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jeudi 14 avril 2011

Le mystère Charles Blé Goudé



Parmi les personnes arrêtées avec Laurent Gbagbo et placées avec lui sous la protection de la police de l’ONU au Golf Hôtel, se trouvent sa mère, Marguérite Lélé Gado, sa femme Simone, ses deux filles, les jumelles Marie-Patrick et Marie-Laurence, ainsi que son fils Michel. Des correspondants de médias français ayant cru voir, comme de nombreuses personnes, Charles Blé Goudé, la rumeur se répand que le leader des « jeunes patriotes » fait partie des détenus. En fait, il n’en est rien et le « fils spirituel » de Gbagbo restait introuvable dans la journée de mardi.
Interrogé par RFI mardi matin, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan n’a pas dévoilé l’endroit où il se trouvait, mais plusieurs sources le disent au 43e Bima (Bataillon d’infanterie de marine) de Port-Bouët sous bonne garde, avec l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Paul-Antoine Bohoun Bouabré, et le porte-parole de l’ex-gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello. Le général Philippe Mangou, ex-chef d’état-major des armées du président sortant, a quant à lui fait allégeance à Alassane Ouattara dans l’après-midi.

CI : Désiré Tagro, suicide ou assassinat ?




Que sont devenus les plus fidèles soutiens de Laurent et Simone Gbagbo ? Comme eux, certains ont été arrêtés, d’autres se sont placés sous la protection de la force française Licorne. Quelques-uns, comme Charles Blé Goudé, restent introuvables. Désiré Tagro, lui, est mort. Selon plusieurs sources, il se serait suicidé. Mais d’après Toussaint Alain, il s’agirait d’un assassinat.
De tous les anciens cadres du système Gbagbo, c’est peut-être l’ancien ministre de l’Intérieur Désiré Tagro, natif de la ville d’Issia (centre-ouest), qui a connu le sort le plus tragique. Selon une source diplomatique au sein de l’Union africaine (UA) et plusieurs témoignages concordants, le secrétaire général de la présidence n’a pas supporté l’idée de se rendre aux Forces républicaines (FRCI) d’Alassane Ouattara. Lors de l’assaut donné sur la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo, hier en fin de matinée dans le quartier de Cocody, il est l’un des premiers à sortir du bunker en agitant un tissu blanc en signe de reddition.
Puis, après que Laurent Gbagbo s’est également extrait de sa cachette, Désiré Tagro se saisit de son pistolet et se tire une balle en pleine bouche. Il décédera ce mardi matin à la Polyclinique internationale Sainte Anne-Marie (Pisam) du quartier Cocody Canebière. Mais la version donnée mardi matin par Toussaint Alain, le porte-parole parisien de Laurent Gbagbo, est radicalement différente. Pour lui, Tagro a été froidement assassiné par les FRCI. Du côté du Golf Hôtel, on dément fermement cette assertion.

Pierre Sarkozy : Qui a volé son ordinateur?




Est-ce l'ordinateur portable qui a intéressé les voleurs ? Ou le fait qu'il appartenait au fils de N. Sarkozy? En fin de semaine dernière, alors qu'il présentait l'un de ses petits protégés au VIP Room (dans le premier arrondissement de Paris), l'aîné des fils du président de la République Française s'est fait voler son ordinateur, nous apprend le Parisien. Mais heureusement, le matériel dérobé ne contiendrait pas de données dites « sensibles », précise le quotidien.

lundi 11 avril 2011

La sortie de scène de Laurent Gbagbo
























Image prise à Abidjan en Avril 2011

Des soldats de la force française Licorne Abidjan le 9 avril 2011

La force de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) et la force française Licorne ont poursuivi leurs frappes dans la nuit de dimanche à lundi près de la résidence du président sortant Laurent Gbagbo, dont les forces ont réussi ces derniers jours à regagner du terrain à Abidjan face aux combattants d'Alassane Ouattara.


Carte d'Abidjan situant les combats (situation dimanche 10/04 à 18h00 GMT)

La force de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) et la force française Licorne ont poursuivi leurs frappes dans la nuit de dimanche à lundi près de la résidence du président sortant Laurent Gbagbo, dont les forces ont réussi ces derniers jours à regagner du terrain à Abidjan face aux combattants d'Alassane Ouattara.


Un soldat français de la Licorne le 9 avril 2011 dans le quartier des 'Deux Plateaux' à Abidjan

La France a 'donné son accord' à l'engagement dimanche de sa force Licorne, à la demande de l'Onu, 'pour neutraliser les armes lourdes' du camp Gbagbo 'utilisées contre la population civile', selon un communiqué de l'Elysée publié lundi matin.


Soldats pro-Ouattara le 9 avril 2011 à Abidjan

Des combats au sol, à l'arme lourde et légère, opposaient lundi matin les forces du président sortant Laurent Gbagbo et celles de son rival Alassane Ouattara dans le quartier de la résidence de M. Gbagbo à Abidjan, quelques heures après des frappes de l'ONU et de la France près de ce bâtiment.


Un hélicoptère de l'armée française survole Abidjan le 11 avril 2011

Des blindés de la force française Licorne et de l'ONU étaient déployés lundi à la mi-journée à Abidjan sur un boulevard menant à la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, a-t-on appris de source proche de l'opération
 

FRCI à Abidjan le 11 avril 2011

Les militaires français ont lancé de nouvelles frappes aériennes contre les derniers bastions de Laurent Gbagbo à Abidjan. Les combats entre forces rivales ivoiriennes se poursuivent au sol.


dimanche 10 avril 2011

USA: Laurent Gbagbo a utilisé "la ruse pour se regrouper et réarmer"

WASHINGTON - Les Etats-Unis ont de nouveau condamné samedi les violences perpétrées par les forces du président sortant de Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo qualifiant ses tentatives de négociation de "ruse pour se regrouper et réarmer".
"Il est clair que les tentatives de négociation cette semaine de la part de
Laurent Gbagbo n'étaient rien d'autre qu'une ruse pour se regrouper et
réarmer", a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner.
Pour le porte-parole, "les efforts continus de Gbagbo pour forcer un
résultat qu'il ne pouvait obtenir par les urnes révèlent son mépris brutal du
bien-être du peuple ivoirien, qui va souffrir à nouveau, coincé au milieu des
durs combats qui ont repris à Abidjan".
"Nous appelons M. Gbagbo à cesser les hostilités, à demander à ses
partisans de se retirer, et à se rendre au gouvernement du Président Ouattara
légitimement élu", a encore indiqué Mark Toner dans son communiqué.
La bataille d'Abidjan a connu samedi une nouvelle montée en puissance avec
l'attaque contre le Golf Hôtel d'Abidjan, quartier-général du président
reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, par les hommes du
président sortant Laurent Gbagbo.
Son porte-parole, Ahoua Don Mello, a toutefois vivement à l'AFP que cette
attaque a été menée par ses forces: "C'est absolument faux. Il n'y a pas eu
d'attaque du Golf", a-t-il dit, qualifiant l'incident d'"attaque imaginaire".
Ces tirs contre le Golf Hôtel sont les premiers visant directement l'hôtel
où sont retranchés M. Ouattara et son gouvernement depuis le début de la crise
post-électorale ivoirienne, il y a plus de quatre mois.

GUERRE CI: Serges Kassy mort au combat

                    Serges Kassy est sans nul doute parti avec ses idéaux et engagements patriotiques

L’artiste musicien Serges Kassy aurait selon des témoins trouvé la mort dans la récente attaque de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti) par les forces proches de Ouattara.

L’attaque de la Rti par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire, (Frci) livre ses secrets. Elle aurait fait une victime de taille dans les rangs de la galaxie patriotique, occasionnant la mort de l’un de ses membres. Des témoins affirment que Serge Kassy, l’artiste musicien reconverti en politicien dès la prise de pouvoir par Laurent Gbagbo en 2000 a été tué lors des affrontements entre les Forces de défense et de sécurité (Fds) proches de Gbagbo et le Frci de Ouattara. La star de reggae présente à tous les rassemblements des jeunes patriotes et aux côtés de Charles Blé Goudé, Richard Dakoury et autre, abandonnant la musique au profit de la politique s’en est allé pour toujours. La nouvelle de sa disparition est en ce moment sujet de conversation dans les foyers à Abidjan. Alors que ses fans et certains jeunes patriotes ne croient toujours pas à la disparition de leur idole ou de leur camarade de lutte, des informations soutiennent que son manager joint au téléphone depuis la France où il résiderait aurait confirmé la mort de son poulain. Que cherchait Serges Kassy à la Rti au moment des combats ?
Combattait-il aux côtés des Fds proches de Gbagbo vu son patriotisme ? Ce sont entre autres questions que ne cessent de se poser certaines personnes qui doutent toujours de la mort de l’artiste musicien à la double casquette. En attendant, le groupe d’artistes « Les marabouts » aurait enfourché la même trompette que le défunt, combattant plutôt aux côtés des forces proches de Ouattara. Ses membres ont été aperçus selon des témoins à Anoumabo (Marcory) armes au poing défendant les intérêts du président ADO.
Par ailleurs, des indiscrétions font état de ce que la bataille de la Rti aurait également emporté le porte parole des Fds proches de Gbagbo, le Général Babri Hilaire. La page est tournée pour Serges Kassy et Babri Hilaire ainsi que les milliers de personnes tombées dans cette crise post-électorale. Cependant, le premier cité ne chantera plus et n’animera plus de meeting pour son mentor, Gbagbo, quant au second, il ne fera plus le point des attaques des dispositions des Fds. «C’est pas da ni blo. Ta pas dit tu pé…», disait Serges Kassy dans l’une de ses chansons à succès dans les années 90.

Les gbagbistes démentent avoir attaqué l'Hôtel du Golf

La bataille d'Abidjan a connu samedi une nouvelle montée en puissance avec l'attaque contre le Golf Hôtel d'Abidjan, quartier-général du président reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, par les hommes du président sortant Laurent Gbagbo. Son porte-parole, Ahoua Don Mello, a toutefois vivement démenti en soirée que cette attaque a été menée par ses forces. "Le président Gbagbo appelle à la résistance contre les bombardements et les agissements de l'armée française en Côte d'Ivoire, car en définitive c'est l'armée française qui nous attaque", a par ailleurs indiqué Ahoua Don Mello.
"Nos troupes sont en train de se reconstituer après avoir subi une attaque barbare des rebelles appuyés par l'ONU et Licorne", a-t-il ajouté. Depuis le déclenchement de la bataille d'Abidjan, le 31 mars, la France, qui ne veut pas "s'inscruter" en Côte d'Ivoire selon le mot d'Alain Juppé, a engagé à plusieurs reprises ses soldats de la force Licorne contre les forces du camp Gbagbo.
TIRS SUR LA RÉSIDENCE OÙ SONT RETRANCHÉS M. OUATTARA ET SON GOUVERNEMENT
Menée après une journée relativement calme à Abidjan, ces tirs contre le Golf Hôtel sont les premiers visant directement l'hôtel où sont retranchés M. Ouattara et son gouvernement depuis le début de la crise post-électorale ivoirienne, il y a plus de quatre mois. "Nous sommes attaqués à l'arme lourde et légère. Ca fait trembler les murs, le personnel est en train d'être évacué dans les sous-sols", a déclaré un employé de l'hôtel. Selon plusieurs témoins, les tirs ont débuté avant 19 heures se sont achevés peu après 230 heures. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) "sont en train de nous attaquer et nous essayons de les repousser", a indiqué un combattant des Forces républicaines de M. Ouattara. "Les tirs sont très, très proches. Des snipers ont tiré des rafales de kalachnikov. Les pro-Gbagbo nous attaquent sur tous les fronts", y compris depuis le bord opposé de la Lagune qui longe le Golf hôtel, a déclaré un résident du Golf hôtel. "Avant l'attaque du Golf hôtel, un convoi de soldats FRCI (ouattariste) est tombé dans une embuscade alors qu'il sortait de l'hôtel en direction d'Abobo (nord d'Abijan)", a déclaré un responsable militaire du camp Ouattara. "Il y a au moins quatre morts et une dizaine de blessés", a-t-il ajouté. Il n'était pas possible dans l'immédiat de confirmer ce bilan.
Les Casques bleus défendant le QG de Ouattara ont riposté samedi après cette attaque au mortier, a annoncé la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI).
"C'est venu de l'autre côté de la lagune [au sud de l'hôtel] et de la résidence du président Gbagbo [situé dans le même quartier de Cocody]", a déclaré Hamadoun Touré, porte-parole de l'ONUCI. "Conformément à leur mandat de protection de l'hôtel du Golf où se trouve le président Ouattara et son équipe, les Casques bleus ont riposté en ciblant l'origine des tirs venant de l'autre côté de la Lagune. Nous avons volontairement évité la résidence du président Gbagbo", a ajouté le porte-parole. A Washington, le porte-parole du département d'Etat a de nouveau condamné samedi les violences perpétrées par les forces de Laurent Gbagbo, qualifiant ses tentatives de négociation de "ruse pour se regrouper et réarmer".
A la demande d'Alassane Ouattara, les soldats français de la force Licorne qui appuient l'Onuci ont sécurisé samedi le port d'Abidjan et confirmé que les quartiers de Cocody et du Plateau étaient toujours âprement disputés entre les deux camps. "Elles [les forces de Gbagbo] ont progressé la nuit dernière mais ont de nouveau perdu ce matin le terrain qu'elles avaient gagné", a dit Frédéric Daguillon, porte-parole de la force Licorne, ajoutant que les soldats du président sortant avaient apparemment repris en partie confiance. Les militaires français dépêchés au port étaient appuyés par des gendarmes ivoiriens fidèles à Alassane Ouattara. D'importants stocks de fèves de cacao, la principale source de devises du pays, le premier producteur mondial, attendent depuis des semaines de partir à l'exportation. D'autre part, un vol d'Air France est arrivé samedi matin à l'aéroport d'Abidjan, selon une source militaire française, pour qui la reprise des vols commerciaux est "effective".

Côte d’Ivoire : Gbagbo à la résistance

Le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo a appelé samedi à Abidjan le peuple de Côte d’Ivoire à continuer la résistance.
Selon le porte-parole de son gouvernement Ahoua Don Melo qui faisait lecture d’un message sur les antennes de la télévision publique, Laurent Gbagbo réaffirme sa détermination à continuer la lutte et demande aux populations ivoiriennes de rester mobilisée.
"Il sait qu’elles souffrent, elles manquent d’eau, de nourriture et de médicaments, elles vivent dans la précarité, mais la Côte d’Ivoire ressuscitera fière, glorieuse et prospère", a-t- il énoncé en substance.
Le gouvernement Gbagbo a dénoncé le pilonnage des sites stratégiques et la résidence de Gbagbo par les aéronefs de l’Onu et de la Licorne (Force française) et a assuré que tous les sites stratégiques de la ville sont sous contrôle des forces de défense et de sécurité (Fds, forces pro Gbagbo)
"Les Fds ont mis en déroute le trio Onuci, Licorne, rebelles sur tous les champs de bataille", a soutenu M. Don Melo qui accuse les forces françaises de vouloir assassiner la président sortant.
Concernant le message à la nation prononcé par le président élu, reconnu par l’union africaine et l’Onu, Alassane Ouattara, le gouvernement a estimé que M. Ouattara n’avait pas la compétence de parler en qualité de président de la république.
"Alassane Ouattara n’a, ni été élu, ni été investi par le conseil constitutionnel. Il n’a pas prêté serment. Toutes ses décisions sont nulles et de nul effet", a conclu le porte-parole du gouvernement Gbagbo.


A Duékoué en Côte d'Ivoire, massacre de grande ampleur

Le 1er avril, un court communiqué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) indiquait : "Au moins 800 personnes auraient été tuées le 29 mars lors de violences intercommunautaires dans le quartier Carrefour de la ville de Duékoué, dans l'ouest du pays." Depuis début décembre et le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire à la présidentielle de son rival Alassane Ouattara – victoire reconnue par la communauté internationale –, les violents affrontements entre les deux camps ont fait de nombreuses victimes. Mais jamais une ONG n'avait alerté sur l'exécution d'un si grand nombre de personnes en si peu de jours, justifiant l'emploi du terrible terme de "massacre".
"Le CICR ne fait pas ce genre de communiqué à la légère, il est très rare que nous donnions des chiffres. Si l'on parle d'au moins 800 victimes, c'est parce que nous étions à Duékoué le 31 mars et le 1er avril, et que ce sont nos équipes qui ont ramassé les corps, soit dans les maisons, soit à l'extérieur, pour les enterrer dans la dignité. Donc nous les avons comptés", précise Steven Anderson, un porte-parole du CICR, mettant de l'ordre dans les bilans disparates, allant d'une centaine de morts à plus d'un millier, diffusés par les ONG et les Nations unies depuis samedi. "Nous sommes devant un cas exceptionnel et une situation particulièrement choquante", ajoute-t-il. Un effroi partagé par tous les humanitaires qui ont eu connaissance des faits.
"S'il s'agit bien, comme c'est en train de se préciser, d'exécutions sommaires en masse commises en seulement deux jours, mardi 29 et mercredi 30 mars, on est vraiment devant un massacre de grande ampleur. Nos différentes sources sur le terrain ont dénombré à ce jour 816 morts. Mais on continue à découvrir des corps", explique Florent Geel, responsable Afrique à la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). "Ce n'est pas les 5 000 morts par jour du conflit rwandais, mais c'est vraiment très important. Pour vous donner un ordre d'idée, le massacre du stade de Conakry, en Guinée, qui avait choqué le monde entier en 2009, déclenché une enquête et provoqué la transition politique, c'est 157 morts", indique-t-il.
TRI ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES
Si les informations restent encore parcellaires et les interlocuteurs très prudents dans les informations qu'ils distillent, en raison de l'extrême tension qui règne encore dans cette région de la Côte d'Ivoire sujette aux conflit inter-ethniques, toutes les sources s'accordent sur le fait que la plupart des victimes sont de sexe masculin. Des hommes et des garçons, parfois âgés de trois à cinq ans. Ce qui confirmerait le récit de survivants qui racontent comment les bourreaux ont fait un tri, séparant les hommes des femmes. Certaines victimes ont été tuées par balle, d'autres à la machette, frappées ou brûlées vives. La majorité appartiendrait à l'ethnie Guéré, mais pas toutes.
Terrorisés par la violence des massacres commis parfois sous leurs yeux, et la crainte qu'il y en ait d'autres, les rescapés et la plupart des habitants de la zone ont fui leurs maisons et leur quartier, pour se regrouper dans une mission catholique, à Duékoué. "C'est un endroit qui doit faire 800 mètres de long sur 800 mètres de large, où 30 000 personnes sont entassées dans des conditions d'insalubrité terrible", s'inquiète sur place François Danel, directeur général de l'ONG Action contre la faim. Une situation qu'il détaillait dans une vidéo tournée par et pour l'ONG, le 3 avril.

Côte d'Ivoire : le camp Gbagbo se renforce

Le camp Gbagbo n'a pas dit son dernier mot. Il joue la montre en escomptant des renforts de mercenaires, et les Forces républicaines pro-Ouattara ont échoué à maintenir le blocus autour de la résidence du président sortant. Lequel appelle désormais à la "résistance" contre la France.
Attaquer et démentir. Se poser en victime, et accuser un pays étranger, ancienne puissance coloniale, la France, d’agression. Telle est la stratégie dont use le camp Gbagbo, dont les forces contrôlent encore le Plateau et Cocody, à Abidjan.
Pas assez aguerries, pas assez unies, voire même divisées, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) soutenant le président élu Alassane Dramane Ouattara, n’ont pas réussi à maintenir le blocus autour de la résidence présidentielle de Cocody où se terre le président sortant. Car les différents chefs des ex-Forces nouvelles ne se rangent pas tous automatiquement derrière Guillaume Soro, le Premier ministre de Ouattara.
Chérif Ousmane notamment, est étrangement silencieux. Et puis il y a le mystère Ibrahim Coulibaly, l’un des chefs du « commando invisible », très populaire parmi ses hommes, qui en sapant le moral des FDS à Abobo et Anyama pendant les semaines précédant la bataille d’Abidjan, a permis aux FRCI de remporter des succès foudroyants dans la capitale économique. Problème : on le soupçonne de vouloir s’autoproclamer président et sa rivalité avec Guillaume Soro est de notoriété publique. Toutes ces frictions au sein du camp Ouattara ont une conséquence : laisser une marge de manœuvre inespérée à Laurent Gbagbo, qui n’a pas dit son dernier mot.
La preuve : la bataille d'Abidjan a connu samedi une nouvelle montée en puissance avec l'attaque contre le Golf Hôtel d'Abidjan, quartier-général du président reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, par les hommes du président sortant Laurent Gbagbo. Son porte-parole, Ahoua Don Mello, a toutefois vivement démenti en soirée auprès de l'AFP que cette attaque a été menée par ses forces: "C'est absolument faux. Il n'y a pas eu d'attaque du Golf", a-t-il dit, qualifiant l'incident d'"attaque imaginaire". Des dénégations qui ne trompent personne : des sources sécuritaires font d’ores et déjà état de l’arrivée prochaine à Abidjan de nouveaux renforts de mercenaires angolais et sud-africains, via le Ghana, pour épauler le camp du président sortant.
"L'armée française nous attaque"
"Le président Gbagbo appelle à la résistance contre les bombardements et les agissements de l'armée française en Côte d'Ivoire, car en définitive c'est l'armée française qui nous attaque", a par ailleurs indiqué Ahoua Don Mello. "Nos troupes sont en train de se reconstituer après avoir subi une attaque barbare des rebelles appuyés par l'ONU et Licorne", a-t-il ajouté. Menée après une journée relativement calme à Abidjan, ces tirs contre le Golf Hôtel sont les premiers visant directement l'hôtel où sont retranchés M. Ouattara et son gouvernement depuis le début de la crise post-électorale ivoirienne, il y a plus de quatre mois.
"Nous sommes attaqués à l'arme lourde et légère. Ca fait trembler les murs, le personnel est en train d'être évacué dans les sous-sols", a déclaré un employé de l'hôtel. Selon plusieurs témoins, les tirs ont débuté avant 17H00 locales et GMT et se sont achevés peu après 18H00. Les Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-Gbagbo) "sont en train de nous attaquer et nous essayons de les repousser", a indiqué un combattant des Forces républicaines de M. Ouattara.
"Les tirs sont très, très proches. Des snipers ont tiré des rafales de kalachnikov. Les pro-Gbagbo nous attaquent sur tous les fronts", y compris depuis le bord opposé de la Lagune qui longe le Golf hôtel, a déclaré un résident du Golf hôtel. "Avant l'attaque du Golf hôtel, un convoi de soldats FRCI (Forces républicaines, pro-Ouattara) est tombé dans une embuscade alors qu'il sortait de l'hôtel en direction d'Abobo (nord d'Abijan)", a déclaré à l'AFP un responsable militaire du camp Ouattara. "Il y a au moins quatre morts et une dizaine de blessés", a-t-il ajouté. Il n'était pas possible dans l'immédiat de confirmer ce bilan.
"Éviter la résidence de Laurent Gbagbo"
Les Casques bleus défendant le QG de Ouattara ont riposté samedi après cette attaque au mortier, a annoncé la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI). "C'est venu de l'autre côté de la lagune (au sud de l'hôtel) et de la résidence du président Gbagbo (situé dans le même quartier de Cocody)", a déclaré Hamadoun Touré, porte-parole de l'ONUCI. "Conformément à leur mandat de protection de l'hôtel du Golf où se trouve le président Ouattara et son équipe, les Casques bleus ont riposté en ciblant l'origine des tirs venant de l'autre côté de la Lagune. Nous avons volontairement évité la résidence du président Gbagbo", a ajouté le porte-parole.
A Washington, le porte-parole du département d'Etat a de nouveau condamné samedi les violences perpétrées par les forces de Laurent Gbagbo, qualifiant ses tentatives de négociation de "ruse pour se regrouper et réarmer". Sur le terrain, une accalmie avait prévalu samedi à Abidjan après de violents combats la veille à la mitrailleuse lourde et à l'arme légère qui ont fait rage dans le périmètre qui englobe la résidence de M. Gbagbo, la RTI et l'école de gendarmerie.
Les troupes de Laurent Gbagbo se battent avec acharnement dans les fiefs qu'elles ont conservés et où elles bénéficient d'une certaine mobilité, selon des témoignages concordants. Les troupes d'Alassane Ouattarra essaient de sécuriser le reste de la capitale économique qui souffre d'une grave situation alimentaire.
Massacres dans l’ouest
L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a accusé samedi les forces pro-Ouattara et les forces pro-Gbagbo d'avoir commis des massacres dans l'Ouest ivoirien, affirmant détenir de nouvelles preuves de ces atrocités déjà dénoncées par l'ONU et des ONG. Les forces loyales à Alassane Ouattara ont tué ou violé des centaines de personnes et brûlé des villages, fin mars, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, a affirmé HRW dans un rapport publié à New York.
L'ONG affirme aussi avoir des preuves d'atrocités commises par les forces de Laurent Gbagbo, dont un massacre commis à Blolequin le 28 mars de plus de cent hommes, femmes et enfants originaires du nord de la Côte d'Ivoire et de pays voisins. Le 29, dix autres de même origine ont été tués à Guiglo et huit Togolais dans un village près de Blolequin, ajoute HRW.
Dans ce contexte, l'ONU et la force française Licorne ont confirmé leur présence samedi dans le port stratégique d'Abidjan après la levée des sanctions européennes, annoncée vendredi, à l'encontre de deux grands ports de Côte d'Ivoire - Abidjan et San Pedro - ainsi que contre plusieurs entreprises liées notamment au secteur du cacao.
D'importants stocks de fèves de cacao, la principale source de devises du pays, le premier producteur mondial, attendent depuis des semaines de partir à l'exportation. D'autre part, un vol d'Air France est arrivé samedi matin à l'aéroport d'Abidjan, selon une source militaire française, pour qui la reprise des vols commerciaux est "effective".

Golf Hôtel d`Abidjan QG du PR ADO

ABIDJAN, La bataille d`Abidjan a connu samedi une nouvelle montée en puissance avec l`attaque contre le Golf Hôtel d`Abidjan, le quartier-général du président reconnu par la communauté internationale,
Alassane Ouattara, par les forces du président sortant Laurent Gbagbo.

Menée après une journée relativement calme à Abidjan, l`attaque contre le Golf Hôtel est la première visant directement l`hôtel où sont retranchés M. Ouattara et son gouvernement depuis le début de la crise post-électorale ivoirienne, il y a plus de quatre mois.

"Nous sommes attaqués à l`arme lourde et légère. Ca fait trembler les murs, le personnel est en train d`être évacué dans les sous-sols", a déclaré un employé de l`hôtel. Selon plusieurs témoins, les tirs ont débuté avant 17H00
locales et GMT.

"Les FDS (Force de défense et de sécurité, pro-Gbagbo) sont en train de nous attaquer et nous essayons de les repousser", a indiqué un combattant des Forces républicaines de M. Ouattara.

"Les tirs sont très très proches. Des snipers ont tiré des rafales de kalachnikov. Les pro-Gbagbo nous attaquent sur tous les fronts", y compris depuis le bord opposé de la Lagune qui longe le Golf hôtel, a déclaré un résident du Golf hôtel.

Sur le terrain, une accalmie prévalait samedi matin à Abidjan après de violents combats la veille entre les forces d`Alassane Ouattara et celles restées fidèles à Laurent Gbagbo, dans le quartier de Cocody où ce dernier est toujours retranché dans un bunker de la résidence présidentielle.

Vendredi, en milieu d`après-midi et en début de soirée, des combats à la mitrailleuse lourde et à l`arme légère avaient fait rage dans le périmètre qui englobe la résidence de M. Gbagbo, la RTI et l`école de gendarmerie.

Laurent Gbagbo a retrouvé un instrument de propagande avec la télévision (RTI) qui a recommencé à émettre vendredi dans certains quartiers alors que le signal avait été coupé lundi soir après des frappes de la Mission des Nations unies en Côte d`ivoire (Onuci) et de la force Licorne.

Ses troupes se battent avec acharnement dans les fiefs qu`elles ont conservés et où elles bénéficient d`une certaine mobilité, selon des témoignages concordants.

Les troupes d`Alassane Ouattarra essaient de sécuriser le reste de la capitale économique qui souffre d`une grave situation alimentaire.

Dans ce contexte, l`ONU et la force française Licorne étaient présentes samedi dans le port stratégique d`Abidjan après la levée des sanctions européennes et les vols commerciaux ont repris à l`aéroport d`Abidjan, toujours en proie à l`insécurité.

"On participe à la reprise de l`activité économique notamment au port, en liaison avec les autorités locales. Les Forces impartiales (mission onusienne Onuci et force française Licorne) sont présentes sur le port", a déclaré une
source française.

Ces forces "travaillent avec les services portuaires ivoiriens. Il y a eu une prise de contact ce matin avec les autorités du port dans le cadre de la
réouverture" à venir du port", a-t-elle ajouté.

L`Union européenne a annoncé vendredi avoir levé ses sanctions à l`encontre de deux grands ports de Côte d`Ivoire - Abidjan et San Pedro - ainsi que contre plusieurs entreprises liées notamment au secteur du cacao, afin de soutenir Alassane Ouattara, le président ivoirien reconnu par la communauté internationale.

D`importants stocks de fèves de cacao, la principale source de devises du pays, le premier producteur mondial, attendent depuis des semaines de partir à l`exportation.

La décision, prise via une procédure accélérée entre les gouvernements européens, répond à une demande explicite exprimée la veille par Alassane Ouattara, président ivoirien internationalement reconnu.

D`autre part, les vols commerciaux ont repris à l`aéroport d`Abidjan samedi matin, a indiqué à l`AFP une source militaire française (Force Licorne). "Ce matin, un vol d`Air France est arrivé. La reprise des vols commerciaux à l`aéroport d`Abidjan est effective", a déclaré cette source.

Le regroupement des expatriés vers le camp militaire français de Port-Bouët à Abidjan, près de l`aéroport international, par la Force Licorne s`était poursuivi vendredi, ainsi que les évacuations

GUERRE CI: Déploiement des Frci à Abidjan:Des communes encore ignorées

Pendant que les milices proches de Laurent Gbagbo sévissent à Abidjan, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) peinent à se déployer dans toutes les communes.

La présence des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) à Abidjan avait suscité un réel espoir auprès de la population. Ces derniers temps, l’inquiétude et le désespoir commencent à gagner les habitants de certaines communes, notamment ceux de la zone sud de la capitale économique. La raison : les éléments du Frci ne s’y sont toujours pas signalées. Cette absence des forces proches de Ouattara serait cependant compensée par la présence des éléments du commando invisible qui aurait pour parrain, Ibrahim Coulibaly. Ces combattants plus ou moins armés, font en ce moment la pluie et le beau temps dans les communes de Koumassi Marcory Treichville etc encore sous leur contrôle. Un habitant de Treichville dénonce cependant que les éléments de cette force font parfois du zèle sur le terrain. « Les éléments du commando invisible assurent la sécurité à Treichville, soutient cet habitant. Mais, certains d’entre eux abusent des populations comme s’ils étaient des agents des Frci ». La présence du commando invisible est vraiment source de polémique dans les quartiers où il est représenté. C’est d’ailleurs le cas à Koumassi où un autre habitant affirme que cette force commence à montrer ces limites. « Malgré la présence du commando invisible, les exactions continuent à Koumassi. Les milices proches de Gbagbo sévissent impunément. Des individus ont été froidement abattus dans la nuit de vendredi à aujourd’hui à la Sicogi. Notre grand souhait est, le déploiement rapide des éléments des Frci dans la commune. Sinon les hommes de Gbagbo vont nous finir», a expliqué cet habitant du nom de Issiaka. Vrai ou faux ! Dans tous les cas, le Frci semble toujours bloqué dans la partie nord d’Abidjan où, selon des témoins sa cohabitation avec le commando invisible pose souvent problème. Selon nos sources des affrontements auraient éclaté entre ces
deux forces dans la nuit de vendredi dans la commune d’Abobo où des combattants auraient trouvé la mort dans les deux camps. Pour l’heure, un mystère plane sur les raisons des affrontements de ce vendredi.

CAMEROUN: Biya cadenasse les conditions de candidature à la présidentielle

C’est ce samedi que la représentation nationale a discuté de la caution à verser au Trésor public par les candidats à l’élection présidentielle. Le projet de loi présenté par le gouvernement prévoyait de doubler le montant de la caution en vigueur pour le faire passer de 1,5 millions de francs CFA à 3 millions de francs CFA. Ce projet a donné lieu à un vif débat entre les députés du pouvoir et de l’opposition. Certains députés de l’opposition ont estimé qu’il fallait plutôt baisser ce montant pour le ramener à 500 000 francs CFA. Une proposition qui a fait sourire les députés du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). D’ailleurs, certains de ses députés ont estimé qu’il faut fixer le montant de la caution à 50 millions de francs CFA. L’objectif pour eux étant de dissuader les aventuriers. Finalement, c’est à 5 millions de francs CFA que le montant de la caution a été arrêté.

Elecam

La session extraordinaire convoquée n’a pas été uniquement consacrée au projet augmentant la caution à verser au Trésor public par les candidats à la présidentielle. Il y a aussi été question de modifier la loi prtant création d’Elections Cameroun (Elecam), la commission électorale. Ainsi, le parlement a voté l’augmentation du nombre des membres du conseil électoral. Ce sont désormais 18 membres au lieu de 12 qui siègeront au conseil électoral. Le SDF, principal parti de l’opposition, espère ainsi que les 6 nouveaux membres seront des personnalités beaucoup plus neutres que les 12 autres qui avaient été l’objet de vives critiques parce qu’étant des personnalités proches du parti au pouvoir. Mais rien n’est gagné car, c’est encore au chef de l’Etat de nommer les nouvelles personnalités dans le conseil électoral. Cette nomination pourrait à nouveau raviver les critiques. Toutefois, il faut relever qu’Elecam a été vidé d’une de ses missions cardinales à savoir, publier les résultats provisoires de l’élection présidentielle. C’est désormais au conseil constitutionnel et à lui seul qu’il revient le pouvoir de publier les résultats de l’élection.

Au moment où nous mettions sous presse, les députés discutaient des conditions de suppléance à la présidence de la République.

Selon le projet de loi transmis par le gouvernement, en cas de vacance de la présidence de la République, le président par intérim devrait pouvoir modifier le gouvernement. Une petite avancée qui peut permettre à celui d'influer sur la succession

GUERRE CI : Les forces pro Gbagbo attaquent l’hotel du golf

L'offensive était annoncée dans le camp Gbagbo et ce samedi elle a été lancée. Les forces de résistance pro Gbagbo attaquent à l’arme lourde depuis 16h30gmt l’hôtel du golf, lieu de retranchement des forces pro Ouattara (Frci) et du Rhdp.

L’onuci tente actuellement de riposter à l’aide de dca mais tout indique qu'elle ne tarderait pas à être débordée. Selon nos informations, les assaillants lourdement armés mèneraient l’assaut depuis le terrain de golf de l'« ivoire golf club » qui fait face à l’hôtel du golf.

Les Frci pas organisés et qui n'avaient pas réussi à prendre le dessus sur les forces de Gbagbo semblent avoir été surpris par cette attaque et pris de cours. "Ils nous tirent dessus à l'arme lourde, on s'en va au rassemblement pour riposter" nous indique un élément des frci joint au téléphone par la rédaction de Koaci.com, ce dernier ajoute "voilà ce qui arrive quand la plupart de nos combattants sont plus préoccupés par le vol des voitures pour les ramener à Bouaké alors que l'heure est grave et qu'il faut se battre, on a même pas réussi à prendre la résidence et voilà que les pro Gbagbo nous attaquent, ils se sont réorganisés".

La licorne, occupée à s'occuper des ressortissants et de leur évacuation n'est pour l'heure pas encore intervenue.

Nous vous indiquions que le blocus annoncé n'était pas effectif et que les forces de Laurent Gbagbo se réorganisaient et progressaient, les voilà désormais arrivés à la hauteur de l'hôtel du golf.

Laurent Gbagbo ne s'est pas rendu et pourrait peut être désormais, sans une intervention musclée de Licorne, tenter d'inverser la tendance

samedi 9 avril 2011

Abidjan: situation "tragique"

La situation est toujours "tragique" pour la population dans plusieurs quartiers d'Abidjan où l'insécurité entrave l'action des ONG, a déclaré samedi à l'AFP le représentant de l'agence humanitaire de l'ONU en Côte d'Ivoire, réaffirmant la nécessité de couloirs humanitaires.
"La situation est tragique dans certains quartiers comme Abobo, les
Deux-Plateaux, le Plateau, Yopougon, Cocody ou Adjamé", a déclaré à l'AFP
Carlos Geha, représentant du Bureau de coordination des affaires humanitaires
de l'ONU en Côte d'Ivoire (Ocha), joint par téléphone à Abidjan depuis Paris.
Il a réaffirmé la nécessité de "couloirs humanitaires" afin que les
populations soient secourues, car "ce ne sont pas les médicaments ou l'aide
matérielle qui manquent mais les moyens de les faire parvenir à ceux qui en
ont besoin".
Mais la Mission des Nations en Côte d'ivoire (Onuci) et la force française
Licorne "sont débordées" et "plusieurs de nos demandes pour des escortes de
convois humanitaires n'ont pas eu de réponses", a encore affirmé M. Geha.
"Les habitants qui sortent dans les rues à leurs risques et périls, n'ont
pas accès aux soins, les magasins ont été pillés et incendiés, des gens armés
sont présents", a-t-il ajouté.
"D'autres quartiers comme la Zone 4 (sud) connaissent une petite accalmie
malgré la présence de gangs non armés qui rackettent les habitants en les
menaçant de pillage", selon le représentant d'Ocha.
Des milliers de personnes vivent dans des conditions précaires dans des
hôpitaux, des écoles ou d'autres lieux publics sans aide, a-t-il rappelé en
soulignant que les services publics comme l'eau ou l'électricité n'ont pas été
rétablis dans de nombreux secteurs de la ville.
Dans l'Ouest, 28.000 personnes sont toujours réfugiées dans des deux
missions catholique et protestante à Duékoué et "les besoins sont énormes", a
ajouté M. Geha, regrettant là encore l'absence de couloirs humanitaires et
l'absence d'escortes pour les convois "car tout ne peut se faire par les
airs", a-t-il dit.

Côte d`Ivoire: calme à Abidjan où Gbagbo conforte ses fiefs

ABIDJAN - Le calme régnait samedi matin à Abidjan après de violents combats ayant opposé la veille les troupes d`Alassane Ouattara, président ivoirien internationalement reconnu et celles restées fidèles à Laurent Gbagbo, dans le quartier de Cocody où ce dernier est retranché.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les soldats français de la force Licorne
ont été la cible de tirs au cours d`une tentative d`évacuation du personnel
d`une ambassade et ont riposté en détruisant un blindé des forces pro-Gbagbo,
a indiqué l`état-major des armées à Paris.

Aucun tir n`a été entendu dans la matinée de samedi dans le quartier de

Cocody, autour de la résidence présidentielle où se trouve toujours le
président sortant Laurent Gbagbo, et dans celui du Plateau, siège du palais
présidentiel, ont indiqué des habitants.
"La matinée est calme", a dit à l`AFP un résident de Cocody tout en
ajoutant: "les combats reprendront peut-être cet après-midi" dans ce quartier
du nord de la capitale économique où se situent, outre la résidence
présidentielle, le siège de la radio-télévision ivoirienne (RTI) et l`école de
gendarmerie, tenues par les forces pro-Gbagbo.

Selon un habitant du Plateau, dans le centre, où est le palais présidentiel

contrôlé également par les troupes pro-Gbagbo, "il n`y a pas eu de tirs ce
matin. On voit les gens sortir des immeubles pour aller vers Marcory", un
quartier du sud de la ville plus sécurisé. "Ils étaient coincés, ils cherchent
maintenant à quitter le Plateau".
De violents combats ont eu lieu durant toute la semaine dans ce quartier,
contraignant les habitants à se terrer chez eux.
Vendredi, en milieu d`après-midi et en début de soirée, des combats à la

mitrailleuse lourde et à l`arme légère ont encore fait rage dans le périmètre

qui englobe la résidence de M. Gbagbo, la RTI et l`école de gendarmerie.

Laurent Gbagbo a retrouvé un instrument de propagande avec la télévision

(RTI) qui a recommencé à émettre vendredi dans certains quartiers alors que le

signal avait été coupé lundi soir après des frappes de la Mission des Nations

unies en Côte d`ivoire (Onuci) et de la force française Licorne.
Ses troupes se battent avec acharnement dans les fiefs qu`elles ont
conservés et où elles bénéficient d`une certaine mobilité, selon des

témoignages concordants. On assiste ainsi à une partition assez marquée de la

ville.
Les troupes d`Alassane Ouattarra essaient de sécuriser le reste de la
capitale économique qui souffre d`une grave situation alimentaire.
L`ambassade de France a affirmé vendredi que la résidence de l`ambassadeur
avait été attaquée, pour la deuxième fois en moins de 48 heures, par des
forces loyales à Laurent Gbagbo, ce que le camp du président sortant a démenti.
Le porte-parole de l`état-major français, le colonel Thierry Burkhard, a
souligné qu`il n`y avait pas eu, en riposte, d`attaques des hélicoptères de
Licorne contre la résidence de M. Gbagbo.
Par ailleurs, lors d`une tentative d`évacuation du personnel d`une autre
ambassade "à la demande du gouvernement d`un pays allié" dont le nom n`a pas
été précisé pour des raisons de sécurité, les soldats français ont été la
cible de tirs, a précisé à l`AFP le colonel Burkhard.
Les hélicoptères de Licorne ont alors détruit un véhicule blindé des forces
pro Gbagbo dans la zone des résidences diplomatiques, a-t-il précisé. Deux

hélicoptères français ont été atteints par des tirs, sans gravité.

Le regroupement des expatriés vers le camp militaire français de Port-Bouët
à Abidjan, près de l`aéroport international, par la Force Licorne s`était
poursuivi vendredi, ainsi que les évacuations vers plusieurs pays de la région.
A l`impasse politique née de l`élection présidentielle du 28 novembre et
l`enlisement militaire, Abidjan, livrée aux pillards, est confrontée à
l`urgence humanitaire. "Abidjan est une tragédie humaine", a déclaré vendredi
le représentant du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l`ONU
(Ocha) en Côte d`Ivoire, Carlos Geha.
Dans l`Ouest, les informations collectées par les enquêteurs de l`ONU sur
les droits de l`homme sont "absolument terrifiantes", a déclaré la Haut
commissaire aux droits de l`homme, Navi Pillay.
Samedi, l`ONG Human Rights Watch (HRW) a affirmé détenir de nouvelles
preuves d`atrocités commises dans l`Ouest aussi bien par les forces
pro-Ouattara que par les forces pro-Gbagbo et déjà dénoncées par l`ONU et des
ONG.
Les forces loyales à Alassane Ouattara ont tué ou violé des centaines de
personnes et brûlé des villages de l`Ouest, fin mars, a affirmé HRW dans un
rapport publié à New York. L`ONG de défense des droits de l`homme accuse aussi
les forces de Laurent Gbagbo d`avoir perpétré un massacre à Blolequin, le 28
mars, de plus de cent hommes, femmes et enfants originaires du nord de la Côte
d`Ivoire et de pays voisins.

Tentative avortée de sauvetage de diplomates à Abidjan

La force Licorne a tenté en vain d`aider des diplomates dans la nuit de vendredi à samedi à Abidjan, avant d`y renoncer pour des raisons de sécurité, a-t-on appris auprès de l`état-major français des armées.

Par ailleurs, l`état-major dément formellement avoir ouvert le feu sur la résidence où est réfugié le président sortant Laurent Gbagbo après l`attaque de la résidence de l`ambassadeur de France, qui la jouxte.

"Vers 03h00 du matin, à la demande d`un gouvernement allié, Licorne a lancé une opération qui visait à venir en aide à une mission diplomatique", a déclaré samedi le porte-parole de l`état-major français, le colonel Thierry Burkhard.

"Le chef de l`opération a finalement estimé que les conditions étaient trop dangereuses pour assurer la sécurité des personnes donc l`opération a été annulée", a-t-il ajouté.

Le nom du pays ayant demandé de l`aide n`a pas été dévoilé. En début de semaine, Licorne était venue en aide à sept diplomates japonais, dont l`ambassadeur, Yoshifumi Okamura.

Durant l`opération de la nuit de vendredi à samedi, qui a consisté à déposer des soldats au sol pour aller récupérer ces diplomates à la nationalité précisée, "deux hélicoptères français ont été touchés par des tirs, ils ont pu rentrer à la base et aucun soldat n`a été blessé", a précisé le colonel Burkhard.

Prise à partie par les forces pro-Gbagbo, Licorne a riposté, détruisant au moins un véhicule blindé dans le quartier des résidences, a-t-il ajouté.

ATTAQUE DE LA RÉSIDENCE DE FRANCE

Des proches de Laurent Gbagbo ont accusé les forces françaises de tirer sur la résidence où est réfugié le président ivoirien sortant. "L`armée française a repris ses bombardements contre la résidence du président Gbagbo", a déclaré dans la nuit un conseiller de ce dernier basé à Paris, Toussaint Alain.

"La France cherche une bonne raison d`en finir avec le président Gbagbo et nous mettons en garde contre le projet de la France d`assassiner le président Gbagbo", a-t-il ajouté.

Le colonel Burkhard a démenti ces informations.

"Je démens formellement", a-t-il déclaré. "Des hélicoptères ont décollé mais ils n`ont effectué aucun tir contre la résidence de Laurent Gbagbo."

Vendredi, la résidence de l`ambassadeur de France à Abidjan, bâtiment voisin de celle de Laurent Gbagbo dans le même quartier de Cocody, a été la cible de tirs.

"Hier (vendredi) après-midi, la résidence de France a été attaquée avec deux tirs de mortiers et un tir de roquette provenant clairement des forces pro-Gbagbo", a confirmé le porte-parole de l`état-major.

Après plus d`une semaine de combats liés à l`avancée sur Abidjan des forces d`Alassane Ouattara, considéré comme le vainqueur de l`élection présidentielle ivoirienne par la quasi-totalité de la communauté internationale, les combattants de Laurent Gbagbo ont regagné du terrain vendredi à Abidjan, notamment à Cocody.

"Les forces pro-Gbagbo ont installé des gens dans toutes les résidences de cette zone donc ça devient vraiment très dangereux d`autant qu`il n`a plus vraiment la main sur eux", estime une source militaire française. "C`est la politique du pire qui se met en place."

Parallèlement, la situation humanitaire s`aggrave dans l`agglomération d`Abidjan, qui compte quelque quatre millions d`habitants.

"En coopération avec l`Onuci (ndlr, la force des Nations unies en Côte d`Ivoire), Licorne participe au rétablissement des services publics en transportant des techniciens qui permettent de faire revenir l`eau et l`électricité dans certains quartiers", a fait savoir le colonel Burkhard.

Tirs contre des hélicoptères français en Côte d`Ivoire

Des hélicoptères français ont été la cible de tirs de partisans de Laurent Gbagbo lors d`une mission d`évacuation à Abidjan, a déclaré samedi le commandant Frédéric Daguillon, porte-parole de la force française Licorne. Aucun soldat n`a été blessé et les équipages des hélicoptères ont riposté, détruisant au moins un véhicule blindé, a-t-il ajouté.

La mission d`évacuation diplomatique a été annulée, a ajouté le commandant Daguillon. Vendredi après-midi, c`est la résidence de l`ambassadeur de France à Abidjan qui a été frappé par deux obus de mortier et une roquette tirés depuis des positions tenues par les forces de Laurent Gbagbo. Il s`agissait de la deuxième attaque en deux jours. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, a déclaré à l`Associated Press qu`il n`y avait pas de victime.

L`ambassade a souligné dans son communiqué que la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies l`autoriserait à détruire les armes utilisées pour viser l`ambassade. Le conseiller de Laurent Gbagbo à Paris, Toussaint Alain, a démenti toute implication de forces liées au président sortant, dans un entretien téléphonique à l`AP.

Le président élu de Côte d`Ivoire, Alassane Ouattara, a mis en place vendredi un blocus autour de la résidence de son rival, Laurent Gbagbo, toujours réfugié dans son bunker, et a annoncé faire du retour à la normale à Abidjan, capitale économique jonchée de cadavres, une priorité.

La lagune devenue stratégique pour la résistance pro Gbagbo, ici une vedette pro Gbagbo ce samedi matin dans la zone lagunaire de Cocody

Malgré les bombardements survenus ce vendredi soir et la nouvelle destruction d’un blindé ce samedi matin aux environs de 11Hgmt à Cocody par des forces licorne et onusiennes débordées dans leurs missions de protection et évacuation des ressortissants étrangers, la résistance en faveur du président Gbagbo s’organise et prend de l’ampleur au fur et à mesure que le temps passe et que la situation s’enlise.

Une dynamique de renforts humain est en cours par voie fluviale via des vedettes qui acheminent des hommes prêts à combattre dans la zone de la résidence présidentielle alors que le quartier central du plateau et la rti sont toujours sous contrôle des forces du président Gbagbo qui prennent clairement l’ascendant sur les Frci d’Alassane Ouattara. En effet les « résistants » arrivent de tous les quartiers périphériques par la lagune et s’organisent progressivement dans les quartiers pour inverser la tendance et renverser Alassane Ouattara. « Je suis guéré moi-même, je n’étais pas prêt à combattre mais quand Ouattara a massacré chez moi, je me suis engagé et ai rejoint les groupes clandestins de resistance… on se prépare à combattre, on s’organise dans le quartier malgré les tentatives d’arrestation par les gars de Ouattara, ils tuent désormais arbitrairement nos parents et frères dans nos quartiers, si tu n’es pas « djoula » (nord) tu es suspect pour eux, c’est humiliant et révoltant alors qu’ils ne sont pas chez eux ici, c’est pas leur village, c’est donc une question de survie de la nation ivoirienne face à l’agression de la rébellion et des étrangers qui tentent un coup d’Etat sur notre terre » nous livre le leader d’un groupe de patriotes rencontrés ce vendredi soir dans un « glo glo » de la commune de port Bouet. Un de ses « compagnon de la résistance » kalachnikov à la main et bandeau sur la tête, tente de nous expliquer la raison de leur motivation : « nous sommes agressés certes mais il ne faut pas oublier que nous sommes sur notre terre ici, les rebelles viennent du nord comme Alassane et sa bande, autant Gbagbo est vomis au nord autant Ouattara est vomis ici au sud où il s’est pris une claque aux élections, ne l’oubliez pas, si la capitale était chez lui au nord la situation aurait été sans nul doute différente mais n’oubliez pas que la guerre se passe ici à Abidjan, là ou nous sommes majoritaire et ce largement, je répète c’est chez nous ici, l’imposteur Ouattara ne pourra jamais gouverner ici ».

Un élément de la garde républicaine joint ce samedi matin à 10hgmt au plateau continuait à exprimer sa motivation et celle de ses frères d’armes martelant que, sans la France, les Frci ne sont et ne représentent, selon ce dernier, rien. Notre interlocuteur indique « Ils (pro Ouattara) tentent de faire croire au monde qu’ils ont gagné la guerre, c’est une diversion et les médias occidentaux plongent, on gagne du terrain, nos seuls ennemis aujourd’hui c’est licorne et l’onuci, les Frci on les tape en un jour sans problème, ce ne sont pas des soldats, la plupart n’avaient jamais mis les pieds à Abidjan et aujourd’hui profitent pour piller et tuer nos familles, on va les tuer un à un, moi et mes frères sommes prêts à mourir je le répète pour cette cause ».

Dans la zone de Cocody, la progression territoriale des troupes de Laurent Gbagbo est réelle selon nos constations, les nombreux bas fonds de la zone sont également investis de cachette militaires minutieusement mises en place et, semble t’il, efficaces. Tout indique à cette heure une volonté de frapper l’hôtel du golf, très protégé et inviolé pour l’heure, d’Alassane Ouattara et de ses troupes.

Par ailleurs, la surprise de revoir la Rti émettre ce vendredi avec la diffusion de programmes pro Gbagbo en a surpris plus d’un et laissé sans voix un grand nombre. En effet, alors qu’Alassane Ouattara semblait émettre le signal de retour à la normal et de contrôle du pays, les vieux démons réapparaissaient, laissant perplexes les observateurs sur la réalité effective des annonces du jeudi.