas à configurer une image de puissance économique africaine. Et pourtant, 1er exportateur du pétrole en Afrique noire avec des tonnes de barils par jour, le Nigéria regorge de nombreuses richesses dans son sous-sol et le territoire est couvert d’une riche faune et flore. C’est un pays de records en presque tout. Au plan social, toute l’armée se conjugue en termes de tension entre chrétiens et musulmans, entre le Nord et le Sud, entre revendications syndicales et répressions policières sans oublier le grand banditisme et maintenant avec les problèmes de revendication armée du delta du Niger qui fait planer sur le pays la hantise d’une situation à la Biafraise. Au plan diplomatique, les brusques et réguliers changements à la tête de l’Etat destabilisent le personnel diplomatique et la conséquence négative a déconsidéré gravement l’influence du Nigéria. Et cette faiblesse diplomatique a été payée cash au moment de la décision de la FIFA de choisir le pays africain le mieux indiqué pour organiser la Coupe du Monde 2010 sur le continent. On se souvient qu’à l’époque, cinq pays africains dont la Libye, la Tunisie, le Maroc, l’Egypte, l’Afrique du Sud et le Nigéria avaient soumissionné pour l’organisation de la compétition en Afrique. Entre autres arguments qui ont milité contre le choix du Nigéria, le cafouillage presque congénital à toute activité et particulièrement dans les organisations. L’Afrique du Sud a alors été préférée au Nigéria malgré son handicap de plus célèbre pays de violences au monde. Au plan militaire, la plus forte armée et la plus équipée ne peut prétendre exercer aisément une influence de maître dans la sous-région ouest-africaine même si le pays est le plus gros fournisseur de contingents de forces d’intervention militaires de la CEDEAO. A la limite, on dirait qu’elle tire son prestige en la matière avec le surnombre. En partance pour Addis-Abeba, il y a quelques années, votre serviteur a relevé la colère des nigérians contre leurs autorités qui n’organisent pas le peuple pour lui permettre de développer leur pays et qui n’étaient même pas capables de les doter d’une compagnie aérienne capable de parcourir le continent. Ils devaient se contenter des services de la compagnie Ethiopienne qui elle, dessert tous les continents. Depuis une année pourtant, entré timidement dans l’arène politique au sommet de l’Etat comme intérimaire et remplaçant du défunt Président Yar’ Adua, Goodluck Jonathan s’est imposé au fil des jours comme un homme d’Etat capable d’avoir une vision pour son pays. Le Général de Gaulle pourrait dire de lui qu’il a une certaine vision du Nigéria. Au plan interne, il a réussi à atténuer l’ardeur sécessionniste des combattants du delta du Niger sans pour autant annihiler le mouvement. Aux affrontements réguliers opposant des différentes confections religieuses, il appose sa marque d’intervention : vigueur policière et négociations discrètes. Des contrôles improvisés et des audits sont menés au sein de nombreux firmes nationales et internationales implantées dans le pays. Grâce à une vigoureuse lutte contre la criminalité et l’impunité, le Nigéria fait de moins en moins peur aux étrangers et les habitants commencent à rêver d’un grand pays en nature et en développement. Goodluck, l’intérimaire pressenti comme ce messie longtemps attendu, se voit ainsi tout désigné pour la mission. Le peuple lui a donné une victoire avec la manière comme on le dit en reportage sportif. Il ne doit pas dilapider cette espérance des électeurs qui se sont déplacés massivement pour voter dans le calme derrière lui. Jusque- là, Olusegun Obasanjo s’est imposé au Nigéria comme l’un de ses fils à savoir, allier autorité et notoriété. Depuis un an, Goodluck a su se confectionner une étoffe semblable avec un confortable crédit de perfectionnement potentiel à toute épreuve. Désormais, il est dans l’arène. Bonne chance Chairman !

Blessé chez Gbagbo, Les dernières nouvelles de Sidiki Bakaba

Le Directeur du Palais de la Culture d`Abidjan, M. Sidiki Bakaba a été blessé lors des bombardements précédents l`arrestation de l`ex-Président Laurent Gbagbo à sa résidence à Cocody. M. Bakaba qui a toujours revendiqué son amitié avec M. Laurent Gbagbo, a voulu vivre les jours difficiles avec lui. Mais en plus, il était en train de réaliser un documentaire sur les événements post-crise qui ont secoué la Côte d`Ivoire. En filmant tout ce qui se passait, comme ce fut le cas en 2004 avec ``La Victoire aux mains libres``. C`est dans cette atmosphère qu`il a été grièvement blessé par balles. En plus des premiers soins sur place à la résidence, le cas de M. Bakaba nécessitait une prise en charge sérieuse puisqu`il a été touché aux pieds et aux côtes. Selon des proches de l`acteur que nous avons joints, il a été hospitalisé au CHU de Treichville quelques heures après l`arrestation de Gbagbo afin de recevoir des soins adéquats. Il y a passé quelques jours avant de quitter ce centre hospitalier. Quelques jours auparavant, un reportage présenté sur une chaîne de télévision faisait état de ce que le Palais de la Culture de Treichville abritait des armes et était devenu un ``camp militaire`` occupé par les militaires de la Garde Républicaine. Aux dernières nouvelles, M. Sidiki Bakaba dont l`état de santé s`est beaucoup amélioré est sorti de l’hospital afin de continuer sa convalescence dans un lieu sûr.
S.A.

Voici où se trouvent Serges Kassy et Akissi Delta 
La rumeur relative au décès de Serges Kassy, suite à l`arrestation du Président Laurent Gbagbo le lundi 11 avril dernier, s`était propagée à Abidjan comme une traînée de poudre. Après les investigations que nous avons menées, Serges Kassy est bel et bien vivant. Certains membres du Conseil d`Administration du Burida que nous avons joint ont donné des nouvelles de lui;`` Serges Kassy se porte très bien. Il n`est pas mort. Des gens ont affirmé qu`il était à la RTI pour combattre aux côtés des FDS, ce n`est pas vrai. Actuellement, il se trouve au Ghana. Pour des raisons de sécurité, lui et sa famille se sont mis à l`abri``. Aux dernières nouvelles, nous avons également appris que Akissi Delta craignant pour sa vie, s`est réfugiée au Bénin. Elle a pu sortir du pays grâce à la bienveillance d`un organisme international.

Faits divers

L’image d’un cœur apparaît sur une sauce graine à Bouaflé
Bouaflé – L’image du cœur est apparue sur une sauce graine mardi chez dame Kouassi Adjoua, une ménagère résidant au quartier Dioulabougou de Bouaflé.



Selon la dame en question, ce signe a été aperçu par sa fille juste après avoir mis la sauce au feu. « C’est une réponse de Dieu à mes prières en faveur de la paix en Côte d’Ivoire », a-t-elle tout simplement déclaré.



Depuis quelques jours, ce phénomène d`apparition du dessein d`un coeur sur de la sauce graine est récurrent en Côte d`Ivoire. Avant Bouaflé, des cas ont été constaté dans deux communes d`Abidjan ainsi qu`à Gagnoa, Soubré et Oumé.
 

“Offensive généralisée’’ des Frci : Serges Kassy, Gadji Céli, Georges Aboké, Hanny Tchelley, Sidiki Bakaba... Ce qui leur est arrivé

C’est sous des vagues signées “offensive généralisée’’ que le tsunami des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), déclaré depuis le nord du pays, s’est abattu sur les berges abidjanaises. Certes, “l’inondation’’ n’aura duré que deux semaines. Mais en se retirant, les vagues laissent sur la berge, des “dégâts collatéraux’’, auxquels n’a pas échappé un certain nombre de figures du Show-biz. Spot light.

Au commencement était la “crise post-électorale’’ déclenchée aux lendemains du 28 novembre 2010. Et, lentement, au fil des mois, les choses avaient commencé à se compliquer. Et, rapidement, la situation que la presse annonçait et qualifiait “d’enlisée’’, s’était installée dans une sorte d’impasse, avec comme un confort aux relents sado-masochistes qui soulevaient plus de questions qu’ils ne donnaient de réponses. Puis, vint ce 28 mars 2011 qui, sur analyse de la presse impartiale, annonçait un “tournant décisif’’ dans le scénario du Western post-électoral en cours. Certains, devenus “visionnaires’’, y annonçaient déjà la fin du film, une sorte d’apocalypse. Naturellement, en l’espace de quelques jours, à la lumière du “théâtre des opérations’’, ceux qui avaient le courage et la lucidité de considérer la situation avec un brin de réalisme, avaient décidé d’agir. L’heure était alors à faire un choix dans le panel des options qui se présentaient. Ou même s’imposaient, c’est selon. Résultat, quelques jours avant la “prise’’ d’Abidjan par les Frci ou même durant les heures qui avaient suivi leur arrivée, les options étaient déjà claires dans la tête des uns et des autres: en mode “retranché en lieu sûr’’ pour certains ou “sortie du pays’’ pour d’autres. 
Ce schéma, tel que présenté, devrait s’appliquer – et l’a d’ailleurs été – aux Acteurs de la politique. Mais pas seulement. En effet, c’est un secret de polichinelle que depuis belle lurette, nombre de nos pontes nationales du Show-biz ne se contentent plus de tutoyer seulement le micro de l’art (chanson, cinéma, télévision...). Ici, on surfe également avec un certain brio sur la toile politique. Quitte à voir son capital d’admirateurs prendre un coup. Mais aussi et surtout, à subir le revers de la médaille au cas où le vent venait à tourner. Au nombre de ceux-ci, Serges Kassy, Hanny Tchelley, Gadji Céli, Sidiki Bakaba... qui ont dû faire face à cette réalité des choses. Chacun, bien entendu, à sa manière. Mais, on a beau déploré le fait que les choses se soient passées ainsi, on ne perdra pas de vue qu’au finish, il y a eu plus de peur que de mal. Du moins pour nombre de ces artistes aux estampilles politiques reconnues. C’est déjà une grosse consolation à ne pas négliger.

Victime des escadrons de la mort - Joël N`Guessan échappe à la mort, ses 4 collaborateurs tués

Le ministre Joël N`Guessan revient de loin. Il est inconsolable, malgré la chute de Laurent Gbagbo. La joie qui devrait être la sienne avec la prise effective du pouvoir par le président Alassane Ouattara dont il est l`un des porte-paroles, reste mitigée. Et pour cause ? Quatre de ses collaborateurs, chauffeur et deux agents chargés de sa sécurité ont été froidement abattus sous ses yeux par les hommes du Commandant Seka Seka des ex-FDS, en service au palais présidentiel, le vendredi 8 avril dernier. Très affecté, il s`explique mal cette barbarie qui aurait pu lui coûté la vie, n`eut été la baraka. Au lendemain de l`annonce par le Président de la république des mesures visant à faire redémarrer les activités, le vendredi 8 avril 2011, il est sorti avec ses quatre collaborateurs pour constater lui-même le dispositif de sécurisation des personnes et des biens. « De 9 h à 13 h, tout semblait normal et nous en avions profité pour rendre des visites aux parents à la Riviera Palmeraie et à la Riviera 3», relate le porte-parole du chef de l`Etat. Cette belle randonnée va connaître un tournant crucial et mortel sur le chemin de retour à Angré 7ème Tranche lorsque le ministre N`Guessan et ses collaborateurs tombent sur une colonne de soldats. Croyant avoir affaire à une équipe de soldats des FRCI, son garde de corps assis auprès du conducteur a cru bon de décliner l`identité de Joël N`Guessan tout en prenant soin de mentionner son statut de porte-parole du président démocratiquement élu de Côte d`Ivoire. Une information qui sera fatale aux occupants de la voiture du ministre, taxés de rebelles. «Sur le chemin de retour, aux environs de 15h, mentionne Joël N`Guessan, nous sommes tombés sur une colonne de soldats que nous avions pris pour des FRCI à Angré 7ème Tranche, non loin de la CNPS. Mon garde qui était devant la voiture à côté du chauffeur a jugé nécessaire de décliner mon identité en précisant que j`étais un porte-parole de Ouattara. Alors qu`il s`agissait de FDS conduits par le Commandant Seka du Palais. Ils n`ont pas hésité à abattre sous mes yeux les quatre collaborateurs sous le prétexte qu`ils sont des rebelles». Une scène macabre sous la caméra de Sidiki Bakaba. «Ce dernier, aux dires du rescapé de cette tuerie, a filmé l`assassinat de mes gars car il participait aux opérations aux côtés du Commandant Seka Seka. Il m`a aussi filmé quand on me mettait dans la voiture pour m`emmener au Palais. Il m`a menacé avec son pistolet en m`interdisant de citer son nom dans quelques témoignages que ce soit. Ce gars est très dangereux. Il a eu des propos incroyables sur le Président Ouattara. S`il est encore en vie, je souhaite le rencontrer pour qu`il donne quelques explications». Les soldats qui voulaient balayer toute trace de leur sale besogne tenaient à abattre le porte-parole du président Ouattara. Mais le Commandant Seka s`oppose et exige qu`il soit transporté à la résidence présidentielle à Cocody comme prisonnier. Injonction lui est faite de s`expliquer sur les raisons de son militantisme auprès de Ouattara alors que son neveu, Stéphane Kipré est voué corps et âme à l`ex-président Gbagbo. Des pures humiliations, il en subira avant que Mme Gbagbo, informée de sa présence, n`exige sa libération. Ordre exécuté à la lettre par son aide de camp qui le conduit par la suite au domicile du ministre Jean Banny où il arrive à 21h 30 pour y passer la nuit. Même s`il reconnaît avoir eu la plus grande peur de sa vie, ses collaborateurs n`ont pas eu cette chance. Lâchement abattus par l`aide de camp de Mme Gbagbo, Seka Seka, en cavale depuis l`arrestation de sa patronne.
800 milliards de FCFA. C’est la somme qu’aurait dépensé Laurent Gbagbo pour acheter des armes. Des armes pour tuer ses propres concitoyens. Voila une autre preuve que Laurent Gbagbo n’a jamais aimé les Ivoiriens. Pour les tuer, l’ancien maître d’Abidjan n’a pas hésité à acheter des armes non conventionnelles comme les mines anti-personnelles et les « Orgues de Staline » pour massacrer son peuple. Une fois ces armes en sa possession, Laurent Gbagbo a lancé son armée contre les jeunes et les femmes aux mains nue. Les images d’Abobo sont encore vivaces dans nos esprits. Pendant que les Ivoiriens mouraient de faim, que les infrastructures économiques, routières, sanitaires étaient mal en point, Laurent Gbagbo passait son temps à acheter des armes. Ces 800 milliards, s’il les avait utilisés comme il le fallait, auraient permis de construire un nombre incalculable d’écoles, de centre de santé, de routes pour le bonheur des Ivoiriens. Laurent Gbagbo, lui, a préféré semer la mort et la désolation dans les foyers. Lui-même reconnait avoir investi beaucoup d’argent dans l’achat des armes. Ne disait il pas : « si je savais que chaque ivoirien avait un prix, je n’aurais pas dépensé assez d’argent à acheter toutes ces armes ». Avec la destruction de la plupart de ces armes et les détournements liés à l’achat de ces armes, Laurent Gbagbo vient de jeter des milliards de FCFA du contribuable à la poubelle.

Liberation du personnel et des membres de la famille arrêtés chez Laurent Gbagbo


Côte d`Ivoire: le gouvernement sort du Golf hôtel

ABIDJAN, Le gouvernement du président ivoirien Alassane
Ouattara a tenu mardi son premier conseil hors du Golf hôtel d`Abidjan, et a
fait raser un symbole du pouvoir de Laurent Gbagbo, la "Sorbonne" où
officiaient ses idéologues.
Cela restera comme l`une des images du changement d`époque: des bulldozers
écrasant, sous un beau soleil, les baraques de la "Sorbonne", le plus célèbre
des forums pro-Gbagbo.
Situé en plein coeur du quartier du Plateau (administration et affaires),
non loin du palais présidentiel, cet espace jusque-là intouchable était la
tribune des "patriotes" et autres orateurs du régime défait, mais aussi un
marché informel, un temple du piratage (de CD et DVD) et un lieu de
prostitution.
"C`était une question de salubrité et de sécurité", a affirmé à l`AFP un
responsable de la mairie. "Il fallait rendre le Plateau propre".
Comme après le putsch raté de 2002 contre M. Gbagbo, les "sorbonnards" ont
été actifs durant la crise née de la présidentielle de novembre 2010,
vilipendant les "rebelles" de M. Ouattara ainsi que l`ex-puissance coloniale
française et l`ONU qui le soutenaient.
Dans la matinée, dans le même quartier, le gouvernement Ouattara a marqué
une nouvelle étape de la "normalisation" promise, au lendemain d`une très
timide reprise du travail des fonctionnaires, en se réunissant pour la
première fois hors du "Golf".
Une dizaine de ministres -sur une quinzaine au total- ont participé à ce
conseil de gouvernement présidé par le Premier ministre Guillaume Soro.
"C`est un grand symbole. Ca montre que le pays est en marche. Je demande à
toute l`administration de se mettre au travail", a déclaré M. Soro à la presse
à l`issue du conseil.
"La sécurité s`est notoirement améliorée (...) Les policiers sont de retour
à l`Ecole de police, sont mobilisés, prêts à travailler", a-t-il assuré.
Depuis la présidentielle, M. Ouattara et son équipe étaient retranchés au
"Golf", dans le quartier de Cocody (nord), soumis à partir de la mi-décembre à
un blocus des forces pro-Gbagbo, levé il y a deux semaines.
Le secteur du Plateau a été le théâtre de combats pendant dix jours,
jusqu`à l`arrestation le 11 avril de M. Gbagbo, au terme de près de cinq mois
d`une crise post-électorale qui a fait quelque 900 morts selon l`ONU.
L`activité y est toujours timide, la circulation très fluide et des
commerces restent fermés, malgré l`appel à la mobilisation des agents de
l`Etat.
Bien que la sécurité ne soit pas encore totalement rétablie partout,
notamment dans le quartier pro-Gbagbo de Yopougon (nord-ouest), où des
miliciens sont encore présents et des coups de feu sont entendus le jour et la
nuit, le gouvernement a levé lundi le couvre-feu instauré depuis le 31 mars à
Abidjan.
Mais l`ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit "IB", pourrait à terme causer
de nouveaux soucis aux autorités.
Revendiquant la paternité du "commando invisible" - des insurgés qui dès
janvier avait mis en échec les forces pro-Gbagbo dans le nord d`Abidjan -, il
interpelle le pouvoir.
"Donne à César ce qui est à César", a-t-il dit lors d`un entretien avec
l`AFP. Pour celui qui se fait désormais appeler "général IB", il n`y pas
d`autre choix que "d`être reconnaissant vis-à-vis de ces combattants".
La situation humanitaire demeure préoccupante.
La Commission européenne a annoncé avoir doublé son aide humanitaire à la
Côte d`Ivoire, de 30 à 60 millions d`euros, consacrée principalement aux
besoins en matière de santé, d`eau, et d`assistance alimentaire.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a commencé à fournir une assistance
de 9.000 tonnes de riz aux déplacés, ainsi qu`aux réfugiés ivoiriens au
Liberia voisin.
Un million de personnes se sont déplacées à cause des violences, dont près
de 150.000 ont trouvé refuge au Liberia, selon les organisations humanitaires
internationales.

Côte d`Ivoire: la "Sorbonne" d`Abidjan, célèbre forum pro-Gbagbo, détruite

ABIDJAN - Des engins de terrassement ont rasé mardi à Abidjan la "Sorbonne", le plus célèbre des forums tenus par les partisans de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, qui s`y livraient notamment à de violentes diatribes antifrançaises, a constaté un photographe de l`AFP.
Situé en plein coeur du quartier du Plateau (administration et affaires),
non loin du palais présidentiel, cet espace était le plus connu des
"parlements" ou "agoras" pro-Gbagbo de la capitale économique.
Il avait été déserté après les combats livrés dans le quartier entre
combattants du nouveau président Alassane Ouattara et forces restées fidèles à
Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril.
Tribune des jeunes idéologues du régime défait - souvent des universitaires
sans emploi -, la "Sorbonne" était aussi un vaste marché informel, un temple
du piratage (de CD et DVD) et un lieu de prostitution.
"C`était une question de salubrité et de sécurité. C`est la seule raison
(de la destruction du site). Il fallait rendre le Plateau propre", a affirmé à
l`AFP un responsable de la mairie.
"Un arrêté avait été pris il y a quelques mois, qui n`avait pas pu être
exécuté, à cause de la présence des gens sur place", a-t-il ajouté.
Comme après le putsch raté de 2002 contre M. Gbagbo, les "sorbonnards" ont
été actifs durant la crise née de la présidentielle de novembre 2010,
vilipendant les "rebelles" de M. Ouattara ainsi que l`ex-puissance coloniale
française et l`ONU qui le soutenaient.
Dirigée par un parti allié à M. Ouattara, la mairie du Plateau avait échoué
sous la présidence de M. Gbagbo à déloger les occupants du site, notamment
lors de sa dernière tentative en mai 2010.

Fillon reçoit le Premier ministre kényan, partenariat entre Paris et Nairobi

PARIS, Le Premier ministre, François Fillon, aura
mercredi après-midi un entretien avec son homologue kényan, Raila Odinga, au
cours duquel sera signée une déclaration pour un partenariat renforcé entre
Paris et Nairobi, a annoncé mardi Matignon.
M. Odinga sera reçu par M. Fillon mercredi à 16H30 à Matignon, ont précisé
les services du Premier ministre.
Les deux chefs de gouvernement signeront dans la foulée de leur rencontre
une déclaration pour un partenariat renforcé entre la France et le Kenya.
M. Odinga avait joué ces dernières semaines un rôle de médiateur pour
dénouer la crise ivoirienne. Il a préconisé le 13 avril à Washington une
mesure d'amnistie en faveur de l'ex-président Laurent Gbagbo



PARIS, Le Premier ministre kényan Raila Odinga,
médiateur de l`Union africaine dans la crise ivoirienne, a suggéré mercredi
que le président ivoirien Alassane Ouattara laisse partir en exil son
prédécesseur et adversaire Laurent Gbagbo et forme un gouvernement d`union.
"M. Gbagbo devrait être autorisé, s`il le souhaite, à partir en exil", a
estimé M. Odinga dans un entretien accordé mercredi à la chaîne de télévision
France 24 à l`occasion d`une visite officielle à Paris.
Le Premier ministre kényan a répété qu`il était favorable à une amnistie en
faveur de Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril par les forces fidèles à Alassane
Ouattara, après une guerre de dix jours dans Abidjan et près de cinq mois de
crise post-électorale qui ont fait quelque 900 morts selon les Nations unies.
"Oui, je pense qu`il devrait y avoir une amnestie pour Laurent Gbagbo. M.
Ouattara devrait être magnanime dans la victoire et le laisser partir", a dit
l`ancien médiateur.
"Je ne pense pas qu`on devrait traiter M. Gbagbo avec ses propres
méthodes", a-t-il ajouté. "On devrait (...) lui dire : +Vous quittez le pays
quoi que vous ayez fait+, et aussi prendre des gens à lui dans le
gouvernement, de sorte qu`on ait un gouvernement élargi", a ajouté M. Odinga.
"L`élargissement (politique) est à l`ordre du jour ici, ce qui aidera à
guérir les plaies", a-t-il estimé.
Le jour de l`arrestation de son adversaire, le président Ouattara a dit
souhaiter établir une "commission vérité et réconciliation" et a annoncé le
lancement d`une procédure judiciaire contre M. Gbagbo, son épouse Simone et
ses collaborateurs.
Il s`était par ailleurs dit favorable, y compris pendant son bras de fer
avec Laurent Ggbagbo, à la formation d`un gouvernement d`union nationale.

Le "général IB" revendique sa part dans la victoire

4 mois après la crise post-électorale - Dans l`antre de IB et du commando invisible : Comment ils règnent sur les communes d`Abobo et d`Anyama
Il est bel et bien présent et règne sur les communes d`Abobo et d`Anyama comme nous l`écrivions dans les premières heures de cette force qu`il a baptisée ``commando invisible`` face aux ex-forces de défense et de sécurité loyales au président sortant Laurent Gbagbo. Il s`est découvert publiquement à toute la presse, hier, où tous les reporters présents l`ont aperçu en chair et en os dans son fief de PK 18 à Abobo Agouéto, derrière une cinquantaine de barrages érigées et rigoureusement tenus par ses hommes armes aux poings. Après 10 ans d`exil, le major Ibrahim Coulibaly, affublé de son nouveau titre de général de division est bien de retour à Abidjan, où il compte jouer sa partition dans la nouvelle Côte d`Ivoire à construire sous son mentor Alassane Ouattara. Sanglé dans un complet treillis, coiffé d`un béret rouge sang, la barbe toujours bien taillée affichant un coup de blancheur, le désormais ``Général`` IB a animé une conférence de presse à son QG protégé par une centaine de soldats armés jusqu`aux dents. Invité à prendre part à cette conférence de presse, c`est un véritable parcours de combattant que notre équipe de reportage aura effectué pour atteindre l`homme sur qui planait un mystère jusqu`à cette date. Outre les nombreux barrages à traverser, il aura fallu braver avec beaucoup de sang-froid toutes ces recrues en armes parfois nerveux et toujours promptes à donner des ordres pour intimer respect et considération à leur endroit. Il est un peu plus de 10 heures quand nous empruntons la route d`Abobo, la commune la plus peuplée d`Abidjan qui a connu deux mois de violences. Au niveau de l`échangeur qui débouche sur la casse, nous découvrons un autre monde. Les barrages de contrôle, autrefois surveillés par les soldats de l`armée régulière, sont tous tenus aujourd`hui par des jeunes drapés de treillis de toutes sortes et chaussés comme ils le peuvent. Au niveau de l`entreprise Filtisac, on découvre des combattants en civil et d`autres en treillis, sifflant à l`instar des forces de l`ordre réglant la circulation à cet endroit auparavant. Au rond point d`Abobo, les hommes en armes grouillent comme des fourmis. Plusieurs 4X4 surmontés de mitrailleuses lourdes et autres fusils d`assaut sont stationnés sur le terre-plein central. Le rond point n`a cependant pas perdu de son ambiance d`antan. Vendeurs ambulants, transporteurs et badauds s`interpellent dans une cohue indescriptible, malgré la présence d`hommes armés qui donnent l`image d`une armée hétéroclite. Qu`à cela ne tienne, la vie se déroule comme si ces soldats n`existent pas. C`est en ce lieu bruyant et grouillant de monde que nous a donné rendez-vous le service presse de M. Ibrahim Coulibaly. Son véhicule précédant, un petit cortège constitué avec d`autres confrères s`ébranle vers le lieu de la rencontre. Le chemin se fait avec les détresses des véhicules allumées pour se faire ouvrir facilement la voie dans les nombreux barrages érigés sur la voie publique. Du rond point jusqu`au carrefour PK 18, que de barrages rencontrés! Les jeunes, riverains pour la plupart des quartiers traversés, se sont convertis en soldats de circonstance, faisant la loi sur les routes. A bord de véhicules tout terrain sans plaque d`immatriculation, ils traversent la commune en trombe, armes au poing. Ceux qui tiennent les barrages, pour la plupart armés de fusils de chasse, tentent de maintenir un semblant d`ordre. A l`approche du QG d`Ibrahim Coulibaly, le décor change d`aspect.

Abobo essaimé d`hommes en armes

Les barrages faits de pneus usés sont remplacés par des murs de briques tenus par des soldats apparemment plus aguerris. En bordure de la voie, nous découvrons des carcasses de véhicules calcinés. Et aussi des jeunes en tenue de policiers apparemment arrachées ou subtilisées à leurs propriétaires. Ce qui justifie le fait qu`elles (ces tenues) soient trop grandes ou trop petites sur certains des éléments les arborant. Par leur attitude, nous sentons que ces jeunes ont la gâchette facile. Juste à un carrefour de PK 18, nous bifurquons à gauche. A tous les 100 mètres, il faut traverser un barrage. La destination finale se fait proche dans nos esprits. Des sacs de riz bleus remplis de sable derrière lesquels se trouvent des soldats sont visibles, comme si nous avons pénétré une zone rouge. Quelque part sur la voie, nous tournons à gauche, puis à droite, pour déboucher sur un marché de condiments d`un quartier précaire que nous traversons rapidement. Quelques mètres plus loin, encore un labyrinthe pour apparaître dans un autre quartier bien loti, cette fois. On se croirait dans un autre monde tant les maisons sont bien construites. Ce décor tranche avec les centaines d`hommes en armes qui y pilulent. Plusieurs véhicules de types 4X4 sont garés devant et non loin d`un duplex. Des soldats, en tenue de gendarme et de militaire, veillent au grain, l`air nerveux. Plusieurs d`entre eux sont barbus et affichent une mine patibulaire. Notre véhicule de reportage gare devant la villa, sous le regard désapprobateur de la sentinelle. «On ne gare pas ici, allez plus loin», nous lance un soldat, le doigt toujours sur la gâchette de sa kalachnikov. Nous comprenons que nous sommes cette fois bien à la caverne du major Ibrahim Coulibaly. Une villa toujours en construction, dans un quartier paisible, mais stratégiquement bien choisi pour résister à tous les assauts. Ceux-ci ne pouvant se faire sans d`importants dégâts collatéraux sur une bonne part des domiciles de civils et de ces populations visiblement accommodées à la présence de cette troupe constituée au cœur de leur cité. Nous descendons du véhicule pour nous engouffrer, sous la protection du chargé de presse, dans la bâtisse. IB est assis parmi une cinquantaine de soldats, tous bien habillés et coiffés de bérets de diverses couleurs. Sanglé dans un treillis impeccable et entouré de ses guerriers, Ibrahim Coulibaly alias IB répondait aux questions des journalistes qui voulaient percer le mystère qu`il constitue depuis maintenant trois mois. Il s`est présenté comme un soldat de paix qui a décidé de se mettre à la disposition du président de la République, Alassane Ouattara dont il a salué «la brillante élection» dans sa déclaration liminaire. En revanche, le patron des commandos invisibles souhaite obtenir une audience avec le nouveau locataire du palais présidentiel d`Abidjan afin de prendre sa place dans la réconciliation nationale. Celui qui s`est attribué le grade de Général de division - en témoigne les trois étoiles qui scintillent sur son béret - a balayé du revers de la main les supputations et autres rumeurs qui couraient sur son compte. Entre autres rumeurs, celle relative à la prise manquée de la télévision nationale avant l`entrée des Forces républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI) à Abidjan, mais aussi son rapprochement avec les miliciens combattant pour l`ex-régime dans la commune de Yopougon jusqu`à présent. 





jeudi 14 avril 2011

Disparition de l'ancien président Ange- Félix Patassé

L'ancien chef de l'Etat centrafricain Ange-Félix Patassé (74 ans) est décédé ce mardi, dans l'après midi dans un centre hospitalier de Douala.  L'information a été confirmée aussitôt après sa mort par le porte-parole de son parti depuis Bangui. Affecté ces dernières années par la maladie, contre laquelle il se battait résolument, le pouvoir de Bangui s'est obstiné à le laissser sortir du pays pour se faire soigner à l'étranger.
Poids lourd de la scène politique guinéenne, arrivé second lors de la présidentielle de janvier dernier, Ange-Félix Patassé qui a dirigé le pays de 1993 au 15 mars 2003, date de sa déposition du pouvoir par l'actuel président, le général François Bozizé, à la tête d'une rébellion armée, souffrait selon des sources hospitalières d'un diabète aigu doublé d'une arthrite.

Longtemps exilé à Lomé où il avait comme protecteur, le général Gnassimbé Eyadéma, l'ex président centrafricain a décidé de retourner au bercail pour prendre part au dialogue politique interne initié  en 2008  par l'homme fort de Bangui, sous les auspices de la communauté internationale.

Grand et fidèle ami du président Equato-guinéen, Théodore Obiang Nguéma, lequel lui avait affrété un avion spécial pour se rendre à Douala, pour des soins médicaux sur instruction du président camerounais, Ange-Félix Patassé était un des derniers Mohicans de la scène politique centrafricaine.

Homme de paix, de justice, il a toujours oeuvré pour un dialogue inclusif national,alors que d'autres opposants rechignaient à tendre la main au régime.  

Togo : une loi pour arrêter l’hémorragie financière à la Caisse de retraite

Plus de 25 milliards de francs Cfa. C’est l’ardoise salée de la Caisse de retraites du Togo pour près de treize années d’indemnités de départ à la retraite non payées. L’hémorragie a forcé le vote, par l’Assemblée nationale, d’une loi suspendant celle ayant institué ce bonus mis à la charge des actifs de la Caisse.
La rupture de l’équilibre financier du régime des pensions civiles et militaires a mis la Caisse de retraite du Togo (CRT) dans une incapacité à payer l’allocation de départ à la retraite, un bonus de douze mois de salaire accordé à tout partant à la retraite. L’essoufflement est intervenu après seulement six années de vie de cette allocation instituée en 1991 mais suspendue en 1997 sans aucun texte réglementaire. Depuis cet arrêt de fait, et pendant que la loi instituant cette allocation courait toujours, la CRT aurait accumulé une obligation de plus de 25 milliards FCfa vis-à-vis de centaines de fonctionnaires auxquels l’indemnité de départ à la retraite n’a pas été payée pour près de treize années. Pour arrêter l’hémorragie financière et limiter l’ardoise, l’Assemblée nationale a dû voter le 18 février dernier une loi portant sur la suspension de cette allocation de départ. Les fonctionnaires se sont montrés désemparés, les syndicalistes moins ouvertement critiques tandis que les politiques décrient une loi déshumanisante à la limite de la « mesure humanicide ». Les autorités togolaises, se défendant, parlent d’une « volonté de faire quelque chose de plus rationnel, de mettre en place un système qui soit plus performant », expliquant qu’il y a eu « une situation malheureuse, parce que les indemnités ont été instituées dans des conditions qui ne respectaient pas les règles de l’art ».
Il y a eu « une situation malheureuse, parce que les indemnités ont été instituées dans des conditions qui ne respectaient pas les règles de l’art. »
 
« L’institution de l’indemnité de départ à la retraite n’était pas fondée sur des études actuarielles », a expliqué Octave Nicoué Broohm, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, interrogé par la radio locale Victoire Fm. Les fonctionnaires actifs ont dû supporter la charge du départ à la retraite qui revenait normalement à l’Etat (l’employeur) en guise de reconnaissance pour service rendu à la nation. Le ministre a relevé l’existence d’un « déséquilibre structurel » qui s’est creusé davantage avec la mise de ces indemnités à la charge de la Caisse de retraite du Togo. Le nombre de départs à la retraite était d’année en année plus élevé, tandis que celui des actifs évoluait dans le sens inverse. Il n’y avait pas, en face des indemnités payées, des cotisations qui rentraient en conséquence pour en plus permettre de payer les allocations de départ à la retraite.
 
Depuis 1997, les fonctionnaires partant à la retraite n’obtenaient plus le fameux bonus. « C’était une situation de fait, aucun acte légal ne venait justifier, expliquer ou rendre compte de cela », a expliqué Octave Broohm. La nouvelle loi portant suspension de l’allocation permet, dit-il, d’abord de « régulariser une situation de fait » et ensuite de travailler sur une base légale qui se penchera sur le sort du passif de plus de 25 milliards accumulés de fait. A partir de la suspension de la loi, sur cette base dorénavant légale, le gouvernement mènera la réflexion sur le bonus. Les questions à ce sujet sont des préoccupations inscrites en bonne place, dit-on, dans le cadre des réformes engagées au niveau de l’Administration publique. Il s’agit pour les autorités togolaises d’envisager, « de façon saine dans un cadre clarifié », les moyens d’apurer le lourd passif et de voir ce qu’il faut mettre en place comme indemnité de départ à la retraite et les conditions à cet effet : les conditions précédentes n’étaient pas « rationnelles ».

Pourquoi le Maroc ne doit pas vendre ses champions nationaux ?

Du désengagement de l’ONA et de la SNI de la bourse à la cession des filiales rentables à des groupes industriels ou à des investisseurs étrangers, où est l’intérêt du consommateur marocain ? Ce transfert des centres de commandement de Lesieur, Cristal, Centrale Laitière signifie-t-il la fin de la politique des champions nationaux ? Analyse.
Depuis mars 2010 et bien avant les contestations sociales dans le monde arabe, une nouvelle donne s’offre au paysage économique marocain. En effet, l’annonce surprise du retrait de l’ONA et de la SNI de la Bourse de Casablanca, suivie d’une opération de fusion-absorption entre les deux entités, avec un changement d’orientation allant de l’abandon de la stratégie de holding industrielle à une holding de participations du genre Fonds Abu Dhabi d’investissements (actionnaire majoritaire de Citibank), a laissé libre cours à beaucoup d’interprétations dans les milieux financiers marocains et bien au-delà. De quoi s’agit-il au fait ?
Un champion national dans sa définition empirique en regard de l’expérience du Maroc de 2000 à 2010 est avant tout un acteur engagé sur le long terme qui dispose d’une marge de manœuvre par rapport à la vision à court-terme du marché et d’une taille critique dans son domaine, lui permettant de faire jouer l’effet d’entraînement nécessaire à la consolidation des PME-PMI.
Du point de vue légal, les deux titres ont été radiés de la cote le 19 août 2010, après 65 ans de cotation pour l’ONA et treize ans pour la SNI. L’absorption de l’ONA par la SNI est effective depuis les assemblées générales extraordinaires des deux groupes le 31 décembre 2010. De nombreux cadres des supports de contrôle, libérés suite à cette fusion et forts de leurs expériences, viendront renforcer le secteur privé.
Dans la pratique, les interrogations sont nombreuses. Comment change-t-on l’ADN d’un acteur majeur comme l’ONA-SNI –groupe privé qui, soit dit en passant, est le premier employeur au Maroc et également le premier contributeur au fisc, habitué à gérer effectivement ses filiales – en ADN d’un partenaire stratégique, minoritaire avec une participation plafonnée à 30%, et devant désormais patienter jusqu’à la tenue des conseils d’administration pour faire prévaloir ses remarques et points de vue ?
La holding, qui a fait ses classes dans les activités économiques classiques, arrivera-t-elle à jouer ce rôle d’incubateur en accompagnant le développement des énergies renouvelables au Maroc (Nareva) et la dynamisation de l’économie de savoir (NTIC) qui, certes, compte beaucoup de perles (IB Maroc, Gemadec, HPS, S2M, M2M, Involys, etc.), mais manque encore d’une locomotive capable de rattacher à elle les wagons du secteur ?
 
Animation de la bourse
Saisissant la portée immédiate de cette opération de retrait de la bourse, Moâtassim Belghazi, le PDG de l’ONA, expliquait à la communauté des analystes financiers et à la presse spécialisée l’effet induit, à savoir un approfondissement de la place casablancaise. Si dans l’immédiat, le retrait des deux mastodontes grevait la capitalisation boursière de 10 milliards de dirhams, à terme, la cession des « filiales mûres » de l’agroalimentaire au marché devrait renforcer considérablement la Bourse de Casablanca. C’est surtout l’effet d’entraînement escompté qui rend l’opération intéressante.
Cette place qui compte une capitalisation boursière d’un peu moins de 60 milliards de dollars gagnerait avec l’augmentation substantielle des flottants de la Centrale Laitière, de la Cosumar et de Lesieur, de nouvelles valeurs liquides, indispensables pour la diversification voulue par les fonds d’investissements étrangers et les institutionnels, qui cherchent d’autres alternatives à des valeurs comme Maroc Telecom. Suite à ce désengagement, le flottant de la Centrale Laitière passerait de 4,11 à 37,51%. Ceux de Cosumar et Lesieur Cristal seraient de respectivement 44,23% et 66,73%, ce qui renforcerait les risques d’OPA hostiles sur le marché.
A moins que ne soit privilégié, au lieu du marché, un retrait au profit de groupes industriels internationaux capables non seulement de développer les filiales cédées, mais aussi de favoriser des transferts de compétences.
 
Changement d’orientation
Dans un premier temps, les entreprises concernées par les cessions sont Cosumar (sucre), Lesieur (huile), Centrale Laitière (lait), Sotherma, Bimo et, plus tard, Attijariwafa Bank. En d’autres termes, il s’agit des filiales les plus rentables de l’ensemble ONA-SNI. Ces filiales sont positionnées sur des secteurs stratégiques et sensibles. Le sucre et l’huile, pour ne citer que ces deux produits, entrent dans la liste des denrées subventionnées par la Caisse de compensation, laquelle ou fonctionnera cette année avec environ 30 milliards de dirhams. Le lait figure dans la liste sensible des produits qui font l’objet de négociations avec l’Union européenne.
En cédant de telles entreprises à des multinationales, le Maroc s’expose à un marché mondial fluctuant. Comme nous l’écrivions la semaine dernière, un groupe comme la Centrale Laitière a sciemment préféré grever son résultat net en ne répercutant pas la hausse des intrants importés sur les prix. En aurait-il été de même si ce leader de l’agroalimentaire était par exemple aux mains de Danone, lequel, fort de ses 30% dans le capital, est bien placé pour reprendre le groupe ? C’est une question d’autant plus importante que dans les années 80, quand le Maroc n’avait pas encore ses champions dans les domaines stratégiques, toute hausse à l’international se répercutait intégralement sur le consommateur ou sur l’ouvrier. Tout comme la Centrale Laitière, qui a collecté 620 000 tonnes de lait dans le monde rural marocain en 2010, la Cosumar participe aussi à la stabilisation du monde rural en achetant la betterave à un prix négocié avec les paysans. Ce sont là des entités économiques qui permettent de garantir un certain revenu dans le monde rural et périurbain.
 
Risque accru d’augmentation des importations, d’inflations et de potentiels troubles
Il est certain qu’avec un Lesieur Cristal entre les mains de Sofiproteol, détenteur de Lesieur France, et un Cosumar aux mains d’un groupe brésilien ou d’une multinationale contrôlée par un hedge fund, le consommateur marocain ne bénéficierait plus de ce filet de sécurité contre les retournements de tendances du marché international. L’Europe en crise a montré que quand le marché intérieur est laissé au bon vouloir des visions court-termistes des multinationales et des fonds d’investissements, les mécontentements sociaux alimentés par les plans sociaux sont légion. La nécessité de disposer d’un champion national ne s’explique pas seulement par une telle vision, qui pourrait être taxée d’ailleurs de sécuritaire. Un champion national dans sa définition empirique en regard de l’expérience du Maroc de 2000 à 2010 est avant tout un acteur engagé sur le long terme, qui dispose d’une marge de manœuvre par rapport à la vision à court-terme du marché et d’une taille critique dans son domaine, lui permettant de faire jouer l’effet d’entrainement nécessaire à la consolidation des PME-PMI.
La constitution de grands groupes dans les domaines de l’immobilier a permis par exemple le lancement de vastes programmes de logements sociaux. Dans le monde rural, le PERG (programme d’électrification rurale) n’aurait jamais abouti à une électrification rurale frôlant les 100% sans l’implication de grands acteurs nationaux. L’ensemble ONEE, formé de l’ONEP et de l’ONE, procédait, nous semble-t-il, d’une telle vision de champion qui, rappelons-le, n’a jamais bénéficié de l’unanimité.
Jusqu’à l’intérieur du patronat, où dans la CGEM au milieu des années 2000 des batailles à fleuret moucheté ont opposé l’ancien capitalisme marocain, né des barrières douanières élevées, des licences d’importation et du protectionnisme, et le nouveau capitalisme, né dans la phase de libéralisation...
Ce débat patronal intervenait alors qu’une jeune garde aux commandes (voir www.lesafriques.com) décrétait l’affranchissement de l’ONA par rapport à ses partenaires internationaux, comme la retentissante rupture avec Auchan, ou encore avec Axa International. La communauté des affaires saluait alors un ONA décomplexé, qui cherchait à assumer son statut de champion national avec des perspectives africaines et internationales légitimes. Or, aujourd’hui, dans cette bouffée de populisme qui précède tout changement, beaucoup d’acteurs pensent qu’il est de bon ton de jeter ces grands groupes marocains en pâture à un peuple en colère.
 
La logique conjoncturelle implacable des multinationales
A notre sens, ce serait une grave erreur de croire qu’en démantelant ses grands groupes, en les cédant à des multinationales, le peuple assouvira ses attentes en matière de démocratie, de bonne gouvernance et de répartition des richesses. Au contraire, de telles cessions n’auront pour bénéfice que de renforcer l’emprise sur le Maroc par des multinationales aux logiques conjoncturelles claires. Les derniers exemples de ces multinationales devraient nous pousser à plus de prudence. A peine la crise des subprimes était déclarée que Fadesa cédait corps et biens pour quitter le Maroc. Heureusement que derrière, un grand groupe immobilier marocain, Addoha, est venu à la rescousse. De même, dès les premiers signaux de crise, Nissan, qui devait venir en tandem avec Renault à Tanger, annonçait ses préférences pour l’Espagne. N’eût été l’implication des acteurs locaux et de la CDG, ce projet serait encore retardé. Que dire du fonds américain Colony, ramené au Maroc à grands frais et qui est parti sur la pointe des pieds de la station balnéaire Taghazout ? D’autres groupes internationaux signataires de conventions avec l’Etat, comme le Hollandais Colbert Orco et le Belge Thomas&Piron, qui devaient réaliser la station balnéaire de Lixus, ont empoché des plus-values. Derrière, le Marocain Alliances Développement Immobilier est venu sauver la mise. A chaque fois que ces investisseurs se sont retirés, des champions nationaux sont venus à la rescousse. N’était-ce pas encore le cas quand Telefonica et son partenaire portugais ont soldé leurs participations dans le deuxième opérateur, Méditel ? C’est la présence de ces grands champions qui donne au Maroc la capacité de réaction rapide et la maîtrise de l’outil de production, indispensable dans la notion actuelle de souveraineté politique et économique. Aller aujourd’hui dans le sens contraire, c’est un peu marcher à rebours de l’histoire.

GUINEE : Affaire Bolloré- GETMA

La bataille du Port de Conakry, opposant l'armateur français, Bolloré à la société Getma International et qui se poursuit dans les coulisses de la haute juridiction française commence à livrer ses secrets. Getma et sa filiale STCC ont déposé plainte le 16 mars dernier auprès du Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris pour l'ouverture d'une enquête préliminaire. La BRDE ( Brigade de répression de la Délinquance économique) s'occupe de l'enquête.
Selon les conseils juridiques de Getma International, Cédric Fischer et Pierre-Olivier Sur, interrogés par Les Afriques, ce mardi, le groupe  GETMA et sa filiale STCC (Groupe NCT NECOTRANS) ont déposé plainte le 16 mars 2011 auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris en vue de l’ouverture d’une enquête préliminaire.

"Le Procureur de la République a confié l'enquête à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). C'est le Président du Tribunal de Commerce de Nanterre  qui est en charge pour sa part de l’assignation en référé" nous ont révélé les conseils juridiques.

Le dossier très "controversé" depuis la rupture unilatérale du contrat de concession de Getma International qui opère en Guinée via sa filiale STCC par l'Etat guinéen se trouve selon nos informations - à l'état actuel au niveau de l’enquête préliminaire.

S'agissant du référé, le magistrat, malgré les demandes non justifiées de BAL de contester sa compétence, a renvoyé l’affaire au 3 mai 2011 pour que le service juridique de BAL puisse apprécier l’argumentation juridique et les pièces déposées par GETMA INTERNATIONAL, précisent nos interlocuteurs.

Toutefois aucune date n'a été pour l'instant retenue pour le démarrage du procès, encore moins pour l'arbitrage de l'OHADA qui a été saisie par les responsables de Getma ces jours derniers.

"Il y a un préalable obligatoire de conciliation auquel l'Etat guinéen se refuse" alertent Cédric Fisher et Pierre-Olivier Sur.

La fortune de son « Excellence Tandja »

C’est probablement l’une des plus grandes opérations de blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest. Au centre de ce dispositif, des centaines de millions de dollars appartenant à un homme d’affaires que ses interlocuteurs désignent par « Son Excellence Tandja », et qui serait d’après ses dires le fils de l’ex-président nigérien Mamadou Tandja. Questions : quelle est la vraie identité de son Excellence Tandja ? Dans quelle mesure bénéficie-t-il (ou pas) de la protection active ou passive des hautes autorités béninoises ?
La cinquantaine consommée, « Son Excellence Tandja » vit dans une belle villa à Cotonou, avec portail électrique, caméra et double haie de gardes armés. Dans le sous-sol de cette villa, une vingtaine de véhicules de prestige sont garés, allant de la Ferrari à la Porsche Panamera, au 4x4 Range Rover 5L dernier cri, en passant par la Bentley et même la Rolls Royce décapotable, présentée comme étant la voiture du président Mamadou Tandja.
Selon les estimations, ces malles contiendraient environ 1 milliard de dollars. « Son Excellence Tandja » a déclaré à l’un de ses interlocuteurs qu’il dispose de quatre ou cinq caches au Niger, au Togo et au Burkina Faso.
C’est là, dans cette villa cossue, que « Son Excellence Tandja » reçoit les nombreux porteurs de projets, des Occidentaux en général, à la recherche de capitaux. Le rituel de la réception est le même, ressemblant au procédé nigérian bien connu. Le visiteur est d’abord ébloui par la belle collection de voitures. Puis c’est l’escalade. A environ 1,5 kilomètre plus loin, dans une résidence protégée par des gardes de la douane béninoise, c’est le Pérou. Après avoir traversé une forteresse de sécurité, franchi un portique de détection sous le regard vigilant de quatre ou cinq douaniers, « Son Excellence Tandja », accompagné souvent d’un porteur de projets à la recherche de capitaux, est reçu par de hauts gradés qui lui remettent les clés d’un local. Appartenant à l’Etat, à un transitaire en douane ?
 
Le mystère de la chambre noire
Il s’agit d’une pièce d’environ 6 mètres de long, 5 mètres de large et 2,5 mètres de hauteur. Une trentaine de malles de couleur verte sont entreposées, nous confirment tour à tour deux investisseurs français qui ont eu à faire ce tour. A chaque malle correspond un numéro. Les malles sont remplies de billets de 100 dollars. Nous reproduisons ici un de ces billets, avec son numéro de série, qui devrait permettre à la BCEAO et aux autorités monétaires d’en retracer la provenance. Sur chaque liasse, il y a un lien avec la marque FED. S’agit-il de faux billets ? C’est le réflexe de tout investisseur qui atterrit dans cette caverne d’Ali Baba. Pour tuer tout doute, « Son Excellence Tandja » demande à son visiteur de prendre trois ou quatre billets au hasard dans la malle de son choix et d’aller procéder à des vérifications à la banque. Surprise, les billets sont vrais, comme le montre le numéro de série du billet de 100 dollars utilisé dans l’illustration de cet article.
En guise de prêts de capitaux, cet investisseur reçoit une étrange proposition de « Son Excellence Tandja », qui lui demande de l’aider à délocaliser des capitaux au Panama puis, de là, à les réinvestir aux USA.
Selon les estimations, ces malles contiendraient environ 1 milliard de dollars. « Son Excellence Tandja » a déclaré à l’un de ses interlocuteurs qu’il dispose de quatre ou cinq caches au Niger, au Togo et au Burkina Faso. Selon ses dires, l’argent a été amassé quand son père était président du Niger. La fortune proviendrait de pots de vin prélevés à chaque fois que les sociétés minières venaient renouveler leurs droits d’exploitation. Les groupes miniers payaient environ 250 millions de dollars par mine.
 
Une étrange proposition
En fait, passée cette visite guidée dans la mystérieuse chambre noire gardée par la douane béninoise, les affaires se compliquent. L’investisseur qui mort à l’hameçon est immanquablement invité à créer une société locale. Ce qui, dans le cas de notre informateur, fut fait après paiement de 50% du capital et des frais inhérents à la structure. Notre porteur de projets créera une société dénommée Moon Export, au capital de 150 000 euros. Les différentes démarches pour la constitution de l’entreprise sont faites à l’aide d’un notaire, Armel Genèse De Souza, qui nous confirmera bien avoir enregistré une telle entreprise. Seulement, monsieur Armel De Souza, conseiller financier de « Son Excellence Tandja », qui se présente comme docteur d’Etat en Droit, notaire agréé et administrateur d’une grande banque ouest-africaine, ne serait ni enregistré comme notaire à Cotonou (d’après les précisions de la banque en question), encore moins reconnu comme administrateur par ladite banque, qui nie tout lien avec ce notaire. S’agit-il d’une arnaque à la nigériane ? L’argent viré pour le compte de Moon Export dans le compte bancaire ouvert en son nom auprès d’une agence de la fameuse banque en question sera retiré par une personne tierce, au grand étonnement du porteur de projets qui, après avoir signé un accord de prêt de plus de 6,3 millions de dollars, avait présenté des brevets de sa société en garantie.
En guise de prêts de capitaux, cet investisseur reçoit une étrange proposition de « Son Excellence Tandja », qui lui demande de l’aider à délocaliser des capitaux au Panama puis, de là, à les réinvestir aux USA. Toute cette histoire s’est passée entre juin 2010, date du « recrutement » du porteur de projets à Casablanca par un rabatteur, et octobre 2010, quand ledit investisseur, qui a libéré le montant nécessaire à la création de son entreprise, s’est rendu compte qu’il était au centre d’une affaire qui le dépassait. Soupçonnant une opération de blanchiment d’argent à grande échelle, le porteur de projets demande à se retirer et à être remboursé des frais de constitution de sa société, ainsi que des coûts inhérents à ses différents déplacements et démarches. Soit, en tout, 120 000 euros. Il n’en sera rien pour ce porteur de projets qui craint aujourd’hui qu’une autre personne, une autre signature, n’utilise sa société pour effectuer des transferts de capitaux. Cela d’autant qu’une nouvelle société, Stop Exchange Service, a été constituée par la suite à la même adresse que Moon Export, avec l’aide du notaire Armel De Souza.
 
Bienvenue chez les experts en défiscalisation
D’autre part, il s’avère que « Son Excellence Tandja » a fait recours à une société parisienne, sise rue Lafayette et spécialiste de la défiscalisation. C’est à travers cette société parisienne que la Stop Exchange Service a été ouverte à Cotonou à la même adresse que Moon Export, avec un compte ouvert à la même banque que le compte de Moon Export. Pour faire doublon ?
Quand nous l’avons contacté, le notaire a botté en touche, nous rappelant qu’il a exécuté des missions de création d’entreprise pour des clients. Contacté aussi par nos soins, l’agent de la société française à l’origine de la création de la Stop Exchange Service nous dira n’être qu’un « commercial » de ladite société. En revanche, il confirmera bien l’identité de « Son Excellence Tandja », qui est selon ses dires le fils du président Mamadou Tandja. Un homme courtois qui a « fait de hautes études en France et possède une résidence à Neuilly sur Seine ». La société française en question est-elle en train d’aider « Son Excellence Tandja » à transférer des capitaux dans les paradis fiscaux ? Non, rétorque celui qui se présente comme un « commercial », pour qui « “Son Excellence Tandja” est un client que nous accompagnons dans ses investissements ». Le « commercial » nous précisera que « Son Excellence Tandja » est une personnalité importante accueillie à sa descente d’avion à Lomé et à Cotonou par une limousine qui se gare au pied de son avion. Après l’échange avec le « commercial », nous avons été contactés par mail par le PDG de cette entreprise française championne de la défiscalisation, qui, tout en se disant victime d’une tentative d’extorsion de fonds de la part de notre informateur, rappelle la mission de son cabinet, « spécialiste de la défiscalisation en loi Girardin et loi TEPA ». Nous reviendrons plus amplement sur cette société, ses ramifications et ses opérations étalées sur trois continents dans nos prochaines éditions.
 
La vraie identité de « Son Excellence Tandja »
En attendant, le mystérieux « Son Excellence Tandja » est aux abonnés absents. Injoignable au téléphone, inaccessible à travers ses mails, cet homme constitue la clé de l’énigme. S’agit-il du fils de l’ancien président nigérien aujourd’hui en prison, ou d’un homme au centre d’un dispositif de blanchiment et de détournement d’argent provenant de l’aide du FMI, de donateurs divers voire d’autres sources ? En se référant au passeport utilisé pour l’établissement des actes notariés et l’ouverture du compte bancaire, il s’agit bien de Abdel Rahman Tandja, diplomate de nationalité nigérienne et fils de l’ex-président nigérien Mamadou Tandja. Autre élément qui plaide pour cette identité, la plainte déposée récemment pour diffamation par l’entreprise française spécialiste de la défiscalisation contre notre informateur. Dans cette plainte déposée devant la justice française apparaît le nom complet du client, Abdel Rahman Tandja. Malgré cette assurance, de nouveaux rebondissements vont faire jour à Cotonou. Selon un travail de recoupement, nous avons pu recueillir l’autre identité (la vraie ?) de « Son Excellence Tandja ». S’agit-il vraiment du fils de Mamadou Tandja ? Quels sont les liens de « Son Excellence Tandja » avec les banques et, en particulier, avec la banque évoquée dans cet article ?

400 millions d’euros de la France pour une aide d’urgence en Côte d’Ivoire

Premier partenaire économique et bilatéral de la Côte d’Ivoire, la France va débloquer dans les plus brefs délais une aide d’urgence de 400 millions d’euros au profit de la Côte d’Ivoire suite à la chute de l’ex Président Laurent Gbagbo. Annonce faite par une source diplomatique ivoirienne ayant participé ce mardi 12avril 2011 à une réunion des ministres des finances de la zone franc qui s’est tenue à Njaména, au Tchad.

La France va donc débloquer dans les prochains jours, dès que les circuits financiers et la sécurité seront rétablis, 400 millions d'euros pour la Côte d'Ivoire. Il s'agira d’abord selon Paris, de financer les dépenses d'urgence pour les populations, la ville d'Abidjan et le redémarrage des services publics essentiels comme l’eau la nourriture, les médicaments ou l’électricité dont la fourniture est sujette depuis le début de la guerre civile à des coupures fréquentes. En réalité cette aide exceptionnelle de l’ex puissance colonisatrice est appréciée par Abidjan comme une bouée de sauvetage pour une économie ivoirienne désagrégée et confrontée à un réel problème d’apurement des créances vis-à-vis des bailleurs de fonds.Faut-il le rappeler, le tout nouveau chef de l’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara(ADO pour ses partisans) est aujourd’hui confronté à des défis majeurs comme la réconciliation nationale mais surtout la reconstruction d’un pays considéré jusque là comme la locomotive de l’Afrique de l’ouest  en ce qu’elle concentre plus de 40% de l’activité économique de cet espace géographique. Il hérite ainsi d’un pays exsangue et devra veiller à faire redémarrer très rapidement les opérations d’exportation du cacao(dont le pays est le premier exportateur mondial) et de café à partir des ports d’Abidjan et de San Pédro.Les coupures d’électricité à répétition sont aussi analysés par les spécialistes comme le symbole d’une terrible régression d’autant plus que jusque là la Côte d’Ivoire n’avait jamais connu pareil désastre. Depuis la privatisation de l’électricité intervenue dans les années 90-93,alors qu’Alassane Ouattara était le Premier ministre de feu Félix Houphouët Boigny,la Côte d’Ivoire produisait de l’électricité à suffisance pour en distribuer d’ailleurs à des pays limitrophes comme le Mali via la technique éprouvée de l’interconnexion
Les autorités françaises saluent par ailleurs l'action de la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest), qui a su préserver, avec toutes les autres institutions régionales, la stabilité financière de la région ouest africaine  en précisant que L'Union économique et monétaire de l’ouest africain (UEMOA),tout comme la coopération monétaire au sein de la Zone franc, sortiront renforcées de cette dure épreuve qui vient ainsi de connaître son épilogue.

Le nouveau maillot dévoilé

Le nouveau 2011/2012 du club londonien a été dévoilé par adidas, ce mercredi 13 avril. Les Blues abandonnent définitivement le rouge pour revenir au bleu et blanc.
Comme chaque fin de saison, les équipementiers dévoilent tour à tour les nouveau maillots des équipes pour la saison suivante. Après le Real Madrid qui a récemment présenté sa nouvelle tunique blanche et or, c'est au tour des Blues de Chelsea de dévoiler leur nouveau look.
Ainsi, l'équipementier adidas a révélé ce à quoi ressemblerait le maillot de Chelsea lors de l'exercice 2011/2012. Plusieurs changements sont à noter sur cette version, notamment au niveau du col. adidas a choisi de passer d'un col en V à un col rond tout en abandonnant les bandes rouges pour un blanc plus classique. Quelques évolutions au niveau des trois bandes sur les manches également qui seront désormais de couleur bleue sous fond blanc soit l'inverse de cette année. Pas de changement en revanche au niveau du logo qui reste lui placé au niveau de la poitrine.

Foot Anglais -Tottenham bataille pour le stade

Tottenham a lancé mercredi sa bataille judiciaire contre la décision d'attribuer le stade Olympique à son rival West Ham à l'issue des Jeux 2012. «Le club a sollicité aujourd'hui la permission de la Haute cour de justice de présenter une réclamation contre l'arrondissement de Newham (Londres) afin d'obtenir un examen juridique du processus ayant mené à l'octroi du prêt de Newham pour financer la reconversion du stade Olympique après les Jeux de 2012», a indiqué le club dans un communiqué. Tottenham veut obtenir de la justice qu'elle révise la décision prise le 11 février par l'Olympic Park Legacy Company (OPLC), organisme chargé de la reconversion des sites.