Le 21 Mai prochain à Yamoussoukro, aura lieu l'investiture du président de la République, le Dr Alassane Ouattara. Les artistes de Côte d'Ivoire veulent saisir ce moment plus que solennel pour rendre un hommage mérité à l'illustre personnalité. Ainsi, pour marquer cette cérémonie d'une pierre blanche, Noël Dourey, Antoinette Konan et les autres artistes qui ne dorment pratiquement plus, s'organisent comme il le faut, afin de réussir, en ce qui les concerne, ce qui est considéré comme le plus grand événement de l'année 2011. C'est ainsi que sous la houlette du bureau exécutif du Collectif des artistes Rhdp, toute la grande famille des créateurs s'est réunie hier aux 2 plateaux (Palm club) pour préparer cette cérémonie. La rencontre a tourné autour de trois (03) points à l'ordre du jour. A savoir, les civilités au président de la République, la participation des artistes à l'investiture et divers. En ce qui concerne le premier point, les artistes ont salué l'idée. Quant au second point de l'ordre du jour, il a fait l'objet de beaucoup de débats. Mais au finish, le président du Collectif, Noël Dourey, a proposé une fresque de 300 artistes " C'est ce que les artistes de Côte d'Ivoire vont offrir aux invités. La place Jean Paul 2 et tous les autres espaces seront des lieux d'ambiance. Et la fresque va constituer à animer la ville. Il y aura de la musique, du cinéma, des expositions, etc. Yamoussoukro doit appartenir aux artistes avant et pendant l'investiture", a fait savoir le crooner de la musique ivoirienne. Noël Dourey a aussi approuvé l'idée d'une caravane de la réconciliation à travers tout le pays après cette investiture. Parce que pour lui, la réconciliation reste le moteur de toutes les activités. D'ailleurs, il a appelé tous les artistes à faire la paix.
Pour tout publique, pour se rencontrer, faire des connaissance et échanger des informations. WELCOME !
mardi 10 mai 2011
SEM Bamba Youssoufou Joseph, Ambassadeur permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à New York : L’Etat de droit est la garantie de la fin de l’impunité
En sa qualité d’Ambassadeur permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à New York, SEM Bamba Youssoufou Joseph revient sur certains faits importants. Il s’est confié à l’IA.
Les Nations Unies ont joué un rôle prépondérant dans la fin de la crise ivoirienne. Expliquez-nous dans quelles conditions la résolution 1975 qui a précipité la chute de l’ex-président, a été adoptée.
Comme vous le savez, le rôle des Nations Unies est de surveiller la paix dans le monde et de garantir la sécurité internationale. La situation en Côte d’Ivoire posait une menace sérieuse contre la paix et la sécurité internationale dans la région ouest-africaine. Et c’est à ce titre et agissant en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations Unies, que l’Onu s’est saisie et a traité la crise ivoirienne. Cette crise a malheureusement pris des tournures dramatiques avec les nombreux massacres qui ont été perpétrés contre les populations civiles avec des armes de guerre des forces de M. Gbagbo. C’est ce qui a motivé la communauté internationale à travers le conseil de sécurité à prendre des décisions musclées pour venir en aide à ces populations. A ce niveau, j’aimerais saluer l’engagement sans ambiguïté du Secrétaire général de l’Onu, M. Ban Ki-Moon, pour son implication dans la résolution de la crise ivoirienne. Donc c’est en vertu de cette responsabilité des Nations Unies de ne pas être indifférents face aux massacres des populations que la résolution 1975 a été adoptée. Et la mise en exécution de cette résolution a entraîné la destruction des armes lourdes de M. Gbagbo. D’ailleurs tout le monde s’est rendu compte que ces armes étaient un arsenal impressionnant. N’eût été cela, aujourd’hui nous serons encore en train de compter les milliers de morts en Côte d’Ivoire.
Cette forte implication des Nations Unies et de la France pourrait-elle poser des entraves aux actions du président Ouattara? N’y a –t-il pas un risque de subordination ?
Non! Je crois qu’il faut savoir mettre les choses en perspective et surtout à leur vraie place et dans leur contexte. Non, il n’y a pas de subordination. Les décisions du Conseil de Sécurité reflètent la position de l’Assemblée Générale au sein de laquelle chaque pays membre a une voix. L’intervention des Nations Unies en Côte d’Ivoire n’est pas une première. On l’a déjà vu au Koweït, au Kosovo, en RdC, au Soudan, en Somalie…Seulement le cas de la Côte d’Ivoire a été plus visible à cause d’une très forte médiatisation… Il n’y a pas de subordination parce que c’est le peuple de Côte d’Ivoire qui a porté Alassane Ouattara à la présidence avec 54,10%. Alors ne faisons pas d’amalgame, Alassane Ouattara est un président légitime. Et c’est le rôle de la communauté internationale d’appuyer la démocratie là où elle est bafouée...
Bien sûr…Mais de là à combattre un président, entraîner sa chute et aider à en installer un autre…
Non, non, justement, c’est là qu’il faut faire attention. Les Nations Unies ont agi au Kosovo et ils ont créé même des Etats, dans l’ex-Balkan…On oublie cela souvent…Et, aujourd’hui, c’est des pays prospères qui sont mêmes membres de l’Union Européenne…C’est le rôle des Nations Unies…
Mais cela s’est fait en collaboration avec l’Otan…
Oui avec l’Otan mais sous le couvert des Nations Unies. Cet aspect aussi figure au chapitre 8 de la charte de l’ONU. C’est le chapitre des accords de coopérations régionaux et des arrangements institutionnels qui parlent de ce point. Ce chapitre permet aux Nations Unies de travailler avec l’organisation régionale et de mettre en œuvre les décisions prises au niveau du conseil de sécurité. Bien entendu, on aurait pu faire cela dans le cas de la Côte d’Ivoire où l’Onuci aurait pu être en coopération avec la Cedeao qui a une force d’intervention qui est l’Ecomog.
Cela a été envisagé à un moment …
Oui cela a été envisagé, mais ça n’a pas pu avoir lieu. La même chose se passe au niveau de la Somalie avec l’Unamit où l’Union Africaine et les Nations unies disposent d’une force de projection. Donc, ce sont des choses qui existent. Ce n’est pas la première fois. Il ne s’agit pas de déloger un président pour installer un autre. La résolution 1975 est claire. C’est la protection des populations civiles en situation de danger. Et pour cela, il fallait détruire les armes lourdes de M. Gbagbo. Je rappelle aussi que les troupes de l’Onuci ont été attaquées. Ce qui équivaut à un crime de guerre, un crime contre l’humanité. Pour leur propre protection et des populations civiles, pour garantir l’efficacité des futures opérations de maintien de la paix, la résolution 1975 a été adoptée. Donc, si en protégeant les populations civiles et qu’on doit détruire les armes lourdes, et que cela peut affaiblir le dictateur, où est le problème, où est le mal ? Au contraire, on ne s’en trouve que mieux loti. Cet engouement et cette mobilisation sans précédents de la communauté internationale en faveur de la Côte d’Ivoire est justement pour faire respecter la volonté du peuple. En outre, il s’agissait de donner un signal fort au monde et à l’ensemble du continent africain que le respect de la volonté des peuples doit prévaloir désormais pour éviter justement les soulèvements populaires. Cette année il y a environ une vingtaine d’élections en Afrique et la Côte d’Ivoire était un test. Si la communauté internationale et les Nations Unies étaient restées passives en Côte d’Ivoire (une sorte de complicité), cela aurait été très grave pour l’avenir de la démocratie. C’est pour éviter cela que la communauté internationale s’est engagée de façon résolue, déterminée et ne pouvait pas faire marche arrière. Donc, ce n’était pas une question d’imposer quelqu’un ou de subordonner un président à une organisation quelconque ou pouvoir extérieur. Il s’agissait de faire respecter et d’appuyer la volonté du peuple ivoirien qui s’est choisi un nouveau président.
Il y a aussi la polémique suscitée par l’intervention de la Force licorne qui tranche avec la position officielle de la France de ne plus intervenir dans les crises africaines…
C’est la même chose, et je ne vais pas me laisser distraire. Il ne s’agit pas de la France qui va imposer quelqu’un en Côte d’Ivoire pour un quelconque intérêt. Il s’agit d’un principe, un principe universel qui est de protéger des populations civiles qui sont en danger. La France a agi dans le cadre d’un mandat et d’un arrangement institutionnel…
Cela a quand même heurté certaines sensibilités…
Oui, mais il y a une base juridique qui lie la France aux Nations Unies, qui lie la Force Licorne à l’Onuci. La Licorne est la force de déploiement et d’intervention rapide de l’Onuci. Il y a une base légale et légitime à toutes ces actions. La France a agi dans le cadre intégral du mandat de l’Onuci.
Contrairement à leur habitude, les Français ont agi à visage découvert et sans hésitation...
Mais, puisqu’ils ont un mandat précis des Nations Unies. Il y a une base juridique à l’implication de la France qui est intégrée aux Nations Unies. Il faut voir cela comme un instrument dont les Nations Unies se sont doté et il se trouve que, c’est la Force Licorne. Il ne s’agit pas de la France en tant que tel. Bien entendu la Force Licorne a un commandement français qui se réfère à sa hiérarchie, à l’état-major français. Ce qui est tout à faire normal. Même dans l’Otan, ça se passe comme ça. Il ne faut pas oublier aussi que, c’est une opération de maintien de la paix décidée par les Nations Unies à la demande de la Côte d’Ivoire.
Quel a été personnellement le rôle que vous avez joué dans la résolution de cette crise surtout dans ces derniers moments ?
En fait, je n’ai pas eu de rôle particulier, différent de celui de tout représentant permanent de son pays auprès de l’Onu. Le président de République AlassaneOuattara m’a fait l’insigne honneur d’être son premier ambassadeur alors qu’il était encore confiné à l’hôtel du Golf. C’est avec beaucoup d’émotion, de fierté que j’ai porté cette responsabilité parce que je savais que cela était une charge très importante et historique. Et donc, j’ai mis là-dedans tout mon engagement, ma conviction et toute mon énergie pour faire ce qu’il fallait faire pour obtenir ces résultats, et presque sans moyens. Aujourd’hui, quand on mesure le chemin parcouru et on voit le résultat obtenu, c’est un sentiment de joie et de satisfaction. Il faut dire aussi que j’ai bénéficié de l’appui extraordinaire de tous mes collègues ambassadeurs ici. Non seulement au niveau du Conseil de Sécurité, mais aussi du côté de l’Assemblée Générale. Aussi le Secrétaire général M. Ban Ki-Moon m’a soutenu et a donné des instructions à tous ses collaborateurs pour faciliter ma mission. Il y a aussi le groupe africain qui m’a soutenu et surtout l’ambassadeur du Burkina Faso et l’ambassadeur du Rwanda, un ami personnel, qui m’a aussi aidé.
Bientôt on ouvrira le chapitre des procès de l’ex-président et de certains de ses collaborateurs. Il y a aussi le volet paix et réconciliation. Dans quelle perspective abordez-vous ce chapitre important du gouvernement du président Ouattara ?
C’est vrai que la crise chaude est terminée avec l’arrestation de M. Laurent Gbagbo, mais des tâches importantes et urgentes demeures et au premier rang, le rétablissement de l’ordre public et la sécurité. Des progrès importants ont été faits. L’ensemble du territoire est pacifié, Abidjan aussi. La gendarmerie et la police ont repris du service, les corridors de sécurité ont été réactivités et la population commence à sortir… Tout cela pour dire que la vie reprend son cours normal. La réconciliation nationale est aussi une priorité du gouvernement et le président de la république a commencé à préparer les esprits à cela bien avant même l’arrestation de M. Gbagbo. Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Ce qui est naturel, c’est la vie dans la paix, les palabres et les conflits sont accidentels. La vocation naturelle, c’est de vivre dans la paix. Pour vivre ensemble, nous devons nous réconcilier. A cet effet, une commission vérité réconciliation a été mise en place pour qu’on puisse tout mettre sur la table et pour que la lumière de la vérité éclaire tout ce qui s’est passé. On ne peut pas se réconcilier sans avoir dit la vérité sur toutes les atrocités, les crimes, les massacres et toutes ces haines. Qu’on dise ce qui s’est passé. Aussi, avant toute réconciliation, il faut qu’il y ait la justice. Il faut que les auteurs des crimes qui ont été perpétrés soient reconnus et qu’ils puissent se repentir. La justice doit être faite aux victimes s’ils sont vivants ou à leurs parents, pour le respect de la mémoire de ceux qui ont été tués. C’est après cela que le pardon va intervenir et la réconciliation aussi.
Les coupables et les auteurs de crimes seront-ils emprisonnés, amnistiés ?
Il faut comprendre que la réconciliation est un processus qui dure dans le temps. Ce n’est pas spontané. La réconciliation est un processus qui implique une introspection, une méditation sur ce que chacun a fait. En outre avec l’arrivée de Mgr Desmond Tutu et de M. Koffi Annan, cette commission pourra bénéficier de leurs conseils et de leurs expertises d’artisan de la paix. Bien sûr, il faut que justice se fasse pour que l’impunité soit bannie à jamais dans notre pays. La responsabilité des personnes par rapport aux actes qu’ils posent doit être assumée...
Pouvez-vous rassurer que les auteurs des crimes seront effectivement jugés et punis, qu’ils ne passeront pas par les mailles du filet de la réconciliation ?
J’insiste encore pour dire qu’il faut comprendre la réconciliation comme un processus qui prend du temps. Et ce processus est meublé de différentes étapes qui sont vérité, justice (certainement des procès), pardon (suivi peut-être d’amnistie) et puis réconciliation qui est la meilleure compréhension du vivre ensemble. Cette réconciliation doit être basée sur le respect et l’imprégnation d’une culture de l’Etat de droit. A l’issue du processus, chaque ivoirien doit comprendre que la loi est là pour tout le monde. Quand on a réfléchi et qu’on a médité, qu’on a eu cette introspection, qu’on s’est repenti et qu’on ne dise plus jamais ça encore. Il y aura certainement aussi des réformes de la loi, au niveau institutionnel pour que la responsabilité soit assumée à quel que niveau que se soit…
Et pour assurer aussi la fin de l’impunité…
Mais bien entendu, c’est ce que je suis en train d’expliquer. L’Etat de droit est la garantie de la fin de l’impunité. Quand on parle de l’Etat de droit, c’est tout une architecture, c’est tout un ensemble, c’est une conception et surtout une culture. Parce que nul n’est censé ignorer la loi, ça empêche certaines personnes de faire certaine choses. En Côte d’Ivoire, des gens ont pensé qu’ils pouvaient commettre des crimes et des atrocités et puis s’en tirer sans conséquences, sans répondre de leurs actes devant la loi. Quand des journalistes et des intellectuels se lèvent et tiennent des discours incendiaires à la RTI, c’est parce qu’ils étaient sûrs qu’il n’y aura rien. Mais aujourd’hui sur la base des exemples que leurs procès va donner, tout le monde réfléchira par deux fois avant de poser un acte désormais. Quand vous avez une position de leadership, vous avez une responsabilité, et cette responsabilité est de consolider la paix et l’harmonie dans la société où vous êtes. C’est de permettre un meilleur équilibre et l’épanouissement des membres de la société dans laquelle vous êtes et non de la détruire. C’est cela l’objectif que nous recherchons. Réconciliation d’accord, mais vérité, justice et repenti d’abord, pour éviter qu’on n’ait plus à vivre ce qui s’est passé dans notre pays. On brûle vif les gens, vous êtes heureux, on montre cela à la télévision vous êtes heureux. Quand vous donnez des machettes aux jeunes, quand vous donnez des Kalachnikovs aux étudiants, qu’est ce que vous voulez qu’ils en fassent ? Ils ne peuvent que tuer. Vous instrumentalisez des innocents pour aller tuer d’autres innocents. En fait, c’est doublement criminel. C’est pourquoi, il ne faut plus faire ces choses là. Il faut qu’il y ait le vivre-ensemble pour construire ensemble, nous tous, Rhdp, Lmp, ivoiriens, non ivoiriens, tout le monde, pour construire une Côte d’Ivoire fraternelle, tolérante, hospitalière, conviviale où il fait bon vivre.
L’état de belligérance est terminé, quand est-il de l’état d’exception ? La pacification est toujours en cours. Certaines personnes parlent même de privation de liberté individuelle et de chasse aux sorcières. Quels commentaires cela vous inspire ?
Je renvoie ces personnes à quatre mois en arrière. Ces personnes qui disent cela aujourd’hui, ce sont elles qui ont banni et supprimé les libertés en Côte d’Ivoire. Qui ont tué des gens sur de simples soupçons, parce qu’ils ne sont pas de leur camp ou bord politique. Vraiment, il ne faut pas qu’on ouvre ce débat. Il faut qu’on respecte la mémoire des gens et qu’on n’insulte pas l’intelligence des gens. Il n’y a même pas plus de quatre mois, ces personnes pourchassaient des gens pour des délits de patronyme et de faciès. Alors, il ne faut pas qu’on vienne nous dire qu’il y a privation de liberté. Ce n’est pas acceptable venant d’eux. Il y a une priorité qui est le retour à l’ordre public et la sécurité. Mais vous voulez qu’on fasse quoi ? Dès qu’on permet à ces messieurs de parler, ils font croire à ses jeunes instrumentalisés, ses miliciens, que c’est encore possible que leur champion revienne. Qu’ils peuvent renverser la situation. C’est criminel ça! Voilà des gens qui n’ont pas encore compris qu’il faut qu’ils acceptent la situation, qu’ils acceptent qu’ils ont perdu, qu’ils étaient dans l’erreur. Je récuse ce qu’ils sont en train de dire, ce n’est pas exact et il n’y a pas d’état d’exception en Côte d’Ivoire. Il y a plutôt un retour à la normalité, à l’ordre public et à la sécurité. C’est transparent, tout le monde le voit. Dès que la sécurité sera rétablie, tous les militaires retourneront dans les casernes et à leur vocation, celle de défendre les frontières. L’ordre public et la sécurité seront assurés par la police et la gendarmerie.
A la faveur de la sécurisation et la pacification en cours, le Sergent-chef Ibrahim Coulibaly a trouvé la mort. Beaucoup de personnes ressentent cela comme une mort de trop…
Je n’ai pas été témoin du théâtre des opérations donc je n’ai pas de commentaire à faire. Ce que je savais, un appel avait été lancé pour que les combattants illégaux possédant des armes les déposent. Je pense que force doit rester à la loi, force doit rester à l’autorité publique. Autrement, ce sera l’anarchie et cela n’est pas bon pour la stabilité.
Parlez nous de votre condition de travail, cinq mois après votre prise de fonction.
Ici, aussi tout rentre dans l’ordre à la satisfaction générale. Tout se passe bien. J’ai pu rencontrer récemment le ministre des Finances, lors de son séjour à Washington DC. Des instructions ont été données au DG du Trésor pour que les moyens soient mis à la disposition de la mission. Nous allons pouvoir payer toutes nos dettes, fonctionner normalement et réaliser les objectifs de la mission.
Les Ivoiriens résidant à New York souhaiteraient pouvoir faire leurs documents administratifs, tels que les passeports et visas entre autres sur place. Que pouvez-vous dire pour les rassurer ?
Dans l’état des lieux que nous avons fait ici, nous avons proposé une restructuration. A mon arrivée, j’ai trouvé des locaux surdimensionnés, un personnel pléthorique. J’ai commandé un audit, les conclusions sont disponibles. Je vais transmettre cela à la hiérarchie avec des propositions concrètes. En conclusion, il faudrait qu’il ait une structure de promotion. Il y a beaucoup d’enjeux et d’opportunités qu’offre la ville de New York. Je pense qu’on doit pouvoir ouvrir un bureau économique et en même temps aussi un consulat pour favoriser le tourisme. Ce sont des propositions que je vais faire à ma hiérarchie et c’est à elle de donner le dernier mot.
A quel niveau se trouve le dossier du patrimoine vendu par l’ex-ambassadeur ?
J’ai aussi fait un rapport à ma hiérarchie concernant ce dossier. C’est à elle d’apprécier. J’ai suggéré que le building qui a été vendu soit racheté par l’Etat de Côte d’Ivoire. C’était un bâtiment historique, presque tous les ambassadeurs de Côte d’Ivoire sont passés par là. Ce bâtiment, on ne pouvait pas le vendre comme ça. Donc, nous avons suggéré de le racheter. Je pense que, en tant que ambassadeur, mon rôle est d’accroître le patrimoine de l’Etat et non de l’appauvrir.
Les Ivoiriens de New York espèrent la mise en place d’une structure associative regroupant tous les ressortissant ivoiriens résidant à New York comme cela existe à Washington. Que pouvez-vous faire dans ce sens ?
Tout ce qui pourra contribuer à rassembler les Ivoiriens et à nous réconcilier est le bienvenu. J’appuie sans réserve une telle initiative. Mais ce sont des choses qui doivent être faites avec l’accord de l’ambassadeur à Washington, car c’est lui qui est l’ambassadeur de Côte d’Ivoire aux États-Unis. La communauté ivoirienne ici relève de sa compétence première. Moi, je viendrai en appui. Je pense que l’ambassadeur à Washington doit prendre ce dossier en main et qu’il ait une idée claire là-dessus, moi je viendrai en appui pour pouvoir réaliser cet objectif qui est très noble.
Votre mot de fin…
Je souhaite que la paix revienne rapidement en Côte d’Ivoire et que cette paix soit consolidée. Bien entendu, en tant qu’ambassadeur auprès de Nations Unies, je vais développer mes relations avec le département de maintien de la paix afin que la mission de maintien de la paix qui va être transformée en mission de consolidation de la paix, en Peace building puisse être mise en place rapidement pour que les Nations Unies apportent toutes leurs expertises pour la reconstruction en Côte d’Ivoire et la mobilisation des ressources pour les grand chantiers qui nous attendent
Les Nations Unies ont joué un rôle prépondérant dans la fin de la crise ivoirienne. Expliquez-nous dans quelles conditions la résolution 1975 qui a précipité la chute de l’ex-président, a été adoptée.
Comme vous le savez, le rôle des Nations Unies est de surveiller la paix dans le monde et de garantir la sécurité internationale. La situation en Côte d’Ivoire posait une menace sérieuse contre la paix et la sécurité internationale dans la région ouest-africaine. Et c’est à ce titre et agissant en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations Unies, que l’Onu s’est saisie et a traité la crise ivoirienne. Cette crise a malheureusement pris des tournures dramatiques avec les nombreux massacres qui ont été perpétrés contre les populations civiles avec des armes de guerre des forces de M. Gbagbo. C’est ce qui a motivé la communauté internationale à travers le conseil de sécurité à prendre des décisions musclées pour venir en aide à ces populations. A ce niveau, j’aimerais saluer l’engagement sans ambiguïté du Secrétaire général de l’Onu, M. Ban Ki-Moon, pour son implication dans la résolution de la crise ivoirienne. Donc c’est en vertu de cette responsabilité des Nations Unies de ne pas être indifférents face aux massacres des populations que la résolution 1975 a été adoptée. Et la mise en exécution de cette résolution a entraîné la destruction des armes lourdes de M. Gbagbo. D’ailleurs tout le monde s’est rendu compte que ces armes étaient un arsenal impressionnant. N’eût été cela, aujourd’hui nous serons encore en train de compter les milliers de morts en Côte d’Ivoire.
Cette forte implication des Nations Unies et de la France pourrait-elle poser des entraves aux actions du président Ouattara? N’y a –t-il pas un risque de subordination ?
Non! Je crois qu’il faut savoir mettre les choses en perspective et surtout à leur vraie place et dans leur contexte. Non, il n’y a pas de subordination. Les décisions du Conseil de Sécurité reflètent la position de l’Assemblée Générale au sein de laquelle chaque pays membre a une voix. L’intervention des Nations Unies en Côte d’Ivoire n’est pas une première. On l’a déjà vu au Koweït, au Kosovo, en RdC, au Soudan, en Somalie…Seulement le cas de la Côte d’Ivoire a été plus visible à cause d’une très forte médiatisation… Il n’y a pas de subordination parce que c’est le peuple de Côte d’Ivoire qui a porté Alassane Ouattara à la présidence avec 54,10%. Alors ne faisons pas d’amalgame, Alassane Ouattara est un président légitime. Et c’est le rôle de la communauté internationale d’appuyer la démocratie là où elle est bafouée...
Bien sûr…Mais de là à combattre un président, entraîner sa chute et aider à en installer un autre…
Non, non, justement, c’est là qu’il faut faire attention. Les Nations Unies ont agi au Kosovo et ils ont créé même des Etats, dans l’ex-Balkan…On oublie cela souvent…Et, aujourd’hui, c’est des pays prospères qui sont mêmes membres de l’Union Européenne…C’est le rôle des Nations Unies…
Mais cela s’est fait en collaboration avec l’Otan…
Oui avec l’Otan mais sous le couvert des Nations Unies. Cet aspect aussi figure au chapitre 8 de la charte de l’ONU. C’est le chapitre des accords de coopérations régionaux et des arrangements institutionnels qui parlent de ce point. Ce chapitre permet aux Nations Unies de travailler avec l’organisation régionale et de mettre en œuvre les décisions prises au niveau du conseil de sécurité. Bien entendu, on aurait pu faire cela dans le cas de la Côte d’Ivoire où l’Onuci aurait pu être en coopération avec la Cedeao qui a une force d’intervention qui est l’Ecomog.
Cela a été envisagé à un moment …
Oui cela a été envisagé, mais ça n’a pas pu avoir lieu. La même chose se passe au niveau de la Somalie avec l’Unamit où l’Union Africaine et les Nations unies disposent d’une force de projection. Donc, ce sont des choses qui existent. Ce n’est pas la première fois. Il ne s’agit pas de déloger un président pour installer un autre. La résolution 1975 est claire. C’est la protection des populations civiles en situation de danger. Et pour cela, il fallait détruire les armes lourdes de M. Gbagbo. Je rappelle aussi que les troupes de l’Onuci ont été attaquées. Ce qui équivaut à un crime de guerre, un crime contre l’humanité. Pour leur propre protection et des populations civiles, pour garantir l’efficacité des futures opérations de maintien de la paix, la résolution 1975 a été adoptée. Donc, si en protégeant les populations civiles et qu’on doit détruire les armes lourdes, et que cela peut affaiblir le dictateur, où est le problème, où est le mal ? Au contraire, on ne s’en trouve que mieux loti. Cet engouement et cette mobilisation sans précédents de la communauté internationale en faveur de la Côte d’Ivoire est justement pour faire respecter la volonté du peuple. En outre, il s’agissait de donner un signal fort au monde et à l’ensemble du continent africain que le respect de la volonté des peuples doit prévaloir désormais pour éviter justement les soulèvements populaires. Cette année il y a environ une vingtaine d’élections en Afrique et la Côte d’Ivoire était un test. Si la communauté internationale et les Nations Unies étaient restées passives en Côte d’Ivoire (une sorte de complicité), cela aurait été très grave pour l’avenir de la démocratie. C’est pour éviter cela que la communauté internationale s’est engagée de façon résolue, déterminée et ne pouvait pas faire marche arrière. Donc, ce n’était pas une question d’imposer quelqu’un ou de subordonner un président à une organisation quelconque ou pouvoir extérieur. Il s’agissait de faire respecter et d’appuyer la volonté du peuple ivoirien qui s’est choisi un nouveau président.
Il y a aussi la polémique suscitée par l’intervention de la Force licorne qui tranche avec la position officielle de la France de ne plus intervenir dans les crises africaines…
C’est la même chose, et je ne vais pas me laisser distraire. Il ne s’agit pas de la France qui va imposer quelqu’un en Côte d’Ivoire pour un quelconque intérêt. Il s’agit d’un principe, un principe universel qui est de protéger des populations civiles qui sont en danger. La France a agi dans le cadre d’un mandat et d’un arrangement institutionnel…
Cela a quand même heurté certaines sensibilités…
Oui, mais il y a une base juridique qui lie la France aux Nations Unies, qui lie la Force Licorne à l’Onuci. La Licorne est la force de déploiement et d’intervention rapide de l’Onuci. Il y a une base légale et légitime à toutes ces actions. La France a agi dans le cadre intégral du mandat de l’Onuci.
Contrairement à leur habitude, les Français ont agi à visage découvert et sans hésitation...
Mais, puisqu’ils ont un mandat précis des Nations Unies. Il y a une base juridique à l’implication de la France qui est intégrée aux Nations Unies. Il faut voir cela comme un instrument dont les Nations Unies se sont doté et il se trouve que, c’est la Force Licorne. Il ne s’agit pas de la France en tant que tel. Bien entendu la Force Licorne a un commandement français qui se réfère à sa hiérarchie, à l’état-major français. Ce qui est tout à faire normal. Même dans l’Otan, ça se passe comme ça. Il ne faut pas oublier aussi que, c’est une opération de maintien de la paix décidée par les Nations Unies à la demande de la Côte d’Ivoire.
Quel a été personnellement le rôle que vous avez joué dans la résolution de cette crise surtout dans ces derniers moments ?
En fait, je n’ai pas eu de rôle particulier, différent de celui de tout représentant permanent de son pays auprès de l’Onu. Le président de République AlassaneOuattara m’a fait l’insigne honneur d’être son premier ambassadeur alors qu’il était encore confiné à l’hôtel du Golf. C’est avec beaucoup d’émotion, de fierté que j’ai porté cette responsabilité parce que je savais que cela était une charge très importante et historique. Et donc, j’ai mis là-dedans tout mon engagement, ma conviction et toute mon énergie pour faire ce qu’il fallait faire pour obtenir ces résultats, et presque sans moyens. Aujourd’hui, quand on mesure le chemin parcouru et on voit le résultat obtenu, c’est un sentiment de joie et de satisfaction. Il faut dire aussi que j’ai bénéficié de l’appui extraordinaire de tous mes collègues ambassadeurs ici. Non seulement au niveau du Conseil de Sécurité, mais aussi du côté de l’Assemblée Générale. Aussi le Secrétaire général M. Ban Ki-Moon m’a soutenu et a donné des instructions à tous ses collaborateurs pour faciliter ma mission. Il y a aussi le groupe africain qui m’a soutenu et surtout l’ambassadeur du Burkina Faso et l’ambassadeur du Rwanda, un ami personnel, qui m’a aussi aidé.
Bientôt on ouvrira le chapitre des procès de l’ex-président et de certains de ses collaborateurs. Il y a aussi le volet paix et réconciliation. Dans quelle perspective abordez-vous ce chapitre important du gouvernement du président Ouattara ?
C’est vrai que la crise chaude est terminée avec l’arrestation de M. Laurent Gbagbo, mais des tâches importantes et urgentes demeures et au premier rang, le rétablissement de l’ordre public et la sécurité. Des progrès importants ont été faits. L’ensemble du territoire est pacifié, Abidjan aussi. La gendarmerie et la police ont repris du service, les corridors de sécurité ont été réactivités et la population commence à sortir… Tout cela pour dire que la vie reprend son cours normal. La réconciliation nationale est aussi une priorité du gouvernement et le président de la république a commencé à préparer les esprits à cela bien avant même l’arrestation de M. Gbagbo. Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Ce qui est naturel, c’est la vie dans la paix, les palabres et les conflits sont accidentels. La vocation naturelle, c’est de vivre dans la paix. Pour vivre ensemble, nous devons nous réconcilier. A cet effet, une commission vérité réconciliation a été mise en place pour qu’on puisse tout mettre sur la table et pour que la lumière de la vérité éclaire tout ce qui s’est passé. On ne peut pas se réconcilier sans avoir dit la vérité sur toutes les atrocités, les crimes, les massacres et toutes ces haines. Qu’on dise ce qui s’est passé. Aussi, avant toute réconciliation, il faut qu’il y ait la justice. Il faut que les auteurs des crimes qui ont été perpétrés soient reconnus et qu’ils puissent se repentir. La justice doit être faite aux victimes s’ils sont vivants ou à leurs parents, pour le respect de la mémoire de ceux qui ont été tués. C’est après cela que le pardon va intervenir et la réconciliation aussi.
Les coupables et les auteurs de crimes seront-ils emprisonnés, amnistiés ?
Il faut comprendre que la réconciliation est un processus qui dure dans le temps. Ce n’est pas spontané. La réconciliation est un processus qui implique une introspection, une méditation sur ce que chacun a fait. En outre avec l’arrivée de Mgr Desmond Tutu et de M. Koffi Annan, cette commission pourra bénéficier de leurs conseils et de leurs expertises d’artisan de la paix. Bien sûr, il faut que justice se fasse pour que l’impunité soit bannie à jamais dans notre pays. La responsabilité des personnes par rapport aux actes qu’ils posent doit être assumée...
Pouvez-vous rassurer que les auteurs des crimes seront effectivement jugés et punis, qu’ils ne passeront pas par les mailles du filet de la réconciliation ?
J’insiste encore pour dire qu’il faut comprendre la réconciliation comme un processus qui prend du temps. Et ce processus est meublé de différentes étapes qui sont vérité, justice (certainement des procès), pardon (suivi peut-être d’amnistie) et puis réconciliation qui est la meilleure compréhension du vivre ensemble. Cette réconciliation doit être basée sur le respect et l’imprégnation d’une culture de l’Etat de droit. A l’issue du processus, chaque ivoirien doit comprendre que la loi est là pour tout le monde. Quand on a réfléchi et qu’on a médité, qu’on a eu cette introspection, qu’on s’est repenti et qu’on ne dise plus jamais ça encore. Il y aura certainement aussi des réformes de la loi, au niveau institutionnel pour que la responsabilité soit assumée à quel que niveau que se soit…
Et pour assurer aussi la fin de l’impunité…
Mais bien entendu, c’est ce que je suis en train d’expliquer. L’Etat de droit est la garantie de la fin de l’impunité. Quand on parle de l’Etat de droit, c’est tout une architecture, c’est tout un ensemble, c’est une conception et surtout une culture. Parce que nul n’est censé ignorer la loi, ça empêche certaines personnes de faire certaine choses. En Côte d’Ivoire, des gens ont pensé qu’ils pouvaient commettre des crimes et des atrocités et puis s’en tirer sans conséquences, sans répondre de leurs actes devant la loi. Quand des journalistes et des intellectuels se lèvent et tiennent des discours incendiaires à la RTI, c’est parce qu’ils étaient sûrs qu’il n’y aura rien. Mais aujourd’hui sur la base des exemples que leurs procès va donner, tout le monde réfléchira par deux fois avant de poser un acte désormais. Quand vous avez une position de leadership, vous avez une responsabilité, et cette responsabilité est de consolider la paix et l’harmonie dans la société où vous êtes. C’est de permettre un meilleur équilibre et l’épanouissement des membres de la société dans laquelle vous êtes et non de la détruire. C’est cela l’objectif que nous recherchons. Réconciliation d’accord, mais vérité, justice et repenti d’abord, pour éviter qu’on n’ait plus à vivre ce qui s’est passé dans notre pays. On brûle vif les gens, vous êtes heureux, on montre cela à la télévision vous êtes heureux. Quand vous donnez des machettes aux jeunes, quand vous donnez des Kalachnikovs aux étudiants, qu’est ce que vous voulez qu’ils en fassent ? Ils ne peuvent que tuer. Vous instrumentalisez des innocents pour aller tuer d’autres innocents. En fait, c’est doublement criminel. C’est pourquoi, il ne faut plus faire ces choses là. Il faut qu’il y ait le vivre-ensemble pour construire ensemble, nous tous, Rhdp, Lmp, ivoiriens, non ivoiriens, tout le monde, pour construire une Côte d’Ivoire fraternelle, tolérante, hospitalière, conviviale où il fait bon vivre.
L’état de belligérance est terminé, quand est-il de l’état d’exception ? La pacification est toujours en cours. Certaines personnes parlent même de privation de liberté individuelle et de chasse aux sorcières. Quels commentaires cela vous inspire ?
Je renvoie ces personnes à quatre mois en arrière. Ces personnes qui disent cela aujourd’hui, ce sont elles qui ont banni et supprimé les libertés en Côte d’Ivoire. Qui ont tué des gens sur de simples soupçons, parce qu’ils ne sont pas de leur camp ou bord politique. Vraiment, il ne faut pas qu’on ouvre ce débat. Il faut qu’on respecte la mémoire des gens et qu’on n’insulte pas l’intelligence des gens. Il n’y a même pas plus de quatre mois, ces personnes pourchassaient des gens pour des délits de patronyme et de faciès. Alors, il ne faut pas qu’on vienne nous dire qu’il y a privation de liberté. Ce n’est pas acceptable venant d’eux. Il y a une priorité qui est le retour à l’ordre public et la sécurité. Mais vous voulez qu’on fasse quoi ? Dès qu’on permet à ces messieurs de parler, ils font croire à ses jeunes instrumentalisés, ses miliciens, que c’est encore possible que leur champion revienne. Qu’ils peuvent renverser la situation. C’est criminel ça! Voilà des gens qui n’ont pas encore compris qu’il faut qu’ils acceptent la situation, qu’ils acceptent qu’ils ont perdu, qu’ils étaient dans l’erreur. Je récuse ce qu’ils sont en train de dire, ce n’est pas exact et il n’y a pas d’état d’exception en Côte d’Ivoire. Il y a plutôt un retour à la normalité, à l’ordre public et à la sécurité. C’est transparent, tout le monde le voit. Dès que la sécurité sera rétablie, tous les militaires retourneront dans les casernes et à leur vocation, celle de défendre les frontières. L’ordre public et la sécurité seront assurés par la police et la gendarmerie.
A la faveur de la sécurisation et la pacification en cours, le Sergent-chef Ibrahim Coulibaly a trouvé la mort. Beaucoup de personnes ressentent cela comme une mort de trop…
Je n’ai pas été témoin du théâtre des opérations donc je n’ai pas de commentaire à faire. Ce que je savais, un appel avait été lancé pour que les combattants illégaux possédant des armes les déposent. Je pense que force doit rester à la loi, force doit rester à l’autorité publique. Autrement, ce sera l’anarchie et cela n’est pas bon pour la stabilité.
Parlez nous de votre condition de travail, cinq mois après votre prise de fonction.
Ici, aussi tout rentre dans l’ordre à la satisfaction générale. Tout se passe bien. J’ai pu rencontrer récemment le ministre des Finances, lors de son séjour à Washington DC. Des instructions ont été données au DG du Trésor pour que les moyens soient mis à la disposition de la mission. Nous allons pouvoir payer toutes nos dettes, fonctionner normalement et réaliser les objectifs de la mission.
Les Ivoiriens résidant à New York souhaiteraient pouvoir faire leurs documents administratifs, tels que les passeports et visas entre autres sur place. Que pouvez-vous dire pour les rassurer ?
Dans l’état des lieux que nous avons fait ici, nous avons proposé une restructuration. A mon arrivée, j’ai trouvé des locaux surdimensionnés, un personnel pléthorique. J’ai commandé un audit, les conclusions sont disponibles. Je vais transmettre cela à la hiérarchie avec des propositions concrètes. En conclusion, il faudrait qu’il ait une structure de promotion. Il y a beaucoup d’enjeux et d’opportunités qu’offre la ville de New York. Je pense qu’on doit pouvoir ouvrir un bureau économique et en même temps aussi un consulat pour favoriser le tourisme. Ce sont des propositions que je vais faire à ma hiérarchie et c’est à elle de donner le dernier mot.
A quel niveau se trouve le dossier du patrimoine vendu par l’ex-ambassadeur ?
J’ai aussi fait un rapport à ma hiérarchie concernant ce dossier. C’est à elle d’apprécier. J’ai suggéré que le building qui a été vendu soit racheté par l’Etat de Côte d’Ivoire. C’était un bâtiment historique, presque tous les ambassadeurs de Côte d’Ivoire sont passés par là. Ce bâtiment, on ne pouvait pas le vendre comme ça. Donc, nous avons suggéré de le racheter. Je pense que, en tant que ambassadeur, mon rôle est d’accroître le patrimoine de l’Etat et non de l’appauvrir.
Les Ivoiriens de New York espèrent la mise en place d’une structure associative regroupant tous les ressortissant ivoiriens résidant à New York comme cela existe à Washington. Que pouvez-vous faire dans ce sens ?
Tout ce qui pourra contribuer à rassembler les Ivoiriens et à nous réconcilier est le bienvenu. J’appuie sans réserve une telle initiative. Mais ce sont des choses qui doivent être faites avec l’accord de l’ambassadeur à Washington, car c’est lui qui est l’ambassadeur de Côte d’Ivoire aux États-Unis. La communauté ivoirienne ici relève de sa compétence première. Moi, je viendrai en appui. Je pense que l’ambassadeur à Washington doit prendre ce dossier en main et qu’il ait une idée claire là-dessus, moi je viendrai en appui pour pouvoir réaliser cet objectif qui est très noble.
Votre mot de fin…
Je souhaite que la paix revienne rapidement en Côte d’Ivoire et que cette paix soit consolidée. Bien entendu, en tant qu’ambassadeur auprès de Nations Unies, je vais développer mes relations avec le département de maintien de la paix afin que la mission de maintien de la paix qui va être transformée en mission de consolidation de la paix, en Peace building puisse être mise en place rapidement pour que les Nations Unies apportent toutes leurs expertises pour la reconstruction en Côte d’Ivoire et la mobilisation des ressources pour les grand chantiers qui nous attendent
Guillaume Soro en visite de travail à San-Pedro
près la sécurisation de la ville d'Abidjan avec la libération totale de la commune de Yopougon, le Premier ministre et ministre de la Défense M. Soro Guillaume est depuis le 08 mai 2011 en visite de travail dans la capitale du Bas-Sassandra. Il s’agit pour lui de s'enquérir de l' état de sécurisation de la région .Si pour l' instant rien n' a filtré de cette visite inopinée et discrète du Premier ministre et ministre de la Défense, des indiscrétions font savoir que le premier responsable du gouvernement ivoirien est venu à San-Pedro pour toucher du doigt l'état de normalisation de la vie socio- économique et surtout sécuritaire du deuxième poumon économique ivoirien. Effectivement, quand on sait que cette partie de la Côte d’Ivoire a reçu un nombre important d’armes, cette visite du premier ministre est venue à point nommé. Ce qui mettra son séjour dans la région à profit pour booster le processus de normalisation de la vie qui passe inéluctablement par le retour des populations dans leurs lieux de résidence respectifs, le dépôt des armes et surtout la réconciliation.
Les Ebrié d’Anokoi demandent pardon aux FRCI et aux populations
Les Ebrié d’Abobo-Anokoi négocient leur retour dans leur village. Le samedi 7 mai 2011, par l’entremise de M. Koné Famoussa, représentant RHDP d’Anokoi, ils ont entamé des négociations avec les habitants et les Frci. «Ne rendons pas le mal par le mal. Pardonnons tous. Si vous acceptez mon pardon, je rendrai compte au maire Adama Toungara. A lui de rendre compte au président Alassane Ouattara. En tant que frères, on est condamné à vivre ensemble». Cet appel à l’apaisement est de M. Koné Famoussa, représentant RHDP d’Anokoi, et par ailleurs l’envoyé de tous les Ebrié d’Abidjan. Sa mission : réussir à faire tomber la tension et assurer le retour paisible des Ebrié d’Anokoi. Ceux-ci avaient fui leur village à la suite des affrontements avec des hommes armés basés à PK 18. Il était reproché aux habitants d’Anokoi d’avoir commis des exactions sur des populations notamment celles dont les noms sont à consonnance nordiste. Face à la réplique, les habitants de ce village n’ont eu d’autre solution que de fuir leur village. Depuis lors, personne n’ose y remettre les pieds, par peur de représailles de la part de certains habitants de PK 18 dont beaucoup ont perdu des proches. Ayant pesé l’ampleur des actes commis par certains habitants d’Anokoi, la chefferie traditionnelle des villages Ebrié, aidée par l’ancien maire central du district d’Abidjan, N’koumo Mobio, a fini par réaliser qu’il faut revenir vers leurs anciens voisins et leur présenter des excuses. C’est dans cette optique que M. Koné Famoussa a entrepris de sensibiliser ses frères et sœurs, notamment les militaires. Pour lui, il faut accepter le pardon. Quel que soit ce qui s’est passé. «Nous devons demeurer toujours des frères et des sœurs, comme l’a recommandé le président Alassane Ouattara», a-t-il insisté. «Acceptez vos frères Ebrié. Je vous demande pardon», a-t-il plaidé. Et, ce en présence de chefs militaires tels que le commandant Konaté Fré
Eugène Djué et Soro Alphonse (Apc) engagent la réconciliation, André Kamaté (Lidho) dénonce les dérives
Revisiter le passé douloureux de la Côte d’Ivoire, faire un bilan conséquent de ses différentes activités et donner de nouvelles orientations à son combat. C’est la quintessence de l’assemblée générale extraordinaire de l’Alliance pour le changement (Apc), tenue samedi au Plateau par son président, Soro Alphonse. S’adressant à la jeunesse, le leader de l’Apc s’est dit heureux de l’aboutissement du combat de son alliance qui est de voir un changement tant prôné dans le pays. Il s’est également félicité de la mobilisation et la détermination de la jeunesse ivoirienne qui s’est toujours dressée contre les pratiques de l’ex régime qui orientaient le pays vers le chaos. Après avoir déploré les nombreuses pertes en vies humaines, dont ses collaborateurs, Coulibaly Abdoulaye et Heggel, Soro Alphonse a soutenu que les politiques et l’assemble des Ivoiriens avaient la capacité d’éviter toutes ces dérives. Mais « certains ont voulu attendre qu’il y ait d’abord 1000 morts avant de revenir à la raison ». Dans ses analyses, il a tenu pour coupables certains responsables religieux, les médias et une frange d’intellectuels africains qui ont refusé de jouer franc jeu. Aussi, a-t-il exprimé un amer regret de voir une partie de la jeunesse se laisser manipuler. Et de demander à chacun d’en tirer les leçons. « Que chacun tire les leçons de ce qui s’est passé aujourd’hui. On pouvait éviter tout cela à travers des réflexions et en appliquant simplement et purement à temps les différents accords proposés à la Côte d’Ivoire » a-t-il fait savoir, avant de rassurer la jeunesse qu’un grand espoir est permis pour elle. Pour ce qui est de la réconciliation prônée par le Président Alassane Ouattara, l’alliance dit avoir souscrit entièrement à l’idée. Mais André Kamaté, président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), soutient qu’il ne peut y avoir de réconciliation vraie sans que le droit ne soit dit. Pour lui, tous les auteurs des violations des droits humains doivent passer devant la justice pour répondre de leurs actes. Il s’est prononcé sur de graves cas de violation des droits humains dont le viol et la tuerie des femmes, le manque de la liberté d’expression et d’association et une liberté sélective basée sur des clivages ethniques. Eugène Djué, leader de la galaxie patriotique et invité de l’alliance a salué l’initiative et a souligné la nécessité d’une réconciliation véritable après un déchirement du tissu social en Côte d’Ivoire. Main dans la main le maréchale Djué et Soro ont décidé de sceller la réconciliation afin qu’ils soient imités par tous les ivoiriens.
Côte d’ivoire – Trésor public braqué à Korhogo – Les enquêtes ont commencé
Coup monté ou hold-up au trésor public de Korhogo ? On se perd en conjectures sur ce qui s’est réellement passé jeudi. Mais on retient que la somme de 156 millions de Fcfa a été soutirée dans le caveau de la trésorerie générale de Korhogo. Jeudi 5 mai. Il est 11H.
Deux messieurs impeccablement vêtus en costume font leur entrée dans l’établissement financier sans attirer l’attention de qui que ce soit. Agents et travailleurs auraient pensé à des clients ordinaires. Et pourtant, ils avaient dissimulé des armes sous leurs costumes. Une fois dans le bureau du patron, les visiteurs indélicats ( ?) révèlent leur vraie identité. « Ce n’est pas, auraient-ils lancé au chef d’agence, pour une quelconque ouverture de compte ou un quelconque dépôt, mais un braquage », ont-ils donné les nouvelles. Et d’intimer l’ordre au chef, sous la menace des armes, d’appeler la caissière pour un tour au caveau. Le chef s’exécute. Une fois les opérations terminées, les visiteurs sortent du bureau en compagnie du patron des lieux et montent ensemble dans son véhicule. Direction, la route de Korhogo. Le financier et ses ravisseurs ou ses complices franchissent le check point après qu’il a lui-même versé les frais de péage qui s’élèvent à 400 Fcfa. A environ 15 kilomètres, le chef d’agence est abandonné à Nangounkaha. C’est quand il revient au bureau que ses collaborateurs sont mis au courant. Pour les besoins de l’enquête, le chef d’agence a été mis aux arrêts avec deux autres travailleurs. Ainsi que les vigiles de service. Les autorités veulent situer les responsabilités puisqu’il subsiste des zones d’ombre. Comment les braqueurs ont-ils pu opérer aussi facilement ? Pourquoi les vigiles, comme à leur habitude, n’ont-ils pas tâté les deux personnes qui ont effectué leur entrée au trésor ? Comment les braqueurs ont-ils su que de l’argent était-il disponible pour le paiement des retraités ? Pourquoi le chef du trésor n’a-t-il pas alerté les soldats à la sortie de Korhogo sur la route de Ferké à qui il a payé le droit de péage ? Autant de questions que se posent les Korhogolais. Nombreux sont ceux qui pensent que le braquage du trésor est un vrai faux hold-up. Les autorités locales de Frci ont débuté hier l’enquête pour démêler cet écheveau.
Cote d'ivoire:De nouvelles découvertes à couper le souffle
Incroyable mais vrai ! Des ''tombes'' ont été découvertes à l'arrière-cour de la présidence de la République et de la Primature au Plateau. C'est vendredi dernier que les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), présentes sur le périmètre présidentiel ont constaté la présence de plusieurs dalles recouvertes de terre. De sources concordantes, ce sont des objets de culte juif enfouis sous un bloc de béton de 1,70 m sur 2,30 m de hauteur. Dans les différents caveaux, les enquêteurs du ministère de la justice ont trouvé un chandelier doré à 7 branches (la menora, emblème de l'Etat d'Israël tout comme l'étoile de David, un symbole de l'identité juive) posé sur un oculaire.
A côté, une écharpe blanche finement brodée et un drapeau d'Israël. Enfin, une bouteille contenant de l'huile d'onction, utilisée par les juifs. Depuis la chute du régime Fpi (Front populaire ivoirien), l'occasion s'est présentée pour affaiblir Gbagbo et ses partisans. Une vaste opération de recherche de fétiches et de démolition de monuments abritant des fétiches a commencé à travers les quartiers d'Abidjan. Ainsi, les statues d'éléphants en face de la Cathédrale au Plateau ont été détruites. Il y a aussi celle de l'aéroport.
A côté, une écharpe blanche finement brodée et un drapeau d'Israël. Enfin, une bouteille contenant de l'huile d'onction, utilisée par les juifs. Depuis la chute du régime Fpi (Front populaire ivoirien), l'occasion s'est présentée pour affaiblir Gbagbo et ses partisans. Une vaste opération de recherche de fétiches et de démolition de monuments abritant des fétiches a commencé à travers les quartiers d'Abidjan. Ainsi, les statues d'éléphants en face de la Cathédrale au Plateau ont été détruites. Il y a aussi celle de l'aéroport.
Yao-N'Dré mange son chapeau
Ceux qui s'interrogeaient sur l'issue de l'imbroglio politico- uridique qui courait en Côte d'Ivoire auront eu réponse à leurs questionnements en fin de semaine dernière : le président de la Cour constitutionnelle, Paul Yao-N'Dré, revoyant toutes ses copies - ses détracteurs diront toute honte bue- sort de son chapeau de nouveaux chiffres de la présidentielle du 28 novembre 2010 qui accouchent d'un verdict proclamant Alassane Dramane Ouattara Président de la République de Côte d'Ivoire.
Dans la foulée, c'est le même Yao-N'Dré qui reçoit la prestation de serment du président élu, le vendredi 6 mai, devant un parterre d'invités triés sur le volet. Ce président du Conseil constitutionnel qui, il y a cinq mois, avait refusé la victoire au président élu pour la donner à son mentor Laurent Gbagbo, use ici d'un argument de taille pour justifier sa volte-face : « le Conseil constitutionnel fait siennes les conclusions du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine ».
Très bien. Mais on ne manquera pas de regretter que cette sagesse-là, il ne l'ait pas eue en temps opportun ; car alors on aurait sans doute évité à la Côte d'Ivoire de connaître les affres qu'elle dut traverser, avec ses corollaires de morts, de déplacés, d'habitants traumatisés et d'infrastructures ravagées.
Il n'empêche, ADO est désormais le président de la République de Côte d'Ivoire en toute légalité. Le troisième acte de ce triptyque, l'investiture elle-même, interviendra le 21 mai. Elle sera une cérémonie presque pour la forme, l'essentiel des assises juridiques étant déjà acquis.
Paul Yao-N'Dré aura donc repris du service pour faire roi celui qu'il avait décidé de priver de « sa chose ». Quid de ce qu'il adviendra de lui lorsque tout sera terminé ? A supposer qu'il ne démissionne pas de lui-même, on comprendrait qu'on le prie de se mettre quelque part à l'écart. Terrible ironie du sort, ce mentor qu'il choisissait de récompenser à son tour, presque concomitamment, devait se prêter à l'interrogatoire du Procureur de la république.
L'enfant terrible de Mama, désormais reclus au palais de Korhogo, n'a visiblement pas l'intention de se laisser passer sur le gril avec la facilité que l'on croit. Il se sera doté de célèbres avocats, parmi lesquels le célébrissime Me Vergès, dont on dit qu'il saurait même défendre le diable en personne.
Pour le moment, la procédure semble mal partie, puisque deux des trois défenseurs de l'ancien président ont été refoulés d'Abidjan. La raison en serait qu'ils ne possédaient pas de papiers en règle. Les intéressés crient à une mise en scène ourdie par les nouvelles autorités, histoire de priver Gbagbo d'un conseil juridique.
On semble s'embarquer une nouvelle fois dans un débat politico-juridique qui passionnera sans doute les habitués des arcanes du droit. Mais tout indique qu'il ne sera pas possible de juger le désormais ex-maître d'Abidjan sans ses avocats.
Le procureur Simplice Kouadio pourra le rencontrer toutes les fois qu'il le souhaitera, la chose ne pourra se faire en toute légalité qu'à la condition qu'on la fasse dans les règles de l'art.
Les avocats de Gbagbo, qui savent qu'ils défendent une cause à tout le moins difficile, peuvent céder à la tentation facile d'user de toutes les arguties du droit sinon pour retarder, du moins pour défendre bec et ongles leur client, en usant de tout ce qui serait à portée de droit. Dans cette bataille juridique, qui s'annonce féroce, il se peut que la fin justifie les moyens.
C'est de bonne guerre d'ailleurs, et il revient aux nouvelles autorités ivoiriennes de le savoir et de s'entourer de la parade légale idoine ; car le tout ne sera pas de juger Gbagbo, il faudra réussir la prouesse de le faire dans les règles du droit. Ce ne sera pas une sinécure : à tout le moins, il faudra ménager la chèvre et le chou.
Dans la foulée, c'est le même Yao-N'Dré qui reçoit la prestation de serment du président élu, le vendredi 6 mai, devant un parterre d'invités triés sur le volet. Ce président du Conseil constitutionnel qui, il y a cinq mois, avait refusé la victoire au président élu pour la donner à son mentor Laurent Gbagbo, use ici d'un argument de taille pour justifier sa volte-face : « le Conseil constitutionnel fait siennes les conclusions du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine ».
Très bien. Mais on ne manquera pas de regretter que cette sagesse-là, il ne l'ait pas eue en temps opportun ; car alors on aurait sans doute évité à la Côte d'Ivoire de connaître les affres qu'elle dut traverser, avec ses corollaires de morts, de déplacés, d'habitants traumatisés et d'infrastructures ravagées.
Il n'empêche, ADO est désormais le président de la République de Côte d'Ivoire en toute légalité. Le troisième acte de ce triptyque, l'investiture elle-même, interviendra le 21 mai. Elle sera une cérémonie presque pour la forme, l'essentiel des assises juridiques étant déjà acquis.
Paul Yao-N'Dré aura donc repris du service pour faire roi celui qu'il avait décidé de priver de « sa chose ». Quid de ce qu'il adviendra de lui lorsque tout sera terminé ? A supposer qu'il ne démissionne pas de lui-même, on comprendrait qu'on le prie de se mettre quelque part à l'écart. Terrible ironie du sort, ce mentor qu'il choisissait de récompenser à son tour, presque concomitamment, devait se prêter à l'interrogatoire du Procureur de la république.
L'enfant terrible de Mama, désormais reclus au palais de Korhogo, n'a visiblement pas l'intention de se laisser passer sur le gril avec la facilité que l'on croit. Il se sera doté de célèbres avocats, parmi lesquels le célébrissime Me Vergès, dont on dit qu'il saurait même défendre le diable en personne.
Pour le moment, la procédure semble mal partie, puisque deux des trois défenseurs de l'ancien président ont été refoulés d'Abidjan. La raison en serait qu'ils ne possédaient pas de papiers en règle. Les intéressés crient à une mise en scène ourdie par les nouvelles autorités, histoire de priver Gbagbo d'un conseil juridique.
On semble s'embarquer une nouvelle fois dans un débat politico-juridique qui passionnera sans doute les habitués des arcanes du droit. Mais tout indique qu'il ne sera pas possible de juger le désormais ex-maître d'Abidjan sans ses avocats.
Le procureur Simplice Kouadio pourra le rencontrer toutes les fois qu'il le souhaitera, la chose ne pourra se faire en toute légalité qu'à la condition qu'on la fasse dans les règles de l'art.
Les avocats de Gbagbo, qui savent qu'ils défendent une cause à tout le moins difficile, peuvent céder à la tentation facile d'user de toutes les arguties du droit sinon pour retarder, du moins pour défendre bec et ongles leur client, en usant de tout ce qui serait à portée de droit. Dans cette bataille juridique, qui s'annonce féroce, il se peut que la fin justifie les moyens.
C'est de bonne guerre d'ailleurs, et il revient aux nouvelles autorités ivoiriennes de le savoir et de s'entourer de la parade légale idoine ; car le tout ne sera pas de juger Gbagbo, il faudra réussir la prouesse de le faire dans les règles du droit. Ce ne sera pas une sinécure : à tout le moins, il faudra ménager la chèvre et le chou.
Simone Gbagbo entendue par la justice
Le procureur de la République d’Abidjan a entendu dimanche pour la première fois Simone Gbagbo, l’épouse du président déchu Laurent Gbagbo, à Odienné, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, où elle est assignée à résidence.
Comme pour Laurent Gbagbo, entendu samedi à Korhogo (nord), où il se trouve en résidence surveillée, Mme Gbagbo a été auditionnée sans la présence de ses avocats français, refoulés vendredi à l’aéroport d’Abidjan, faute de visas en règle.
« Simone Gbagbo a été entendue aujourd’hui, sans la présence de ses avocats », a déclaré le procureur, Simplice Kouadio Koffi, joint par téléphone. Laurent et Simone Gbagbo ont été entendus dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur la crise née de la contestation du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, au cours de laquelle 3.000 personnes ont trouvé la mort, selon les autorités.
Des accusations d’exactions, de concussion et d’appels à la haine pèsent notamment contre M. Gbagbo, qui avait refusé de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara et a été arrêté à l’issue de quinze jours de combats le 11 avril dans la résidence présidentielle à Abidjan.
Le premier interrogatoire de l’ex-chef d’Etat aurait du se tenir vendredi, mais il avait été reporté, les avocats français de Laurent Gbagbo ayant été refoulés à leur arrivée à l’aéroport d’Abidjan. Leurs visas n’étaient pas en règle.
Mes Jacques Vergès et Marcel Ceccaldi ont dénoncé un « piège » et une « violation des droits de la défense » à leur retour à Paris vendredi soir, demandant un report de l’audition jusqu’à leur arrivée.
Vendredi soir, le procureur de la République Simplice Kouadio Koffi avait toutefois indiqué que « la présence des avocats, si elle est souhaitable, n’est pas obligatoire ».
Le procureur devait se rendre lundi à Katiola (centre), où sont assignées en résidence plusieurs personnalités de l’ancien régime. Au total, quelques 200 personnes doivent aussi être entendues, d’ici la fin du mois de juin, selon le ministère de la Justice.
lundi 2 mai 2011
Annoncé pour mort / Le N°2 du commando invisible réagit: "Je suis bel et bien vivant"
« Je ne suis pas mort. Je suis bel et bien vivant. Je ne sais pas d’où vous tenez cette information. Je croyais avoir apporté un démenti à ce sujet sur l’Onuci.fm hier (Jeudi ndlr) soir. Si vous avez tenté de me joindre et que je n’ai pas décroché le téléphone, cela ne voudrait pas dire que je suis mort. » Telles sont les précisions que Félix Anoblé alias Aka Meyo, porte-parole du commandant Ibrahim Coulibaly, a tenu à apporter à notre rédaction par téléphone suite à un article paru dans notre publication d’hier le citant parmi les proches d’IB tués au cours des combats du mercredi qui ont opposé les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et le commando invisible. Pour le N° 2 du commando invisible l’attaque de sa base qui a donné la mort à sept d’entre eux dont leur chef était une attaque inutile puisque la veille même de cet assaut, le commando avait appelé ses hommes à déposer les armes. Il faut tourner cette triste page, estime Félix Anoblé pour donner toute la chance à la Côte d’Ivoire de renouer avec la paix et le développement. «Je demande aux Ivoiriens de s’inscrire dans le registre de pardon et de réconciliation prônés par le chef de l’Etat. De son côté, le commando invisible réitère son engagement de se mettre à la disposition du chef de l’Etat. Il fera tout ce qui lui demandera de faire », a-t-il souligné avant d’appeler les FRCI à cesser la chasse à l’homme pour permettre aux différents combattants de désarmer.
Les journaux ne seront pas sur le marché lundi: le Communiqué du Gepci
Le Bureau Exécutif du Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) a le regret d'informer les consommateurs d'oeuvres de presse que les journaux ne pourront pas être en vente le lundi 02 mai 2011 comme initialement annoncé.
Les revendeurs de journaux ayant invoqué des difficultés à distribuer la presse le lendemain de la fête du travail.
Le GEPCI s'excuse auprès des lecteurs, des responsables et employés des entreprises de presse pour les désagréments que cette mesure pourrait leur causer.
Les revendeurs de journaux ayant invoqué des difficultés à distribuer la presse le lendemain de la fête du travail.
Le GEPCI s'excuse auprès des lecteurs, des responsables et employés des entreprises de presse pour les désagréments que cette mesure pourrait leur causer.
Côte d`Ivoire: Annan, Tutu et Robinson rendent visite à Gbagbo à Korhogo
Les membres du groupe dit des Elders (Anciens) Kofi Annan, Desmond Tutu et Mary Robinson, sont arrivés lundi matin à Korhogo, dans le nord de la Côte d`Ivoire, pour rencontrer le président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, placé en résidence surveillée, a
constaté l`AFP.
L`ex-secrétaire général de l`ONU Kofi Annan, l`archevêque sud-africain Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix, et l`ancienne présidente d`Irlande et ex-Haut commissaire aux droits de l`homme de l`ONU, Mary Robinson, sont arrivés peu après 08H30 (locales et GMT) à Korhogo par un petit avion de l`ONU, en provenance d`Abidjan.
Venues en Côte d`Ivoire dans l`objectif de promouvoir "l`apaisement et la réconciliation", les trois personnalités sont arrivées dimanche dans la capitale économique où elles ont rencontré notamment le chef de l`Etat ivoirien Alassane Ouattara, au pouvoir depuis l`arrestation le 11 avril de l`ex-président Laurent Gbagbo, après plus de quatre mois de crise post-électorale et quinze jours de guerre.
Arrêté dans sa résidence présidentielle à Abidjan avec sa femme Simone et une centaine de personnes, puis détenu au Golf Hôtel d`Abidjan, le quartier général de M. Ouattara, M. Gbagbo a été transféré le 13 avril à Korhogo, où il est depuis en résidence surveillée.
Sa femme a pour sa part été transférée le 22 avril à Odienné (nord-ouest).
Les auditions par la justice ivoirienne de l`ex-chef d`Etat, de son épouse et de quelque 200 anciens responsables de son régime assignés à résidence à travers le pays, doivent débuter mercredi.
M. Gbagbo est notamment accusé d`être responsable d`exactions, de concussion et d`appels à la haine.
Près de 3.000 personnes ont été tuées lors des plus de quatre mois de crise et de combats en Côte d`Ivoire, selon les autorités. Les Nations unies font état de plus de 1.000 morts.
constaté l`AFP.
L`ex-secrétaire général de l`ONU Kofi Annan, l`archevêque sud-africain Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix, et l`ancienne présidente d`Irlande et ex-Haut commissaire aux droits de l`homme de l`ONU, Mary Robinson, sont arrivés peu après 08H30 (locales et GMT) à Korhogo par un petit avion de l`ONU, en provenance d`Abidjan.
Venues en Côte d`Ivoire dans l`objectif de promouvoir "l`apaisement et la réconciliation", les trois personnalités sont arrivées dimanche dans la capitale économique où elles ont rencontré notamment le chef de l`Etat ivoirien Alassane Ouattara, au pouvoir depuis l`arrestation le 11 avril de l`ex-président Laurent Gbagbo, après plus de quatre mois de crise post-électorale et quinze jours de guerre.
Arrêté dans sa résidence présidentielle à Abidjan avec sa femme Simone et une centaine de personnes, puis détenu au Golf Hôtel d`Abidjan, le quartier général de M. Ouattara, M. Gbagbo a été transféré le 13 avril à Korhogo, où il est depuis en résidence surveillée.
Sa femme a pour sa part été transférée le 22 avril à Odienné (nord-ouest).
Les auditions par la justice ivoirienne de l`ex-chef d`Etat, de son épouse et de quelque 200 anciens responsables de son régime assignés à résidence à travers le pays, doivent débuter mercredi.
M. Gbagbo est notamment accusé d`être responsable d`exactions, de concussion et d`appels à la haine.
Près de 3.000 personnes ont été tuées lors des plus de quatre mois de crise et de combats en Côte d`Ivoire, selon les autorités. Les Nations unies font état de plus de 1.000 morts.
Gbagbo dit qu`il faut "panser les plaies du pays" (Mgr Tutu)
L`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a insisté pour dire qu`il fallait panser les plaies de la Côte d`Ivoire, a déclaré lundi à la presse l`archevêque sud-africain Desmond Tutu, après avoir rencontré M. Gbagbo à Korhogo (nord), dans sa résidence surveillée.
Nous avons eu un échange bref mais chaleureux, nous avons été heureux de constater que l`ancien président (Laurent Gbagbo) a exprimé le désir de voir le pays retourner à une situation normale, a déclaré Mgr Tutu, après avoir rencontré le président déchu pendant 45 mn.
L`archevêque était avec l`ex-secrétaire général de l`ONU Kofi Annan et l`ancienne présidente d`Irlande et ex-Haut commissaire aux droits de l`homme de l`ONU, Mary Robinson.
Dans son intervention, (M. Gbagbo) a insisté pour dire qu`il fallait penser les plaies du pays. C`est ce que nous sommes venu encourager. Comme vous l`avez vu, il a l`air en bonne sante, il nous l`a dit lui-même. Il a l`air détendu et il a demandé une bible, a ajouté le prix Nobel de la Paix.
Il s`agit de la première visite connue d`officiels auprès de M. Gbagbo depuis qu`il est en résidence surveillée à Korhogo.
Vêtu d`une chemise bleu et d`un pantalon noir, souriant, l`ex-président a serré la main des trois membres du groupe dit des Elders (Anciens) et leur a dit merci d`être venus, a constaté un journaliste de l`AFP, alors que la presse avait été autorisée à assister au tout début de la rencontre.
Arrêté le 11 avril dans sa résidence présidentielle à Abidjan, M. Gbagbo a été transféré le 13 avril à Korhogo, où il est depuis en résidence surveillée.
Nous avons eu un échange bref mais chaleureux, nous avons été heureux de constater que l`ancien président (Laurent Gbagbo) a exprimé le désir de voir le pays retourner à une situation normale, a déclaré Mgr Tutu, après avoir rencontré le président déchu pendant 45 mn.
L`archevêque était avec l`ex-secrétaire général de l`ONU Kofi Annan et l`ancienne présidente d`Irlande et ex-Haut commissaire aux droits de l`homme de l`ONU, Mary Robinson.
Dans son intervention, (M. Gbagbo) a insisté pour dire qu`il fallait penser les plaies du pays. C`est ce que nous sommes venu encourager. Comme vous l`avez vu, il a l`air en bonne sante, il nous l`a dit lui-même. Il a l`air détendu et il a demandé une bible, a ajouté le prix Nobel de la Paix.
Il s`agit de la première visite connue d`officiels auprès de M. Gbagbo depuis qu`il est en résidence surveillée à Korhogo.
Vêtu d`une chemise bleu et d`un pantalon noir, souriant, l`ex-président a serré la main des trois membres du groupe dit des Elders (Anciens) et leur a dit merci d`être venus, a constaté un journaliste de l`AFP, alors que la presse avait été autorisée à assister au tout début de la rencontre.
Arrêté le 11 avril dans sa résidence présidentielle à Abidjan, M. Gbagbo a été transféré le 13 avril à Korhogo, où il est depuis en résidence surveillée.
Les réactions en Afrique à l'annonce de la mort de ben Laden
Après l'annonce de la mort d'Oussama ben Laden, les réactions se multiplient dans le monde. En Afrique, continent particulièrement concerné par l'organisation terroriste, cette nouvelle est un véritable soulagement pour les gouvernements. Edition spéciale en direct.Le Kenya, par le biais de son président Mwai Kibaki, parle même d'« acte de justice ». Rappelons que le Kenya avait été le théâtre de l'un des premiers attentats revendiqué par la nébuleuse terroriste dirigée par Oussama ben Laden.
Le Kenya est le premier pays africain à réagir à l'annonce de la mort du chef d'al-Qaïda. Le président kényan Mwai Kibaki a salué lundi 2 mai la mort du chef d'al-Qaïda Oussama ben Laden, comme « un acte de justice » pour les victimes de l'attentat meurtrier contre l'ambassade des Etats-Unis à Nairobi en 1998.
Le 7 août 1998, deux véhicules piégés avaient explosé quasi simultanément près des ambassades des Etats-Unis à Nairobi et Dar es-Salaam en Tanzanie, faisant au total 224 morts et plus de 5 000 blessés. Ces attentats, revendiqués par al-Qaïda, sont généralement considérés comme l'un des actes fondateurs de l'organisation terroriste.
« Au nom du gouvernement et du peuple de la République du Kenya, je salue toutes les personnes ayant conduit avec succès la traque et l'élimination d'Oussama ben Laden », a déclaré le président kényan dans un communiqué. « Son élimination est un acte de justice pour tous les Kényans qui ont perdu la vie et pour bien d'autres qui avaient été blessés », conclut Mwai Kibaki.
L'Ouganda a également réagi à cette nouvelle. « C'est un moment historique » a annoncé le gouvernement ougandais dans un communiqué. « L'Ouganda continuera à soutenir le combat en cours contre le terrorisme mondial » et s'engage à « rendre justice aux victimes des actes de terreur perpétrés dans le pays », tout en réitérant son « appel à la vigilance » face à la menace de possibles attentats sur le territoire ougandais.
Le Maroc, touché par un attentat meurtrier à Marrakech jeudi 28 avril et dont le bilan n'est toujours pas définitif (pour l'instant, on dénombre 16 morts et 21 blessées, dont certains dans un état grave) s'est réveillé avec l'annonce de la mort de ben Laden relayée par tous les médias.
Une nouvelle qui ne soulage pas forcément les habitants. A Rabat, RFI a recueilli le témoignage d'un habitant qui estime que cette mort ne marque « pas la fin d'al-Qaïda. Il y a des milliers d'autres Oussama ben Laden. [al-Qaïda] est une école, les élèves vont continuer ».
Les causes d’inquiétudes sont nombreuses. D’abord, le numéro un de facto d’al-Qaïda devient l’Egyptien Ayman el-Zawahri. Un homme dont le frère est actuellement jugé devant une cour militaire égyptienne et qui risque la peine de mort. Il y a aussi tous ces militants djihadistes rentrés en Egypte après la révolution. Des sortes d’électrons libres qui viennent d’Afghanistan, du Pakistan et de Tchétchénie et qui pourraient décider de reprendre de l’emploi pour venger la mort de leur chef symbolique.
Et ce ne sont pas les cibles qui manquent en Egypte. L’ambassade américaine est une des plus grandes au monde et se trouve à deux pas de la place Tahrir. Il y a aussi les milliers de résidents américains et qui sont concentrés dans la riche banlieue de Méadi au sud du Caire. Il y a aussi d’autres cibles comme l’Université américaine du Caire, la plus importante de la région ainsi que plusieurs écoles américaines. Tout cela à un moment où les services de sécurité égyptiens spécialisés dans la lutte antiterroriste sont très affaiblis par la purge que la révolution leur a fait subir.
Le Kenya est le premier pays africain à réagir à l'annonce de la mort du chef d'al-Qaïda. Le président kényan Mwai Kibaki a salué lundi 2 mai la mort du chef d'al-Qaïda Oussama ben Laden, comme « un acte de justice » pour les victimes de l'attentat meurtrier contre l'ambassade des Etats-Unis à Nairobi en 1998.
Le 7 août 1998, deux véhicules piégés avaient explosé quasi simultanément près des ambassades des Etats-Unis à Nairobi et Dar es-Salaam en Tanzanie, faisant au total 224 morts et plus de 5 000 blessés. Ces attentats, revendiqués par al-Qaïda, sont généralement considérés comme l'un des actes fondateurs de l'organisation terroriste.
« Au nom du gouvernement et du peuple de la République du Kenya, je salue toutes les personnes ayant conduit avec succès la traque et l'élimination d'Oussama ben Laden », a déclaré le président kényan dans un communiqué. « Son élimination est un acte de justice pour tous les Kényans qui ont perdu la vie et pour bien d'autres qui avaient été blessés », conclut Mwai Kibaki.
L'Ouganda a également réagi à cette nouvelle. « C'est un moment historique » a annoncé le gouvernement ougandais dans un communiqué. « L'Ouganda continuera à soutenir le combat en cours contre le terrorisme mondial » et s'engage à « rendre justice aux victimes des actes de terreur perpétrés dans le pays », tout en réitérant son « appel à la vigilance » face à la menace de possibles attentats sur le territoire ougandais.
Le Maroc, touché par un attentat meurtrier à Marrakech jeudi 28 avril et dont le bilan n'est toujours pas définitif (pour l'instant, on dénombre 16 morts et 21 blessées, dont certains dans un état grave) s'est réveillé avec l'annonce de la mort de ben Laden relayée par tous les médias.
Une nouvelle qui ne soulage pas forcément les habitants. A Rabat, RFI a recueilli le témoignage d'un habitant qui estime que cette mort ne marque « pas la fin d'al-Qaïda. Il y a des milliers d'autres Oussama ben Laden. [al-Qaïda] est une école, les élèves vont continuer ».
Inquiétudes en Egypte
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre BucciantiLes causes d’inquiétudes sont nombreuses. D’abord, le numéro un de facto d’al-Qaïda devient l’Egyptien Ayman el-Zawahri. Un homme dont le frère est actuellement jugé devant une cour militaire égyptienne et qui risque la peine de mort. Il y a aussi tous ces militants djihadistes rentrés en Egypte après la révolution. Des sortes d’électrons libres qui viennent d’Afghanistan, du Pakistan et de Tchétchénie et qui pourraient décider de reprendre de l’emploi pour venger la mort de leur chef symbolique.
Et ce ne sont pas les cibles qui manquent en Egypte. L’ambassade américaine est une des plus grandes au monde et se trouve à deux pas de la place Tahrir. Il y a aussi les milliers de résidents américains et qui sont concentrés dans la riche banlieue de Méadi au sud du Caire. Il y a aussi d’autres cibles comme l’Université américaine du Caire, la plus importante de la région ainsi que plusieurs écoles américaines. Tout cela à un moment où les services de sécurité égyptiens spécialisés dans la lutte antiterroriste sont très affaiblis par la purge que la révolution leur a fait subir.
Mourinho appréciera
L’UEFA a décidé de nommer Franck de Bleeckere pour arbitrer la demi-finale retour de Ligue des Champions entre Barcelone et le Real Madrid mardi soir. Une vieille connaissance pour José Mourinho qui, la semaine dernière, avait accusé le Belge de favoriser le Barça.
Un arbitre ciblé par Mourinho…
«Ovrebo. De Bleecker. Busacca. Stark. C’est chaque fois pareil. L’an passé, à dix avec l’Inter, il a fallu un miracle pour qu’on se qualifie en finale.» Mercredi dernier, après la défaite du Real Madrid contre Barcelone en demi-finales aller de la Ligue des Champions (0-2), marquée par l’expulsion de Pepe, José Mourinho avait fustigé l’arbitrage de Monsieur Stark et énuméré le nom de tous les arbitres qui, selon lui, auraient avantagé le Barça sur la scène européenne ces dernières années. Frank de Bleeckere figurait dans cette liste. Le Belge avait en effet expulsé Thiago Motta l’an dernier lors de la demi-finale retour entre l’Inter Milan de José Mourinho et le Barça au Camp Nou après une simulation de Busquets. Une expulsion sévère selon le technicien portugais qui, dans sa colère, a cependant oublié que ce même M. de Bleeckere avait, dans ce même match, refusé le but de la qualification à Bojan pour une main peu évidente de Yaya Touré…
Et qui l’UEFA a-t-elle désigné pour arbitrer la demi-finale retour de mardi soir, épilogue d’un feuilleton de quatre clasicos en 18 jours ? Frank De Bleeckere ! On ne sait pas si l’instance dirigeant le football européen a fait cela pour contrarier un peu plus José Mourinho et ainsi lui faire payer ses déclarations de la semaine dernière («Pourquoi ont-ils besoin de l’aide des arbitres à chaque fois ? Pourquoi ? Que ce soit Chelsea, Arsenal, l’Inter, le Real, c’est à chaque fois la même histoire. Ce match était serré, nous allions probablement terminer à 0-0, alors pourquoi l’arbitre a-t-il eu besoin d’aider le Barça ? Est-ce pour l’Unicef ? Parce qu’ils sont sympas ? Je ne sais pas, mais c’est toujours la même chose. Je répète qu’ils sont une équipe fantastique et en cela je ne veux pas leur enlever de mérite. Mais je les applaudis aussi pour avoir obtenu cette aide permanente de l’UEFA»).
… qui boycotte la conférence de presse
On sait cependant que l’entraîneur du Real Madrid ne livrera pas son sentiment sur cette nomination puisqu’il a décidé de boycotter la conférence de presse d’avant-match programmée ce lundi à Barcelone. Une décision qui n’aurait rien à voir avec la nomination de M. de Bleeckere puisque Mourinho, expulsé au match aller, fait ça à chaque fois qu’il est suspendu. Dans sa situation - il est convoqué vendredi prochain devant la commission de discipline de l’UEFA et risque une lourde suspension -, il est sans doute préférable qu’il ne s’exprime pas…
Un arbitre ciblé par Mourinho…
«Ovrebo. De Bleecker. Busacca. Stark. C’est chaque fois pareil. L’an passé, à dix avec l’Inter, il a fallu un miracle pour qu’on se qualifie en finale.» Mercredi dernier, après la défaite du Real Madrid contre Barcelone en demi-finales aller de la Ligue des Champions (0-2), marquée par l’expulsion de Pepe, José Mourinho avait fustigé l’arbitrage de Monsieur Stark et énuméré le nom de tous les arbitres qui, selon lui, auraient avantagé le Barça sur la scène européenne ces dernières années. Frank de Bleeckere figurait dans cette liste. Le Belge avait en effet expulsé Thiago Motta l’an dernier lors de la demi-finale retour entre l’Inter Milan de José Mourinho et le Barça au Camp Nou après une simulation de Busquets. Une expulsion sévère selon le technicien portugais qui, dans sa colère, a cependant oublié que ce même M. de Bleeckere avait, dans ce même match, refusé le but de la qualification à Bojan pour une main peu évidente de Yaya Touré…
Et qui l’UEFA a-t-elle désigné pour arbitrer la demi-finale retour de mardi soir, épilogue d’un feuilleton de quatre clasicos en 18 jours ? Frank De Bleeckere ! On ne sait pas si l’instance dirigeant le football européen a fait cela pour contrarier un peu plus José Mourinho et ainsi lui faire payer ses déclarations de la semaine dernière («Pourquoi ont-ils besoin de l’aide des arbitres à chaque fois ? Pourquoi ? Que ce soit Chelsea, Arsenal, l’Inter, le Real, c’est à chaque fois la même histoire. Ce match était serré, nous allions probablement terminer à 0-0, alors pourquoi l’arbitre a-t-il eu besoin d’aider le Barça ? Est-ce pour l’Unicef ? Parce qu’ils sont sympas ? Je ne sais pas, mais c’est toujours la même chose. Je répète qu’ils sont une équipe fantastique et en cela je ne veux pas leur enlever de mérite. Mais je les applaudis aussi pour avoir obtenu cette aide permanente de l’UEFA»).
… qui boycotte la conférence de presse
On sait cependant que l’entraîneur du Real Madrid ne livrera pas son sentiment sur cette nomination puisqu’il a décidé de boycotter la conférence de presse d’avant-match programmée ce lundi à Barcelone. Une décision qui n’aurait rien à voir avec la nomination de M. de Bleeckere puisque Mourinho, expulsé au match aller, fait ça à chaque fois qu’il est suspendu. Dans sa situation - il est convoqué vendredi prochain devant la commission de discipline de l’UEFA et risque une lourde suspension -, il est sans doute préférable qu’il ne s’exprime pas…
Les principaux attentats attribués à Ben Laden
Plusieurs actes terroristes ont été attribués au chef d'al-Qaida depuis les années 1990, au premier rang desquels ceux du 11-Septembre, les attentats les plus meurtriers de l'Histoire.
![]() |
| Le 12 octobre 2000, un attentat visant un navire militaire américain USS Cole dans le port d'Aden au Yémen tue 17 marins. |
Le corps d'Oussama Ben Laden immergé en mer
Le chef d'al-Qaida a été tué dimanche au Pakistan lors d'une opération commando des forces américaines.
Oussama Ben Laden a été tué, a annoncé Barack Obama lors d'une allocution depuis la Maison-Blanche vers 5h30, confirmant une information révélée peu avant par plusieurs médias américains. «Justice est faite», a commenté le président des États-Unis.Selon Barack Obama, le chef d'al-Qaida a été tué à Abbottabad, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Islamabad. Une zone que les services de renseignement américains surveillaient depuis le mois d'août dernier. «Il a fallu plusieurs mois pour remonter ce fil», a expliqué le chef de l'État américain.
«Et finalement, la semaine dernière, j'ai déterminé que nous avions suffisamment de renseignements pour agir, et ai autorisé une opération destinée à capturer Oussama Ben Laden et à le présenter devant la justice», a encore dit le président. Dimanche, «les États-Unis ont lancé une opération ciblée contre ce complexe». «Une petite équipe d'Américains l'a menée avec un courage et une habileté extraordinaires. Aucun Américain n'a été blessé», a indiqué Barack Obama. «Après un échange de coups de feu, ils ont tué Oussama Ben Laden et ont récupéré son corps», a dit le président, en rendant aussi hommage à l'aide du Pakistan
Comment les Américains ont tué Ben Laden
L'opération contre le complexe sécurisé où vivait le chef d'al-Qaida a duré moins de 40 minutes et a été menée par les forces spéciales de l'US Navy. Barack Obama s'était impliqué personnellement dans sa préparation depuis le 14 mars.
«Un grand nombre de commandos a encerclé le complexe (...) Tout à coup, des tirs ont éclaté en provenance du sol et en direction des hélicoptères. Il y a eu des échanges de tirs intenses», raconte un habitant. Au sol, des membres des Navy SEALs, l'unité d'élite de la Marine américaine. Dans le ciel, quatre hélicoptères. L'un des appareils aurait eu une panne technique, forçant tous les membres du commando à prendre place dans l'autre appareil utilisé pour cette opération. Officiellement, il n'y aurait eu aucun blessé dans les rangs américains. Un habitant a vu un appareil «chuter».
L'opération était coordonnée par la CIA, depuis le siège de l'organisation à Langley, en Virginie. Leon Panetta, directeur de l'organisme, a suivi l'attaque en temps réel.
Moins de 40 minutes plus tard, Oussama Ben Laden est mort. Lui et ses gardes ont résisté à l'assaut. Après des échanges de feu nourris, Ben Laden aurait été atteint d'une balle en pleine tête, selon un haut responsable américain. Dans la bataille, quatre autres personnes trouvent la mort : l'un des fils de Ben Laden, deux hommes -probablement des messagers-, et une femme qui servit de bouclier humain. Deux autres femmes ont été blessées.
Le corps du commanditaire des attentats du 11 septembre 2001 est emmené par le commando américain. Des prélèvements ADN ont été effectués afin de permettre une identification formelle. La dépouille mortelle a ensuite été immergée en haute mer selon les télévisions américaines.
Complexe localisé en août 2010
Les services de renseignement américains étaient sur une piste sérieuse quant à la localisation du chef d'al-Qaida depuis août 2010. «Il a fallu plusieurs mois pour remonter ce fil», a expliqué le président Barack Obama lors de son allocution à la télévision américaine. C'est le 14 mars dernier qu'Obama a tenu la première d'une série de cinq réunions avec ses conseillers, où les plans d'action ont été passés en revue et approuvés. «Et finalement, la semaine dernière, j'ai déterminé que nous avions suffisamment de renseignements pour agir, et ai autorisé une opération destinée à capturer Oussama Ben Laden et à le présenter devant la justice.» Selon un haut responsable américain, le feu vert a été donné vendredi dernier à 8h20 du matin par le président des Etats-Unis, lors d'une réunion à la Maison-Blanche avec son conseiller pour la sécurité nationale, Thomas Donilon, et son conseiller antiterroriste, John Brennan.Les forces américaines avaient fait le lien entre Ben Laden et un de ses messagers il y a six ans, selon un haut responsable américain. Ben Laden semblait lui faire une entière confiance. Son pseudonyme avait été révélé par des prisonniers de Guantanamo. Il faudra quatre ans aux services de renseignement américains avant de trouver son vrai patronyme, et encore deux ans pour savoir qu'il opérait au Pakistan. En août 2010, les services secrets américains finissent par trouver le complexe d'Abbottabad, où le messager et des frères d'armes vivaient.
«Lorsque nous avons vu ce complexe, nous avons été plus que surpris - ce complexe est réellement unique», a expliqué le haut responsable américain. Avec ses murs de 5 mètres de haut surmontés de barbelés, le complexe disposait de deux accès sécurisés. Le bâtiment principal, composé de trois étages, avait peu de fenêtres donnant vers l'extérieur, et une terrasse protégée des regards indiscrets grâce à un mur de deux mètres. Autre fait intriguant, le complexe ne disposait ni du téléphone, ni d'Internet. En outre, les habitants brûlaient eux-mêmes leurs déchets, au lieu de les faire collecter par les éboueurs. La propriété est estimée à près d'un million de dollars, et se situe dans une ville militaire abritant trois régiments de l'armée pakistanaise. Une académie militaire se situe à 700 mètres du complexe.
Pour les services de renseignement américains, il ne fait plus guère de doute que le complexe cache quelqu'un de très important. Plusieurs mois d'investigation seront encore nécessaires avant que les autorités américaines n'aient la certitude qu'il s'agit d'Oussama Ben Laden.
L'information restera confidentielle jusqu'au début de l'opération. Aucun pays étranger n'a été mis dans la confidence. Au sein du gouvernement américain, seul un petit groupe était au courant de l'opération à venir.
Comment les Américains ont tué Ben Laden
Ben Laden : près de dix ans de traque
CHRONOLOGIE - Depuis les attentats du 11-Septembre, le chef d'al-Qaida, recherché, narguait les puissances occidentales via des messages sonores et des vidéos.
11 septembre - Trois avions détournés s'écrasent sur des sites symboliques aux États-Unis, détruisant les tours du World Trade Center de New York et touchant le Pentagone à Washington tandis qu'un quatrième appareil tombe en Pennsylvanie. Près de 3 000 personnes périssent dans cette opération sans précédent. Dans une vidéo, Ben Laden déclare ensuite que la chute des tours a dépassé tous ses espoirs.
7 octobre - États-Unis et Grande-Bretagne amorcent la phase militaire d'une «guerre contre le terrorisme» en Afghanistan, où le régime des talibans héberge Ben Laden et son organisation al-Qaida.
6 décembre - Après d'intenses bombardements américains, les forces anti-talibans prennent la principale base de Ben Laden dans les montagnes de Tora Bora (est de l'Afghanistan) mais sans le débusquer.
26 décembre - Dans une vidéo diffusée par al-Jezira, Ben Laden annonce que les attentats du 11-Septembre avaient pour but de faire cesser le soutien de Washington à Israël.
2003
Janvier - Dans une interview publiée par l'hebdomadaire italien Panorama, le président pakistanais Pervez Musharraf rapporte que les services de renseignement croient à la mort de Ben Laden. «C'est une estimation, pas un fait prouvé», nuance-t-il.
2004
24 octobre - Dans une vidéo, le chef du réseau Al-Qaida intervient à quelques jours de la présidentielle américaine. Ben Laden accuse le président Bush de négligence le jour des attaques du 11 septembre 2001 et menace l'Amérique de nouveaux attentats.
2006
Janvier - Dans un message public, le 1er depuis plus d'un an, Ben Laden assure qu'il reste à la tête d'al-Qaida, mais sans dissiper les rumeurs sur la fragilité de son état de santé.
Septembre - «L'Amérique vous trouvera», lance Bush à Ben Laden.
2007
Septembre - Ben Laden publie sa première vidéo depuis près de trois ans après avoir teint en noir sa barbe grise. Il y réaffirme la vulnérabilité des États-Unis.
2008
2 avril - L'Egyptien Ayman al Zaouahri, numéro deux d'al-Qaida, déclare que Ben Laden est en bonne santé.
21 décembre - Dick Cheney, vice-président américain sortant, indique ne pas être sûr que Ben Laden soit encore vivant, dans une interview à la chaîne de télévision américaine Fox News Channel.
2009
3 juin - Dans un message audio, Ben Laden accuse Barack Obama d'avoir «semé les graines de la haine et de la vengeance» contre les États-Unis dans le monde musulman.
2010
24 janvier - La chaîne al-Jezira diffuse un message audio attribué à Ben Laden dans lequel celui-ci revendique l'attentat manqué contre l'avion de la compagnie américaine Northwest Airlines, le 25 décembre, et menace les États-Unis de nouvelles attaques. Dans ce bref enregistrement, le chef d'al-Qaida rend hommage au «héros» Umar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian qui a tenté de faire exploser l'avion effectuant un vol entre Amsterdam et Détroit.
Août - Les États-Unis localisent un messager de confiance de Ben Laden dans un complexe résidentiel situé à Abbottabad au Pakistan, selon The New York Times. Les troupes US décident de surveiller cette infrastructure qui serait susceptible d'abriter Ben Laden.
27 octobre - Dans un message audio, diffusé par Al-Jezira, Ben Laden exige que la France se retire d'Afghanistan et justifie les enlèvements de cinq Français travaillant pour Areva et la société Satom (Vinci), le 16 septembre 2010 au Niger. Il affirme également que les musulmans sont «en droit» de riposter par la violence à l'interdiction du voile intégral en France.
2011
21 janvier - Dans un enregistrement sonore, Ben Laden lie la libération des otages français au retrait de la France d'Afghanistan et avertit que les positions de Nicolas Sarkozy «coûteront cher» à la France.
14 mars - Barack Obama tient la première d'une série de cinq réunions avec ses conseillers pendant laquelle des plans d'action sont passés en revue et approuvés pour capturer le chef d'al-Qaida.
29 avril - Barack Obama donne son feu vert à une opération destinée à capturer Ben Laden.
Nuit du 1er au 2 mai - Les États-Unis tuent Oussama Ben Laden lors d'une intervention au Pakistan.
2 mai - Barack Obama annonce que Ben Laden a été tué dans une allocution depuis la Maison-Blanche. «Justice est faite», a déclaré le président des États-Unis.
U.S. forces kill elusive terror figure Osama bin Laden in Pakistan
DNA matching is under way on samples from the body of slain terrorist leader Osama Bin Laden, a U.S. government official told CNN on Monday.
There are photographs of the body with a gunshot wound to the side of the head that shows an individual who is not unrecognizable as bin Laden, the official said.
No decision has yet been made on whether to release the photographs and if so, when and how.
The mastermind of the worst terrorist attacks on American soil was killed by U.S. forces Monday in a mansion in Abbottabad, about 50 kilometers (31 miles) north of the Pakistani capital of Islamabad, U.S. officials said.
Four others in the compound also were killed. One of them was bin Laden's adult son, and another was a woman being used as a shield by a male combatant, the officials said.
Bin Laden's body was later buried at sea, an official said. Many Muslims adhere to the belief that bodies should be buried within one day.
The official did not release additional details about the burial, but said it was handled in keeping with Muslim customs.
The death of the founder and leader of al Qaeda comes almost 10 years after the September 11, 2001, attacks that killed about 3,000 people.
In an address to the nation Sunday night, U.S. President Barack Obama called bin Laden's death "the most significant achievement to date in our nation's effort to defeat al Qaeda." Washington is nine hours behind Pakistan.
"Today, at my direction, the United States launched a targeted operation against that compound in Abbottabad, Pakistan," Obama said. "A small team of Americans carried out the operation with extraordinary courage and capability. No Americans were harmed. They took care to avoid civilian casualties. After a firefight, they killed Osama bin Laden and took custody of his body."
A congressional source familiar with the operation said bin Laden was shot in the head.
The killing of bin Laden was the culmination of years of intelligence work and months of following a specific lead, senior U.S. administration officials said.
The key break involved one of the few couriers trusted by bin Laden, according to the officials. About two years ago, intelligence work identified where the courier and his brother lived and operated in Pakistan, and it took until August to find the compound in Abbottabad that was raided, they said.
According to the senior administration officials, intelligence work determined at the beginning of 2011 that bin Laden might be located at the compound.
Obama chaired five National Security Council meetings from mid-March until late April, with the last two on April 19 and April 28 -- last Thursday.
On Friday morning -- even as he visited Alabama's tornado-ravaged areas -- Obama gave the order for the mission, the officials said.
Senior Obama administration officials believe the compound was built five years ago for the specific purpose of hiding bin Laden. U.S. forces carried out several so-called "practice runs" in order to minimize casualties.
Footage that aired Monday on CNN affiliate GEO TV showed fire and smoke spewing from the compound where bin Laden was killed.
One resident in the city of Lahore said Monday she was stunned to hear bin Laden was in the country.
"But was it really him?" the woman said.
A senior national security official told CNN that officials had multiple confirmations that the body was bin Laden's, saying they had the "ability to run images of the body and the face."
A resident in Abbottabad, who did not want to be fully identified, said he was wary of making any personal statements or giving his reaction to the news. But he said the house where bin Laden allegedly was killed has been occupied by many people for the past five years.
Half a world away, the scene outside the White House was one of pure jubilation.
Hundreds reveled through the night, chanting "USA! USA!" Others chanted "Hey, hey, hey, goodbye!" in reference to the demise of bin Laden. Many also spontaneously sang the national anthem.
In New York, a cheering crowd gathered at ground zero -- the site where the twin towers of the World Trade Center stood before bin Laden's terrorist group flew two planes into the buildings on September 11, 2001. Strains of "God Bless America" could be heard intermittently trickling through the crowd.
One former New York firefighter -- forced to retire due to lung ailments suffered as a result of the dust from ground zero -- said he was there to let the 343 firefighters who died in the attacks know "they didn't die in vain."
"It's a war that I feel we just won," he said. "I'm down here to let them know that justice has been served."
Bob Gibson, a retired New York police officer, said the news of bin Laden's death gave him a sense of "closure."
"I never thought this night would come, that we would capture or kill bin Laden," he said. "And thank the Lord he has been eliminated."
The news also brought some relief to family members of those killed on 9/11.
"This is important news for us, and for the world," said Gordon Felt, president of Families of Flight 93, which crashed in a field in Shanksville, Pennsylvania, on 9/11. "It cannot ease our pain, or bring back our loved ones. It does bring a measure of comfort that the mastermind of the September 11th tragedy and the face of global terror can no longer spread his evil."
Bin Laden eluded capture for years, once reportedly slipping out of a training camp in Afghanistan just hours before a barrage of U.S. cruise missiles destroyed it.
He had been implicated in a series of deadly, high-profile attacks that had grown in their intensity and success during the 1990s. They included a deadly firefight with U.S. soldiers in Somalia in October 1993, the bombings of two U.S. embassies in East Africa that killed 224 in August 1998, and an attack on the USS Cole that killed 17 sailors in October 2000.
In his speech, Obama reiterated that the United States is not fighting Islam.
"I've made clear, just as President Bush did shortly after 9/11, that our war is not against Islam. Bin Laden was not a Muslim leader; he was a mass murderer of Muslims," Obama said.
The Council on American-Islamic Relations (CAIR), a Muslim civil rights and advocacy organization, welcomed the death of bin Laden.
"As we have stated repeatedly since the 9/11 terror attacks, bin Laden never represented Muslims or Islam. In fact, in addition to the killing of thousands of Americans, he and al Qaeda caused the deaths of countless Muslims worldwide," the statement said.
While the death of bin Laden "is a significant victory," the war on terrorism is not over, said Frances Fragos Townsend, former Homeland Security adviser to President George W. Bush.
"We've been fighting these fractured cells. We've seen the U.S. government, military and intelligence officials deployed around the world," Townsend said. "By no means are these other cells nearly as dangerous as he is, but we will continue to have to fight in chaotic places."
U.S. diplomatic facilities around the world were placed on high alert following the announcement of bin Laden's death, a senior U.S. official said, and the U.S. State Department issued a "worldwide caution" for Americans.
The travel alert warned of the "enhanced potential for anti-American violence given recent counter-terrorism activity in Pakistan." Some fear al Qaeda supporters may try to retaliate against U.S. citizens or U.S. institutions.
But for now, many Americans were soaking up the historic moment.
There are photographs of the body with a gunshot wound to the side of the head that shows an individual who is not unrecognizable as bin Laden, the official said.
No decision has yet been made on whether to release the photographs and if so, when and how.
The mastermind of the worst terrorist attacks on American soil was killed by U.S. forces Monday in a mansion in Abbottabad, about 50 kilometers (31 miles) north of the Pakistani capital of Islamabad, U.S. officials said.
Four others in the compound also were killed. One of them was bin Laden's adult son, and another was a woman being used as a shield by a male combatant, the officials said.
Bin Laden's body was later buried at sea, an official said. Many Muslims adhere to the belief that bodies should be buried within one day.
The official did not release additional details about the burial, but said it was handled in keeping with Muslim customs.
The death of the founder and leader of al Qaeda comes almost 10 years after the September 11, 2001, attacks that killed about 3,000 people.
In an address to the nation Sunday night, U.S. President Barack Obama called bin Laden's death "the most significant achievement to date in our nation's effort to defeat al Qaeda." Washington is nine hours behind Pakistan.
"Today, at my direction, the United States launched a targeted operation against that compound in Abbottabad, Pakistan," Obama said. "A small team of Americans carried out the operation with extraordinary courage and capability. No Americans were harmed. They took care to avoid civilian casualties. After a firefight, they killed Osama bin Laden and took custody of his body."
A congressional source familiar with the operation said bin Laden was shot in the head.
The killing of bin Laden was the culmination of years of intelligence work and months of following a specific lead, senior U.S. administration officials said.
The key break involved one of the few couriers trusted by bin Laden, according to the officials. About two years ago, intelligence work identified where the courier and his brother lived and operated in Pakistan, and it took until August to find the compound in Abbottabad that was raided, they said.
According to the senior administration officials, intelligence work determined at the beginning of 2011 that bin Laden might be located at the compound.
Obama chaired five National Security Council meetings from mid-March until late April, with the last two on April 19 and April 28 -- last Thursday.
On Friday morning -- even as he visited Alabama's tornado-ravaged areas -- Obama gave the order for the mission, the officials said.
Senior Obama administration officials believe the compound was built five years ago for the specific purpose of hiding bin Laden. U.S. forces carried out several so-called "practice runs" in order to minimize casualties.
Footage that aired Monday on CNN affiliate GEO TV showed fire and smoke spewing from the compound where bin Laden was killed.
One resident in the city of Lahore said Monday she was stunned to hear bin Laden was in the country.
"But was it really him?" the woman said.
A senior national security official told CNN that officials had multiple confirmations that the body was bin Laden's, saying they had the "ability to run images of the body and the face."
A resident in Abbottabad, who did not want to be fully identified, said he was wary of making any personal statements or giving his reaction to the news. But he said the house where bin Laden allegedly was killed has been occupied by many people for the past five years.
Half a world away, the scene outside the White House was one of pure jubilation.
Hundreds reveled through the night, chanting "USA! USA!" Others chanted "Hey, hey, hey, goodbye!" in reference to the demise of bin Laden. Many also spontaneously sang the national anthem.
In New York, a cheering crowd gathered at ground zero -- the site where the twin towers of the World Trade Center stood before bin Laden's terrorist group flew two planes into the buildings on September 11, 2001. Strains of "God Bless America" could be heard intermittently trickling through the crowd.
One former New York firefighter -- forced to retire due to lung ailments suffered as a result of the dust from ground zero -- said he was there to let the 343 firefighters who died in the attacks know "they didn't die in vain."
"It's a war that I feel we just won," he said. "I'm down here to let them know that justice has been served."
Bob Gibson, a retired New York police officer, said the news of bin Laden's death gave him a sense of "closure."
"I never thought this night would come, that we would capture or kill bin Laden," he said. "And thank the Lord he has been eliminated."
The news also brought some relief to family members of those killed on 9/11.
"This is important news for us, and for the world," said Gordon Felt, president of Families of Flight 93, which crashed in a field in Shanksville, Pennsylvania, on 9/11. "It cannot ease our pain, or bring back our loved ones. It does bring a measure of comfort that the mastermind of the September 11th tragedy and the face of global terror can no longer spread his evil."
Bin Laden eluded capture for years, once reportedly slipping out of a training camp in Afghanistan just hours before a barrage of U.S. cruise missiles destroyed it.
He had been implicated in a series of deadly, high-profile attacks that had grown in their intensity and success during the 1990s. They included a deadly firefight with U.S. soldiers in Somalia in October 1993, the bombings of two U.S. embassies in East Africa that killed 224 in August 1998, and an attack on the USS Cole that killed 17 sailors in October 2000.
In his speech, Obama reiterated that the United States is not fighting Islam.
"I've made clear, just as President Bush did shortly after 9/11, that our war is not against Islam. Bin Laden was not a Muslim leader; he was a mass murderer of Muslims," Obama said.
The Council on American-Islamic Relations (CAIR), a Muslim civil rights and advocacy organization, welcomed the death of bin Laden.
"As we have stated repeatedly since the 9/11 terror attacks, bin Laden never represented Muslims or Islam. In fact, in addition to the killing of thousands of Americans, he and al Qaeda caused the deaths of countless Muslims worldwide," the statement said.
While the death of bin Laden "is a significant victory," the war on terrorism is not over, said Frances Fragos Townsend, former Homeland Security adviser to President George W. Bush.
"We've been fighting these fractured cells. We've seen the U.S. government, military and intelligence officials deployed around the world," Townsend said. "By no means are these other cells nearly as dangerous as he is, but we will continue to have to fight in chaotic places."
U.S. diplomatic facilities around the world were placed on high alert following the announcement of bin Laden's death, a senior U.S. official said, and the U.S. State Department issued a "worldwide caution" for Americans.
The travel alert warned of the "enhanced potential for anti-American violence given recent counter-terrorism activity in Pakistan." Some fear al Qaeda supporters may try to retaliate against U.S. citizens or U.S. institutions.
But for now, many Americans were soaking up the historic moment.
"It's what the world needed," said Dustin Swensson, a military veteran Iraq and joined the revelers outside the White House. "(I'll) always remember where I was when the towers went down, and I'm always going to remember where I am now."
US forces kill Al Qaeda figurehead in firefight
US president Barack Obama has confirmed the United States has conducted an operation in which Al Qaeda leader Osama bin Laden was killed.
Mr Obama made the statement during an address broadcast around the world earlier this afternoon.
"The United States has conducted an operation that killed Osama bin Laden, the leader of Al Qaeda - a terrorist who is responsible for the murder of thousands of innocent men, women and children," he said.
Mr Obama said he was briefed last August on a lead that bin Laden was hiding inside "a compound deep inside Pakistan".
"Last week [it was] determined we had enough information to attack the compound," he said.
"Today at my direction, the United States launched a targeted operation against that compound in Abbottabad in Pakistan.
"A small team of Americans carried out the operation with extraordinary courage and capability. After a firefight, they killed Osama bin Laden and took custody of his body."
Bin Laden was reportedly identified by the assault force and shot in the head.
No Americans or civilians were injured during in the mission, Mr Obama said.
US officials said the operation that killed bin Laden lasted less than 40 minutes and also left three other men and a woman dead, including a son of the Al Qaeda chief.
Two of the men worked as couriers for bin Laden and the third was believed to be an adult son of bin Laden, the official said.
"One woman was killed when she was used as a shield by a male combatant. Two other women were injured," the official added.
US forces lost a helicopter in the operation due to "mechanical failure" and the chopper was destroyed by the Americans, the official said.
Other US officials said they were stunned when intelligence reports first revealed the elaborate security at the compound where bin Laden was hiding, with 12-18 foot high walls topped with barbed wire.
Early reports said bin Laden had been killed along with 20 other people.
"The death of bin Laden marks the most significant achievement to date in our effort to defeat Al Qaeda," Mr Obama said.
"Tonight is a testament to the greatness of our country... we are reminded that America can do whatever we set our minds to."
The 54-year-old Saudi had been the most wanted man in the world since 2001 when he helped orchestrate the September 11 terrorist attacks on New York and Washington.
"It was nearly 10 years ago that a bright September day was darkened by an attack on the American people," Mr Obama said.
"Nearly 3,000 citizens were taken from us, leaving a gaping hole in our hearts.
"We reaffirmed our ties to each other, our love of community and country.
"We were united as one American family.
"We were also united in our resolve to protect our nation... we went to war against Al Qaeda.
"The American people did not choose this fight. It came to our shores and started with the senseless slaughter of our citizens."
Mr Obama reaffirmed the US was not at war with Islam.
"Bin Laden was not a Muslim leader; he killed scores of Muslims."
Mr Obama said he had a message for the families of the victims of the September 11 attacks.
"We have never forgotten your loss nor wavered in our commitment to do whatever it takes to prevent further attacks on our shores," he said.
Officials say the US is ensuring bin Laden's body is being handled in accordance with Islamic practice and tradition.
The killing of bin Laden is a major accomplishment for Mr Obama and his national security team, fulfilling the goal once voiced by Mr Obama's predecessor, George W Bush, to bring bin Laden to justice.
Mr Bush, who was in office at the time of the September 11 attacks and famously said he wanted bin Laden dead or alive, said his death was a "momentous achievement".
"The fight against terror goes on, but tonight America has sent an unmistakable message: No matter how long it takes, justice will be done," Mr Bush said in a statement.
US soldiers and Afghan militia forces launched a large-scale assault on the Tora Bora mountains after the attacks in pursuit of bin Laden.
The trail quickly went cold after he disappeared and many intelligence officials believed he had been hiding in Pakistan.
While in hiding, bin Laden had taunted the West and advocated his militant Islamist views in videotapes spirited from his hideaway.
Besides September 11, the US has also linked bin Laden to a string of attacks, including the 1998 bombings of American embassies in Kenya and Tanzania and the 2000 bombing of the warship USS Cole in Yemen.
The death of bin Laden will raise huge questions about the future shape of Al Qaeda and also have steep implications for US security and foreign policy 10 years into a global anti-terror campaign.
It will also raise fears that the United States and its allies will face retaliation from supporters of bin Laden and other Islamic extremist groups.
Chants of "USA, USA" rang out from tourists outside the White House as reports of bin Laden's death sent an electric charge through Washington.
A large group of people gathered outside the fence of the presidential mansion sung the US national anthem and started shouting and cheering.
Despite the decade that has elapsed since the September 11 attacks, the event, one of the most traumatic in US history, still stirs raw emotions, and bin Laden's demise will be celebrated across the United States.
Mr Obama made the statement during an address broadcast around the world earlier this afternoon.
"The United States has conducted an operation that killed Osama bin Laden, the leader of Al Qaeda - a terrorist who is responsible for the murder of thousands of innocent men, women and children," he said.
- Al Qaeda leader killed in firefight
- US has custody of bin Laden's body
- Americans erupt in joyous celebration
- Obituary: Osama bin Laden
- Full coverage on ABC News 24
Mr Obama said he was briefed last August on a lead that bin Laden was hiding inside "a compound deep inside Pakistan".
"Last week [it was] determined we had enough information to attack the compound," he said.
"Today at my direction, the United States launched a targeted operation against that compound in Abbottabad in Pakistan.
"A small team of Americans carried out the operation with extraordinary courage and capability. After a firefight, they killed Osama bin Laden and took custody of his body."
Bin Laden was reportedly identified by the assault force and shot in the head.
No Americans or civilians were injured during in the mission, Mr Obama said.
US officials said the operation that killed bin Laden lasted less than 40 minutes and also left three other men and a woman dead, including a son of the Al Qaeda chief.
Two of the men worked as couriers for bin Laden and the third was believed to be an adult son of bin Laden, the official said.
"One woman was killed when she was used as a shield by a male combatant. Two other women were injured," the official added.
US forces lost a helicopter in the operation due to "mechanical failure" and the chopper was destroyed by the Americans, the official said.
Other US officials said they were stunned when intelligence reports first revealed the elaborate security at the compound where bin Laden was hiding, with 12-18 foot high walls topped with barbed wire.
Early reports said bin Laden had been killed along with 20 other people.
"The death of bin Laden marks the most significant achievement to date in our effort to defeat Al Qaeda," Mr Obama said.
"Tonight is a testament to the greatness of our country... we are reminded that America can do whatever we set our minds to."
The 54-year-old Saudi had been the most wanted man in the world since 2001 when he helped orchestrate the September 11 terrorist attacks on New York and Washington.
"It was nearly 10 years ago that a bright September day was darkened by an attack on the American people," Mr Obama said.
"Nearly 3,000 citizens were taken from us, leaving a gaping hole in our hearts.
"We reaffirmed our ties to each other, our love of community and country.
"We were united as one American family.
"We were also united in our resolve to protect our nation... we went to war against Al Qaeda.
"The American people did not choose this fight. It came to our shores and started with the senseless slaughter of our citizens."
Mr Obama reaffirmed the US was not at war with Islam.
"Bin Laden was not a Muslim leader; he killed scores of Muslims."
Mr Obama said he had a message for the families of the victims of the September 11 attacks.
"We have never forgotten your loss nor wavered in our commitment to do whatever it takes to prevent further attacks on our shores," he said.
Officials say the US is ensuring bin Laden's body is being handled in accordance with Islamic practice and tradition.
The killing of bin Laden is a major accomplishment for Mr Obama and his national security team, fulfilling the goal once voiced by Mr Obama's predecessor, George W Bush, to bring bin Laden to justice.
Mr Bush, who was in office at the time of the September 11 attacks and famously said he wanted bin Laden dead or alive, said his death was a "momentous achievement".
"The fight against terror goes on, but tonight America has sent an unmistakable message: No matter how long it takes, justice will be done," Mr Bush said in a statement.
US soldiers and Afghan militia forces launched a large-scale assault on the Tora Bora mountains after the attacks in pursuit of bin Laden.
The trail quickly went cold after he disappeared and many intelligence officials believed he had been hiding in Pakistan.
While in hiding, bin Laden had taunted the West and advocated his militant Islamist views in videotapes spirited from his hideaway.
Besides September 11, the US has also linked bin Laden to a string of attacks, including the 1998 bombings of American embassies in Kenya and Tanzania and the 2000 bombing of the warship USS Cole in Yemen.
The death of bin Laden will raise huge questions about the future shape of Al Qaeda and also have steep implications for US security and foreign policy 10 years into a global anti-terror campaign.
It will also raise fears that the United States and its allies will face retaliation from supporters of bin Laden and other Islamic extremist groups.
Chants of "USA, USA" rang out from tourists outside the White House as reports of bin Laden's death sent an electric charge through Washington.
A large group of people gathered outside the fence of the presidential mansion sung the US national anthem and started shouting and cheering.
Despite the decade that has elapsed since the September 11 attacks, the event, one of the most traumatic in US history, still stirs raw emotions, and bin Laden's demise will be celebrated across the United States.
Inscription à :
Articles (Atom)
























